Une journée à Briare

Une journée à Briare

Avant d’aller batifoler dans les vagues bretonnes (ou de chausser nos bottes de pluie et d’enfiler nos cirés…), nous profitons des vacances pour découvrir un peu plus notre région d’adoption. Dans un rayon d’environ une heure de route, il y a beaucoup de jolis endroits et c’est toujours un plaisir de s’y promener. La semaine dernière, c’est à Briare que nous avons passé une journée en famille. Petite ville du Loiret, Briare n’est plus dans notre région administrative, mais comme ce n’est qu’à une heure de route de la maison,  on ne va pas chipoter !

Briare, c’est au bord de la Loire et c’est super joli ! On y trouve un charmant pont-canal, un petit port de plaisance qui donne envie d’avoir un bateau, et une énorme manufacture d’émaux. A l’époque, l’usine fonctionnait à plein régime, véritable institution dans le domaine des petits carreaux de carrelage, des boutons et des perles. Nous avons d’ailleurs commencé la journée par une visite du musée de la mosaïque, sur les lieux de la manufacture. C’est un petit musée qui se visite en une petite heure, gratuit pour les enfants, et qui présente l’histoire de la manufacture, ainsi que de nombreuses oeuvres réalisées en mosaïque. Certaines sont vraiment très très jolies, mais les photos étant interdites, je ne peux rien vous montrer… En tout cas c’était chouette et les enfants ont bien aimé. Notons d’ailleurs que ce format de visite est particulièrement adapté à leur temps d’attention et de patience. Surtout que ce n’est pas un musée où l’on peut tripoter !

En sortant, nous avons été faire un tour au paradis des fanas de la mosaïque : la fameuse décharge d’émaux de Briare :

Même quand on sait à quoi s'attendre, c'est toujours déroutant de débarquer là-dedans !

Même quand on sait à quoi s’attendre, c’est toujours déroutant de débarquer là-dedans !

C’est dans cette zone située juste derrière la manufacture que tous les carreaux et boutons « ratés » étaient balancés, en sortie d’usine. Si une pièce était défectueuse, toute la plaque de fabrication était jetée. Et ce pendant des décennies… Ce sont ainsi des collines entières d’émaux qui se sont formées, sur un immense terrain naturel. Facilement accessibles, ces collines font maintenant le bonheur des adeptes de la mosaïque, qui viennent creuser à la recherche de petits carreaux. Si la surface est assez claire, en fouillant un peu on y trouve plein de trésors colorés. Bon, nous ne faisons pas (encore) de mosaïque, mais ça fait un moment que nous voulions aller voir cet endroit insolite. Nous étions avec les enfants donc nous n’avons pas pu rester longtemps (ils ont bien aimé ramasser des petits carreaux colorés, mais au bout d’un moment ça les aurait lassé, et comme c’est assez dangereux, ça demande une surveillance incompatible avec une fouille efficace !), mais nous y retournerons bientôt. Armés de petites pelles, de seaux et d’un pique-nique, en vue d’y passer plusieurs heures et de revenir chargés comme des bourriques !

Notre petite récolte

Notre petite récolte

Notre journée en famille s’est justement poursuivie par un pique-nique sur les bords de Loire, avant de vite rejoindre la voiture lorsque les premières gouttes de pluie ont commencé à tomber… Par chance, il s’est mis à pleuvoir juste quand nous avions fini de manger et de tout ranger, nous avons juste eu besoin de courir un peu pour nous mettre à l’abri. Vingt minutes plus tard le soleil est revenu et nous avons pu faire une bonne promenade au bord de l’eau, jusqu’au fameux pont-canal. Sur le chemin nous avons rencontré plusieurs familles de canards, avec d’adorables bébés canetons encore duveteux qui suivaient leurs mamans : mignonnerie garantie !

Le bateau qui traverse le pont est un spectacle qui plaît bien aux enfants.

Le bateau qui traverse le pont est un spectacle qui plaît bien aux enfants. (La photo n’est pas de moi, je n’avais plus de batterie à ce moment-là…)

Nous avons ensuite rejoint le centre ville de Briare et son joli petit port de plaisance, en faisant une petite pause rafraîchissante en terrasse. Les enfants étaient bien contents de leur journée, d’ailleurs Poussin m’affirmait le lendemain que ça avait été la plus belle journée de sa vie. Bon, ok, il exagère un peu, et surtout en ce moment il a tendance à enchaîner les « meilleures journées de sa vie », puisque c’est au moins la troisième qui a droit à ce titre depuis le début des vacances ! Belette aussi a bien aimé cette escapade : elle a eu du mal à quitter le pont-canal, qu’elle voulait voir et revoir et re-revoir, et surtout, sur le trajet du retour elle s’est endormie en même pas 10 minutes. Et ça, c’est LE signe d’une belle journée !
N’hésitez vraiment pas à vous arrêter à Briare si vous passez dans le coin, c’est vraiment chouette !

