Du tout doux pour 2017

Du tout doux pour 2017

Et hop, premier billet de l’année, après une petite pause de plusieurs semaines !
C’est l’occasion de vous souhaiter une excellente année 2017, toute douce et remplie de bonheur.

Calendrier 2017 tout en douceur, déniché à Berlin cet automne !

Calendrier 2017 tout en douceur, déniché à Berlin cet automne !

Nous sommes donc le 3 janvier,  les enfants ont repris le chemin de l’école ce matin et nos vacances en famille sont bel et bien terminées. Ce qui est dommage et particulièrement nul. Bon d’accord j’exagère un peu, mais quand même… J’avais peur que cette reprise soit beaucoup plus angoissante et qu’elle me donne une furieuse envie de me cacher sous ma couette, mais finalement ça devrait aller. Je crois que ces vacances que nous attendions tant nous ont fait beaucoup de bien. Je craignais que le contraste entre tous ces bons moments et le dur retour à la réalité soit trop fort pour que tout se passe bien, mais finalement ce sont les doux moments passés ensemble qui nous donnent assez de force pour aller de l’avant. Positivons !

Si notre année 2016 n’a pas été catastrophique à titre personnel, elle a malgré tout été particulièrement stressante. Sans compter qu’elle a été bien pourrie à l’échelle collective. Alors forcément, en décembre on est arrivés à saturation. Énervés, râleurs, cyniques, moqueurs, on avait seulement envie de se retrouver entre nous et de dire crotte au reste du monde. En plus on était enrhumés, avec ce petit cercle vicieux des microbes qui vont de la fille, au fils, à la mère, au père, puis qui reviennent à la fille, qui les repasse à la mère, etc etc… et Belette toussait encore ce matin.

Bref, en décembre on a donc décidé de suivre nos envies, et on a fait en sorte de finir l’année tranquillement, en faisant surtout ce qui nous faisait plaisir. On a concocté un chouette calendrier de l’avent aux enfants, avec 24 jolis moments à passer en famille, sur le même principe que celui de l’année dernière. Visite féerique au Château de Vaux-le-Vicomte, goûter gourmand, jeux de société en famille, fabrication des biscuits de Noël avec Tata… tout était parfait ! Nous avons poursuivi sur cette voie pendant les vacances, avec des réveillons tout doux juste entre nous, des câlins sous les plaids, et des cadeaux qui font plaisir. Des fêtes d’ours. Des ours un peu égoïstes qui pensent juste à se faire plaisir, et qui sont bien contents comme ça !

buche

Et comme on en voulait encore plus, on s’est même offert un petit séjour improvisé entre Noël et le Jour de l’an. Ca nous a pris comme ça, lundi dernier : les enfants faisaient la sieste et nous on cherchait des idées de sorties pour ne pas que la semaine de vacances nous file trop vite entre les doigts. On s’est dit que l’hiver à la campagne ça bougeait moyennement et que les balades dans la boue ça allait bien cinq minutes (je caricature, mais si vous voyiez la couleur marronnasse de ma voiture vous comprendriez !). On a eu la nostalgie de nos balades nantaises et des trottoirs goudronnés (et oui !), alors on a regardé la météo et on a réservé deux nuits d’hôtel ! Le lendemain on a préparé les valises en secret pour faire la surprise aux enfants, et ils ont adoré ! Monter dans le Carousel des mondes marins, revoir l’Elephant, manger des crêpes, aller au marché, admirer les décorations… et faire un crochet par la mer le 30 décembre avant de reprendre la route ! Des vacances toutes courtes mais intenses. Tellement chouettes que je pensais vraiment avoir un énorme spleen en rentrant.

elephant

On ne s’en lasse décidément pas, et les enfants sont à chaque fois fascinés !

Parce que même si j’adore ma maison, mon jardin, et qu’on a rencontré plein de gens formidables ici, en 2016 ça a été difficile. On a été déçus par quelques attitudes et quelques personnes, et il faut tout doucement retrouver notre place dans tout ça. C’est d’ailleurs justement en cultivant un peu notre côté ours que ça va mieux. On espère continuer comme ça en 2017, en se préservant, en se concentrant sur le beau, le doux, en fuyant le brutal et l’obtus pour aller vers ce qui rassemble et qui rend optimiste.

Encore une fois, je vous souhaite à vous aussi du joli, du bonheur, des rires, de belles rencontres et une excellente santé pour cette nouvelle année.

Sauvons le loup, ou comment fêter la journée Mario Ramos !

Sauvons le loup, ou comment fêter la journée Mario Ramos !

J’avais prévu de publier ce billet lundi 7 novembre pour la Journée Mario Ramos, mais j’ai pris un tout petit peu de retard…

Si je devais faire une liste de mes auteurs jeunesse préférés, Mario Ramos y serait en très bonne place. Sa tendresse, son humour, sa sensibilité me touchent particulièrement. Chez nous, il est une sorte d’auteur-doudou : on aime lire et relire ses albums, on en redemande même (et surtout !) si on les connaît par cœur, et certaines de ses histoires suivent les enfants depuis toujours ou presque.

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Je pense particulièrement à « Au lit, petit monstre », l’album qui nous a fait découvrir Mario Ramos lorsque Poussin avait environ deux ans et qu’il était en pleine phase « je veux pas dormir le soir, je fais traîner le rituel du coucher pendant une plombe, je rappelle mes parents 50 fois, et même que je me relève pour errer pieds nus dans l’appart jusqu’à minuit »… En plus des discussions, des câlins, des essais pour améliorer le rituel, des haussements de voix aussi…nous avons tenté les livres. Et comme celui de Ramos correspondait tellement à notre quotidien, nous l’avons immédiatement adopté ! Poussin s’est tout-à-fait reconnu dans le personnage du petit monstre vert et s’amusait même à l’imiter. Une jolie façon de dédramatiser !

