La liste qui n’en était pas vraiment une

La liste qui n’en était pas vraiment une

Il y a tout ce qu’on peut anticiper en devenant parent. Le bon comme le moins bon. Le tsunami de tendresse au moment de la naissance, et les nuits pourries avant même de quitter la maternité. La joie et la fierté la première fois qu’ils marchent ou qu’ils arrivent à écrire leur prénom, et les changements de draps à 2 heures du mat’ parce que le pipi ou le vomito sont arrivés trop vite.

Et puis il y a tout ce qu’on ne soupçonnait pas et qu’on découvre jours après jour, année après année. Des détails. Du pas grand chose qu’on ne note pas sur le joli carnet où l’on s’était promis de consigner toutes les étapes importantes (et qu’on n’a même pas réussi à tenir 18 mois !) mais qui rendent le quotidien tellement plus joli, tellement plus léger.

Ce que j’aime encore plus, c’est que ces petits détails de tous les jours sont différents d’une famille à l’autre, et qu’ils évoluent avec le temps. Comme ils changent sans arrêt, parfois j’aime bien m’arrêter cinq minutes pour y penser, juste comme ça, furtivement. Ce n’est pas pour le plaisir de les collectionner, non, c’est seulement pour regarder ce qui me rend heureuse, juste là en ce moment :

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Raconter des histoires en prenant des voix bizarres.

Ecrire des mots doux, des mots rigolos ou des messages dingos sur le tableau blanc du salon.

Belette qui passe ses bras autour de mon cou le soir pendant le câlin du dodo.

Les faire marrer en changeant les paroles des chansons.

Le sourire de Poussin quand j’arrive à l’école juste quand il en sort, mode mega-synchro !

Découvrir un dessin ou un petit mot sur notre lit quand on va se coucher.

Mettre de la musique très fort et brailler tous les trois dans la voiture le vendredi matin.

Faire les devoirs en s’entraînant avec des phrases qui font rire, conjuguer des verbes cradingues.

Les bisous juste après la douche, quand ils ont le museau encore un peu mouillé.

Belette qui vient prendre son petit déjeuner les bras chargés de doudous et les cheveux dans les yeux.

Compter les tracteurs sur la route (le record : quatre  dans la même rue un matin).

Lire des Tom-Tom et Nana avec Poussin, une case chacun à tour de rôle.

Les câlins au lit le dimanche matin, en respirant leurs cheveux toujours aussi doux.

Les « oups » de Belette, chaque fois qu’elle oublie, fait tomber ou salit quelque chose.

Faire des grimaces quand ils regardent ailleurs, et les voir se bidonner quand ils me découvrent.

Et tout ce que j’oublie…

Certains deviendront des souvenirs et les enfants les raconteront peut-être à leurs enfants, un jour. D’autres disparaîtront certainement, et ce ne sera pas très grave parce qu’ils auront quand même rempli leur rôle, celui de nous avoir fait plaisir sur le moment, et c’est déjà bien suffisant !

Les petits riens de l’automne

Les petits riens de l’automne

L’été s’est terminé, l’automne s’est installé… et moi je n’ai rien écrit du tout. Enfin si, mais pas ici. Oups.
Puisqu’il est un peu tard pour vous parler de notre été, de la rentrée, et du mois de septembre qui a filé bien trop vite, on va faire comme si on ne s’était jamais quitté et tout reprendre comme si de rien n’était.

L’automne, donc, est ma saison préférée. J’aime le froid qui revient, le poêle qu’on rallume, le temps qu’on passe ensemble, au chaud, à la maison. J’aime aussi les journées d’octobre où il fait encore bon et les moments passés dehors sans avoir ni trop chaud ni trop froid. La lumière d’un soleil d’automne en fin de journée aussi, je la trouve jolie. Et puis je dois être un peu ravagée, mais j’adore les jours qui raccourcissent et la nuit qui tombe vite ! Mais  attention, essentiellement après le changement d’heure, quand l’automne est bien là. En août et en septembre ça m’amuse moins, surtout parce que ça veut dire qu’une fois les enfants couchés on ne peut plus traîner dans le jardin et boire notre dernier café en scrutant les chevreuils qui sortent des bois. Bref !