Assistante Maternelle, mode d’emploi

Assistante Maternelle, mode d’emploi

S’il y a bien un sujet qui angoisse les futurs parents, c’est celui du mode de garde ! Dans mon petit coin de Bourgogne, le choix de la collectivité ne se pose que très rarement, puisque les crèches se font particulièrement rares en milieu rural. Les bébés qui ne sont pas gardés à la maison ou chez des proches sont ainsi accueillis par des assistantes maternelles. Un mode de garde qui a l’avantage de proposer un cadre familial aux tout-petits, de permettre une gestion des horaires assez souple, et de créer des liens souvent forts entre le bébé, sa nounou et ses parents.

Oui, mais la nounou, on fait comment pour la choisir ? Comment savoir si cette dame, là, que je vois pour la première fois, saura s’occuper de mon tout-petit que j’aime fort et que j’angoisse déjà de laisser toute la journée ? Comment deviner si cette sympathique nourrice sera toujours aussi gentille et patiente quand l’amour de ma vie sera en plein terrible two et se roulera par terre environ 27 fois par jour ?

BébésTapis

C’est certain, recruter une assistante maternelle n’est pas une mince affaire. Nous ne sommes pas tous à l’aise avec cette idée de recrutement ni avec le statut d’employeur qui l’accompagne. Notons également la difficulté de se projeter alors que notre bébé est parfois encore au chaud dans notre ventre, et l’angoisse de la séparation à venir.
Je vais mettre ici de côté tout l’aspect administratif pour me concentrer essentiellement sur le recrutement en lui-même. Vous trouverez toutes les informations pratiques auprès de votre CAF ou grâce aux fiches conseil d’un site spécialisé. Je vous conseille par exemple ce dossier sur le contrat de travail des assistantes maternelles.

La PMI, le RAM ou même votre mairie vous seront également utiles pour obtenir la liste des assistantes maternelles de votre secteur géographique. Sans oublier le bouche à oreille et les recommandations de vos proches. Un petit détail qui a son importance : avant d’entamer votre recherche, réfléchissez à vos attentes et discutez-en en couple. Mettez-vous d’accord sur ce que vous attendez de votre future nounou, sa façon d’aborder l’éducation (et la votre, au passage, surtout s’il s’agit d’un premier enfant), l’environnement dans lequel vous souhaitez voir évoluer votre bébé, etc. Cela vous aidera à lister les questions que vous poserez ensuite lors des premiers entretiens avec les assistantes maternelles. Sans être non plus complètement psychorigide, vous aurez ainsi une idée des points non négociables et des sujets qui vous tiennent à coeur, de ce qui vous paraît indispensable ou au contraire secondaire.

Un premier contact téléphonique vous permettra ensuite d’effectuer une pré-sélection, en fonction des disponibilités des nourrices et des critères objectifs concernant la logistique, les horaires, etc. Vous pourrez alors rencontrer chaque candidate à son domicile, ce qui vous donnera déjà un bon aperçu de sa façon de travailler et du cadre dans lequel votre bébé sera amené à évoluer. C’est là que vous verrez si le courant passe avec l’assistante maternelle, et que vous pourrez lui poser toutes vos questions. Elle vous parlera également de ses habitudes, des autres enfants dont elle s’occupe déjà peut-être, et pourra vous détailler sa journée-type. A son tour elle pourra vous interroger sur vos attentes et s’intéresser à votre (futur) bébé. Comme vous, la future nounou a tout intérêt à se sentir en confiance et à s’assurer que vous vous entendrez bien. J’ai tendance à penser que sa façon de s’intéresser à votre famille sera justement ce qui pourra le mieux orienter votre choix. Encore mieux, si votre bébé est déjà né, vous verrez tout de suite si ça « collera » entre elle et lui ! N’hésitez pas à programmer plusieurs rencontres avant de valider définitivement votre décision.