Nous aimons vivre au rythme des saisons. Ça fait partie des trucs chouettes de la campagne, les saisons très marquées. Ces temps-ci, donc, nous vivons automne.

On commence à apercevoir les colonies d’oies sauvages qui partent vers le sud, on se fait offrir des kilos de châtaignes qu’on fait griller ou dont on fait de la crème, on se remet à cuisiner des soupes. Après des mois passés en extérieur, on réinvestit le « dedans ». On ramasse des noix et on trouve des recettes pour les utiliser (pour le moment une tarte miel-noix trop sucrée et une espèce de pain noix et comté un peu trop plat que les enfants n’ont pas aimé, que j’ai trouvé bof, que Papa-des-Champs a adoré mais qu’il n’a pas voulu apporter au travail pour en faire profiter ses collègues…). On essaiera de faire mieux la prochaine fois ! Ça tombe bien, il nous reste environ 1/2 tonne de noix !

Un peu plus tôt dans la saison, on a aussi ramassé des feuilles mortes avec les enfants. On a admiré leurs jolies couleurs et Belette les a apportées à l’école, sur suggestion de sa maîtresse. Un jour que j’étais garée sous un marronnier j’ai aussi embarqué une tige tombée par terre, avec les marrons encore dans les bogues. J’ai mis tout ça dans ma voiture pour les montrer aux enfants, et voir ensemble les bogues s’ouvrir un peu plus chaque jour. Quand c’était bien ouvert j’ai balancé les tiges et les bogues qui commençaient à faire la tronche, mais gardé les marrons. Posés sur le tableau de bord, ils passent leur temps à s’entrechoquer et à glisser à droite, puis à gauche… en me tapant légèrement sur le système… si bien qu’à chaque virage je me promets de les balancer eux aussi. J’y pense et puis j’oublie.

Enfin, on bidouille des trucs, comme par exemple des petits renards en carton, ou des petits chats, on fait des parties de petits chevaux ou de time’s up, on lit des livres blottis sous un plaid. Ou encore on va aux champignons et on revient avec un panier vide. Ou plus exactement avec un cèpe à moitié bouffé par les limaces, des galles de chêne rigolotes et des pantalons craspouilles. Mais c’est chouette quand même !

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Normalement, l’automne c’est aussi le moment de notre week-end en amoureux annuel qui-fait-un-bien-fou, mais cette année nous avons choisi de le décaler. Ce sera à Copenhague, et ce sera au mois de mai ! D’une en raison du climat danois, plus agréable au printemps qu’en novembre, et de deux parce que nous avions déjà un séjour prévu pendant les vacances de la Toussaint. Quatre jours en famille dans un grand gîte pas très loin de Chinon, avec des tas de gens qu’on aime et qu’on ne voit pas assez souvent. On l’avait déjà fait il y a un an et demi en version printemps (j’en parlais ici), et on avait déjà beaucoup aimé. Cette année encore on a (trop) bien mangé, (trop) bien bu, et bien rigolé (on ne rigole jamais trop !). Et chanté aussi. Pas moi, parce que le chant et moi ça fait 36, mais certains se sont bien fait plaisir ;) Poussin a appris de nouvelles chansons (le voir lire les paroles en anglais c’est excellent !) et passé un super moment avec sa mamie et son amoureux, et Papa-des-Champs nous a montré qu’il était toujours aussi balaise avec une guitare. Il faudrait qu’il joue plus souvent !

De ces quatre jours nous avons aussi rapporté un rhume. Tellement de saison, ça aussi, le rhume ! C’est un cadeau de notre adorable petit neveu de tout juste an, alors évidemment ça ne se refuse pas… Il l’a offert à plusieurs membres de la famille, parce qu’en plus d’avoir un sourire à tomber ce petit garçon est super généreux ! Chez nous c’est le papa qui a été touché en premier, puis le Poussin, et depuis quelques jours c’est moi. J’en suis à la phase nez qui coule et gorge qui tousse, c’est charmant ! Et comme d’habitude, Belette la warrior n’a pas le moindre petit signe de maladie. Cette gosse résiste à tout, décidément !

Bon, l’automne à la campagne c’est aussi les chasseurs qui ré-investissent les bois, la boue qui s’accroche à nos chaussures dès qu’on met un pied dehors, la voiture qui prend une vilaine couleur marronnasse pour quelques mois, et la brume qui fait qu’on ne voit rien en descendant de notre colline le matin. Le plus marrant c’est quand nous avons la brume ET le soleil en pleine face ET la condensation sur le pare-brise… et qu’on avance à l’aveugle en espérant ne pas croiser un chevreuil ! Notez que je ne parle pas de croiser une autre voiture, tout simplement parce qu’elles se font plus rares que les chevreuils par chez nous.

Mais de tout cela on s’en moque, parce qu’on a décidé de se concentrer sur le joli, l’agréable et le tout doux !
Non mais !

 

Et toi, tu voudrais faire quoi quand tu seras grand.e ?

Et toi, tu voudrais faire quoi quand tu seras grand.e ?

Moi, personnellement, j’en sais encore trop rien… Et quand j’étais petite non plus, d’ailleurs. Au tout début j’ai voulu être coiffeuse mais j’ai vite abandonné l’idée. Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire plus tard, et j’ai donc toujours détesté qu’on me pose la question. Surtout après quelques années de fac, quand il fallut faire un vrai choix, alors que ma seule ambition était de continuer à lire des bouquins, écouter des profs passionnés, fumer des clopes devant la fac, boire des cafés jusqu’à 18 heures et enchaîner avec des verres de blanc, le tout en faisant des paris stupides avec ma meilleure copine. Ça a été tellement difficile de prendre une décision que je n’ai pas cessé de changer d’avis depuis. Et je ne suis pas sûre de répondre un jour sérieusement à la question.

Et je me garde bien de la poser à mes enfants. Ils feront bien ce qu’ils voudront. Pourtant, même si on ne leur demande rien, ils ont déjà plein de rêves plein la tête, et des idées bouillonnantes. Parfois il leur arrive aussi d’être super réalistes, voire complètement terre à terre. Même que des fois, ils sont tout ça à la fois !

D’où le rêve number 1 de Poussin : devenir astronaute ! Un projet de longue date, mais qui s’est évidemment largement amplifié ces derniers mois puisque son rêve s’est personnifié : «  ChateaubriandThomas Pesquet ou rien ! ». Par contre attention, Poussin ne veut pas partir n’importe comment dans l’espace. Il a pensé à tout. Déjà, il ne veut pas que ce soit trop long : quand son père lui a dit que lorsqu’il aura l’âge d’être astronaute il y aura certainement des missions sur Mars, Poussin a tiqué sur la durée du voyage (trois ans juste pour y aller, trois ans pour revenir, plus le temps sur place, c’est vrai que ça fait beaucoup..). Il se contentera donc de la lune ou de l’ISS. Et puis pas trop tard, parce que Poussin veut avoir un bébé, et qu’il ne veut pas laisser ce bébé trop longtemps sans lui. Donc ce sera d’abord le voyage, et ensuite le bébé. Un seul bébé, d’ailleurs, parce que deux c’est un peu fatiguant (non mais même déjà un, c’était fatiguant, mon cœur…).
Et si ça ne se fait pas, son deuxième choix c’est inventeur. Par exemple inventeur d’une table qui aspirerait automatiquement les miettes au fur et à mesure. Genre une table avec un trou pour laisser passer un tuyau d’aspirateur… Pas con ! A ce propos j’aimerais bien qu’il me fasse un prototype rapidement, parce que je connais un petit garçon qui bat quotidiennement le record du monde de miettage de table, j’ai donc largement de quoi faire des tests en situation.
Sinon, ce sera architecte. Pour construire une maison à côté de la nôtre (ce gosse on aurait du l’appeler Tanguy !).
Mais bon, je pense que ça changera encore d’ici quelques mois. Parce que l’année dernière, à part astronaute il voulait être pizzaïolo ou chocolatier au Japon. Poussin aime les pizzas, le chocolat et le Japon, alors forcément…