A chaque étape du recrutement, mais aussi une fois la garde commencée, le dialogue sera toujours à privilégier. Si c’est primordial pour vous et votre enfant, ça l’est tout autant pour l’assistante maternelle. Toutes celles que j’ai pu rencontrer sont unanimes pour affirmer que la prévention des conflits passe avant tout par une bonne communication. Ce qui est de toute façon valable dans toutes les circonstances, et avec tout le monde !
Au-delà de ces conseils de bon sens, en cas de difficulté ou de doute, des sites comme Objectif Assistante Maternelle peuvent vous apporter une mine de conseils et répondre à toutes vos questions en ce qui concerne l’administratif et/ou le relationnel.

                                                                                                                                                                   Article sponsorisé

Déjà juillet !

Déjà juillet !

J’avais commencé un billet… il y a au moins trois semaines… et puis comme souvent, je suis passée à autre chose, parce que finalement ce n’est pas si évident de trouver le temps, l’inspiration, l’envie, tout ça au même moment ! Nous voilà maintenant presque en vacances, et j’ai bien envie de profiter de ma dernière journée de calme pour écrire.

Normalement, je vais profiter de ces deux mois de vacances avec les enfants, puisque moi aussi je fais une grande pause estivale ! J’ai mis fin à  mon exploitation ma contribution auprès de la presse locale, un boulot certes passionnant mais pas non plus au point de sacrifier une partie de mes week-ends, tout ça pour une rémunération ridicule. Bref, me voici libérééée, délivrééeee, comme dirait l’autre ! Sauf si j’ai d’autres propositions de boulot plus intéressantes d’ici là, évidemment.

Je l’évoquais dans mon précédent billet, après quelques mois hyper stressants, cela fait environ un mois que nous avons retrouvé une certaine sérénité. Bon, il reste quelques zones de stress pour ce pauvre Papa-des-Champs qui travaille beaucoup en ce moment, mais d’une c’est toujours mieux que de ne pas avoir de travail du tout, et de deux il devrait vite trouver son rythme de croisière. On espère.
En parlant de Papa-des-Champs, j’ai plutôt bien réussi mes deux semaines en solo, début juin. D’accord,  il y a bien un matin où nous avons complètement oublié de prendre les cartables en allant l’école… Mais c’était  même pas grave ,parce que ce matin-là les enfants répétaient leur spectacle de fin d’année et n’avaient pas besoin de leurs affaires. Je n’ai donc pas eu besoin de faire un aller-retour pour aller récupérer les sacs à la maison, ce qui m’arrangeait bien.

En juin, et malgré une météo très moyenne, nous avons  profité de pas mal de bons moments. J’ai accompagné une sortie scolaire où les gamins se sont vraiment amusés, nous avons pris notre premier petit déjeuner de l’année dans le jardin, les enfants ont fait un chouette spectacle de fin d’année (avec une Belette et un Poussin super à l’aise sur scène), nous avons ramassé de jolis bouquets dans le jardin, et nous avons improvisé un goûter dans le lavoir à l’écart du hameau.

Lavoir

Les enfants adorent ces petites virées, et même à 500 mètres de la maison ils ont l’impression de partir à l’aventure, notamment parce qu’ils sont tout fiers de suivre le marquage du Chemin de Compostelle. L’autre jour nous avons d’ailleurs trouvé des petits mots de pèlerins dans le lavoirs, écrits pour saluer le bon état de notre lavoir et son entretien. La classe !

Il y a aussi eu les fraises du jardin qu’on a croquées comme ça après les avoir juste rincées, ou qu’on a pris le temps de transformer en tartes, les glaces qui barbouillent le museau de Belette et qui cradent bien les serviettes de table, les vêtements d’été que j’ai cousus et ma foi plutôt pas mal réussis, les sandales toutes neuves qu’ils veulent mettre même s’il pleut, et plein d’autres petits plaisirs de saison. Pour Poussin, il y a aussi le plaisir de passer en CE1 à la rentrée, avec sa meilleure copine. Ces deux-là se suivent depuis la toute petite section et sautent une classe en même temps, toujours comme cul et chemise ! Toute petite école oblige (une classe de maternelle + CP, l’autre pour les primaires), ils ont commencé à s’installer dans la « classe des grands » et ont déjà préparé leurs cahiers pour septembre. Quelque chose me dit que si Poussin est content d’être en vacances, il sera tout aussi heureux quand la rentrée arrivera ! Le week-end dernier, au détour d’un vide-maison chez des voisins nous avons même trouvé un chouette bureau qui a très vite trouvé sa place dans sa chambre. Un achat totalement imprévu mais qui tombe finalement très bien. J’adore ce genre de meubles anciens qui ont une histoire, d’ailleurs nous avons aussi acheté à nos futurs ex-voisins LE petit meuble d’appoint qui manquait à notre cuisine. Une ancienne glacière de boucher en bois, que je vous montrerai une autre fois.