Chez Belette c’est encore plus pragmatique. Elle pense à tout, et a des idées particulièrement arrêtées. Son proJEETTTT  (oups, pardon, je n’en ai pas encore totalement fini avec ça !), bref, son truc à elle c’est maîtresse. Notons au passage qu’elle surkiffe absolument la sienne, qui a de trop beaux cheveux, qui est trop gentille et qui est devenu LE modèle de Belette. « Maîtresse elle a dit que », « Maîtresse les C elle les fait pas comme toi », « Avec Maîtresse on a fait ça »… et ça vingt-cinq fois par jour.  Heureusement que j’aime bien Maîtresse moi aussi !
Je ne sais pas si Maîtresse fait du pain elle-même (pour le coup j’espère qu’elle se débrouille mieux que moi, parce que les miens ressemblent assez à des briques…), mais pendant un moment Belette voulait devenir boulangère et maîtresse. En même temps, si si. Bon, finalement elle a réalisé que ça ferait beaucoup de boulot (tu m’étonnes !) et qu’en plus pour être boulangère il fallait se lever très tôt, ce qui n’est  pas compatible avec les lubies de ma fille, qui est persuadée d’être une marmotte. (On ne doit pas avoir la même définition de la marmotte…). « Une marmotte comme Tata » (ta réputation est faite, Tata !).
Belette nous a également précisé qu’elle serait maîtresse mais uniquement en maternelle, « parce que pour les grands je ne sais pas quoi leur faire faire, je connais pas les multiplications et tout ». Du coup le choc a été un peu rude quand elle a appris que même pour enseigner en maternelle il fallait savoir plein de choses et aller à l’école encore très longtemps… Si bien qu’elle s’est demandé si coiffeuse ce ne serait pas mieux ! (C’te feignasse !) Là c’est Poussin qui est intervenu, avec un argument de poids : « Bah coiffeuse c’est pas mieux parce que tu devras coiffer des vieilles et toucher les cheveux sales des gens ». Dit comme ça c’est sûr que ça fait pas tellement envie. Alors finalement Belette a changé d’avis. Entre les cheveux des vieilles et les enfants qui peuvent avoir des poux, elle a choisi les enfants.
Mais peut-être aussi qu’elle sera acrobate. Parce qu’elle a adoré préparer son spectacle de fin d’année sur le thème du cirque, et en plus Maîtresse a montré une vidéo trop bien avec des trapézistes.
Mais au fait, il y a vraiment besoin de connaître les tables de multiplication pour être acrobate ? Et sinon y’a moyen de faire la grasse mat’ quand on travaille dans un cirque ?

Pirate ou pom-pom girl c’est bien aussi, sinon…

Il, Elle, On grandit !

Il, Elle, On grandit !

Ils grandissent. Tout le temps, sans arrêt ! Les années passent et ils n’en finissent pas de grandir !
Je pensais que ça se tasserait avec le temps, que le rythme ralentirait un peu, que ça irait moins vite que quand ils étaient bébés… mais non !

Leurs pantalons finissent toujours par leur remonter sur les chevilles, leurs manches se raccourcissent (ah ben non, en fait, ce sont leurs bras qui s’allongent !), et si on ne réagit pas assez vite, ce sont leurs nombrils qui dépassent immanquablement de leurs t-shirts.
Et ça ne s’arrête pas là ! Dans leurs petites têtes aussi ils grandissent (têtes plus si petites que ça d’ailleurs, si on en juge par les bonnets qu’on n’arrive jamais à garder bien longtemps).

Belette a déjà cinq ans, et dépasse d’une bonne tête tous ses petits camarades du même âge. Le jour de la rentrée, la nouvelle maîtresse lui a demandé si elle était en grande section ou en CP… loupé, Belette entrait en moyenne section ! Et son envie d’apprendre grandit en même temps qu’elle. C’est ainsi qu’elle est « entrée dans la lecture », comme on dit. Toute seule, cet automne. J’ai découvert ça par hasard, alors qu’elle jouait avec son frère et qu’elle lisait parfaitement des syllabes écrites au tableau. Depuis, elle ne s’arrête plus. A force de lire tout ce qui lui tombe sous la main, elle sait lire presque couramment. D’ailleurs, plus tard, comme métier, elle veut faire lectrice ! Une idéaliste, ma fille ! Et elle écrit, aussi. En s’appliquant, parce que c’est comme ça que fait Belette, pour tout. Elle s’applique, elle prend le temps de faire les choses parfaitement, elle se concentre et elle persévère. Elle passe des heures à installer ses jouets dans la position exacte qu’elle a en tête. Méthodique, appliquée, elle passe des heures à coller des petits autocollants pour faire de la mosaïque, à monter des Lego ou à colorier sans déborder, et elle ne s’arrête que lorsqu’elle a terminé.
Autonome, déterminée, rigolote (certaines de ses grimaces arrivent à me faire pouffer même quand je suis passablement agacée), toute douce. Belette est tout ça à la fois, et même si ça me donne parfois le tournis de la voir grandir si vite, c’est si bon de la voir s’épanouir un peu plus chaque jour !

Dans le genre « je grandis et bientôt je vous dépasserai tous de deux têtes », j’appelle maintenant le Poussin. Sept ans, des dents définitives qui poussent, poussent, poussent et qui lui feront bientôt un vrai visage de grand, et une imagination sans limites. Poussin invente, bidouille, démonte tout un tas d’objets pour voir comment ils sont faits dedans (la preuve ultime qu’il est bien le fils de son père !), et pose mille questions à la minute. Ce gosse s’intéresse à tout, et chaque jour lui offre de nouvelles découvertes. Quand il n’est pas occupé à imaginer le trajet qu’il pourrait prendre pour faire le tour du monde en passant par le Kazakhstan, Saint-Malo et le Japon, il nous demande comment on peut inscrire de la musique sur un CD. Ou comment c’était avant le Big Bang. En classe, quand il a dix minutes devant lui parce qu’il a terminé son travail rapidement, il fabrique des bidules avec du papier, trois tonnes de colle et quelques trombones. Hier, mon fils a par exemple débarqué dans le hall de l’école avec… un terrier à doudous ! Un brin encombrant, certes, mais ça il s’en fout Poussin. Scientifique, sensible, curieux et poète. Une tornade bouillonnante qui finit toujours par venir se blottir contre moi, un doudou à la main et les yeux plein d’amour.
Le reste du temps, il lit. Quatre fois le même bouquin, parfois. Et dans des positions toujours plus étranges les unes que les autres : à quatre pattes dans sa chambre, en boule dans le hamac, accroupi sur le canapé… Tout en se rêvant astronaute (il ne cesse de se trouver des points communs avec Thomas Pesquet), pizzaïolo ou chocolatier au Japon.

Et nous, pendant ce temps-là, on les regarde, on les accompagne et on les aime. En prenant un petit coup de vieux quand Poussin s’exclame en parlant de telle ou telle chose que « c’est un vieux truc de l’époque des années 80″… On trie les vêtements devenus trop courts, on leur achète de nouvelles chaussures, et surtout on profite des avantages d’avoir de « grands » enfants. On sirote un café tranquillou pendant qu’ils jouent, on programme des vacances qui bougent un peu plus, et on ne craint même plus les voyages un peu long. :-)