Bureau

Nous ne partirons qu’au mois d’août, mais avant de retrouver la Bretagne, les galettes au sarrasin et l’odeur de l’océan, nous comptons bien profiter des vacances dans notre petit coin de campagne. Pas de programme bien défini pour le moment, mais plutôt des idées en vrac à picorer au jour le jour. L’objectif principal de ces vacances sera de nous faire plaisir, en prenant notre temps et en savourant chaque petit plaisir du quotidien.

Fleurs

Douceur et sérénité

Douceur et sérénité

Cette fin de semaine ressemble un peu à des vacances, ou alors à un grand pont, et c’est fou ce que ça fait du bien ! Les enfants sont à l’école, bien sûr, mais nous, les parents, profitons de trois jours de repos. Il nous reste quelques coups de fil pro à passer et quelques mails à envoyer, mais pour la première fois depuis des lustres nous profitons de grands moments de calme en journée, juste nous deux. Hier nous avons même laissé les enfants à la cantine, juste pour le plaisir de déjeuner en amoureux à la maison, et nous n’avons même pas culpabilisé ! Il faut dire aussi que les enfants adorent manger à la cantine de temps en temps, et qu’hier midi il y avait des lasagnes au menu. Des lasagnes de cantine, certes, mais ils ont eu l’air d’apprécier.

enfantschamps

On a bien essayé de les perdre dans les champs, mais ils ont réussi à trouver la sortie :-)

Mine de rien, ces quelques jours de pause sont amplement mérités. Depuis quelques mois, et surtout ces dernières semaines, nous avons eu à subir une dose de stress plutôt élevée. Principalement des histoires de boulot, mais avec en plus quelques petites inquiétudes diverses et variées histoire de pimenter un peu le tout. Par exemple, notre crédit-auto qui a mis des semaines à se débloquer, et notre inquiétude de ne pas recevoir les fonds à temps… Pour apprendre finalement que la banque avait juste oublié de traiter notre dossier ! Heureusement ils ont rapidement réparé leur erreur et on a tout reçu dans les temps pour aller récupérer notre voiture. N’empêche que j’ai passé de longs moments au téléphone et que leur putain de charmante musique d’attente s’est imprimée à tout jamais dans mon cerveau…

Bref, en début de semaine nous avons eu toutes les réponses que nous attendions, des bonnes nouvelles, et une seule journée à mis fin à cinq mois de stress. Les choses s’enchaînant plutôt bien, j’avais une fin de semaine très light, et Papa-des-Champs a trois jours de battement avant de commencer un nouveau boulot. Il va ensuite enchaîner avec deux fois une semaine à Paris pour ce nouveau travail, donc vraiment, ces trois journées de repos sont un petit miracle à savourer. La perspective de deux semaines (heureusement il reviendra le week-end) seule avec les enfants ne m’inquiète pas spécialement, mais ne me réjouit pas vraiment non plus.

Tout ça nous incite à profiter encore plus de nos trois jours off, et du week-end à venir.  Mercredi et jeudi après-midi, nous avons passé beaucoup de temps dehors avec les enfants, sous un beau soleil. Nous avons glandé sur des transats, mais aussi joué au tennis, fait une promenade, goûté dans le jardin, pris un apéro sous les derniers rayons du soleil… De vrais moments de vacances !
Nous avons aussi, et ça c’est totalement fou, fait une vraie sieste pendant que les enfants étaient à l’école. Dormir une heure dans notre lit en début d’après-midi, le truc qui n’était pas arrivé depuis des années et qui fait tellement de bien !

tennisjardin

Définitivement, l’herbe c’est pas terrible pour le tennis !

Si je dois travailler un peu à l’extérieur samedi après-midi, le reste du week-end devrait malgré tout conserver son parfum de vacances. Prendre du temps pour nous, loin de toute contrainte, sera l’objectif principal de ces deux jours en famille. Sans oublier de se faire de grosses réserves de Papa-des-Champs avant de le laisser partir pour cinq jours. D’ailleurs, je le kidnappe déjà samedi soir pour un petit dîner d’amoureux dans notre petit resto du coin préféré !