Nous avons ensuite découvert le petit cornichon et le loup prétentieux, le roi très occupé, le loup qui voulait être un mouton, et plein d’autres personnages de l’univers de Mario Ramos. Avec toujours autant de délice. Découvrir un album de Ramos, c’est à chaque fois la promesse d’un bon moment ; c’est savoir que l’on va rencontrer du doux et du drôle, se laisser glisser sur un terrain connu, mais toujours être surpris par ce qui nous attend finalement.
Alors quand c’est la journée Mario Ramos (célébrée tous les ans par l’Ecole des loisirs) j’aime bien en profiter pour lire un ou plusieurs de ses albums aux enfants. Pour le clin d’œil, mais aussi parce que toute occasion est bonne pour se faire plaisir. C’est ce que j’ai fait lundi dernier, avant d’avoir une deuxième bonne idée :

Il y a un petit bout de temps déjà, la marque de vêtements Petit Bateau avait proposé une série limitée en partenariat avec l’Ecole des loisirs, et je n’avais évidemment pas résisté à la tentation (faible que je suis !). Poussin avait eu un t-shirt orné du loup relou avec sa belle cravate, et Belette une nuisette avec le loup déguisé en mère-grand. Les deux fringues ont été portées, lavées, reportées, tâchées, frottées, rerereportées…. La nuisette est devenue un peu courte, mais avec un leging-bas de pyjama ça passe encore. Le t-shirt, par contre,  ça ne va plus du tout, même en le portant sous un pull pour cacher qu’il manque quelques centimètres. Ca a été une grosse déception pour Poussin quand je lui ai dit que là c’était vraiment cuit. J’ai été déçue moi aussi, surtout que le t-shirt a quand même pris un petit coup de vieux après ses nombreux passages à la machine et qu’il est maintenant trop défraîchi pour le donner à Belette. Je n’étais même pas certaine qu’il finisse chez une autre famille en le mettant dans le container à vêtements… si ça se trouve il aurait fini en chiffon, arghhh !

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Alors j’ai eu envie de sauver le loup, et j’ai eu l’idée du siècle : après un petit découpage, un peu de rembourrage et un dos tout neuf, il connaît dorénavant une nouvelle vie de doudou !

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Tout-Petit-Loup a finalement rejoint le lit de Poussin vendredi.

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On ne voit pas trop qu’il a été épaissi, mais je peux vous assurer qu’il a passé une très bonne première nuit avec son petit maître :-)

La cabane (presque) au fond du jardin

La cabane (presque) au fond du jardin

Selon tous les théorèmes en matière d’habitation ainsi que d’après les lois fondamentales qui régissent l’architecture familiale, jardin + enfants = cabane de jardin. C’est comme ça, c’est presque universel, et on ne peut pas lutter contre !

En arrivant dans notre maison il y a un peu plus de quatre ans, avec un gnome de trente mois et une mini-gnome de six mois, nous avions déjà le projet de leur installer une cabane. Sans savoir quand, comment, ni où, mais l’idée était déjà présente dans un coin de nos têtes. Avec un papa menuisier à ses heures perdues, il était par contre évident que cette cabane serait faite à la main ! Le problème, comme toujours, était un gros manque de temps… Le projet a donc un peu tardé à voir le jour.
Quand le moment est venu, Papa-des-Champs (comme toujours avant un grand projet bricolage) a passé pas mal de soirées à regarder / analyser / comparer les différentes créations qu’on peut trouver sur le net. A partir de tout ça, de nos contraintes et de nos envies, il a imaginé notre cabane idéale. A l’origine, elle devait être en bois de palettes. Histoire d’allier récup’ et économies.

Entre temps, la réalisation de notre poulailler, justement en bois de palettes, nous a appris que les palettes c’est cool et gratuit, mais que c’est aussi super pénible et long à démonter. Surtout qu’après les avoir démontées (en faisant beeaaauuuucoup de bruit, donc en dehors des heures de sieste !) il faut encore les raboter, poncer, etc etc. Sachant que Papa-des-Champs est particulièrement minutieux, il était impensable pour lui de faire un truc « à l’arrache ».

Bref, si les fondations sont effectivement composées de quatre palettes posées sur des bastaings et de plots coulés en béton, nous avons finalement changé d’avis pour les murs. A la place, nous avons opté pour de simples planches de volige. Travaillées à la défonceuse, elles s’encastrent les unes dans les autres et assurent un minimum d’étanchéité à la cabane. Dans l’ensemble, nous avons tout de même utilisé le plus possible de morceaux de bois qu’on avait déjà. La porte de la cabane, par exemple, a été faite à partir d’une vieille porte oubliée dans le grenier depuis des lustres.  Le toit est quant à lui recouvert de shingle, posé sur de l’OSB. Voilà pour l’essentiel.

Fondations et ossature de la cabane

Printemps 2015 : Fondations et ossature de la cabane

La construction s’est étalée sur de longs mois (et même sur plus d’un an), essentiellement par manque de disponibilité et par un chantier difficile à mener les mois d’hiver, mais nous sommes vraiment contents du résultat ! Et les enfants aussi ! Le plus gros a été réalisé pendant le printemps et l’été 2015. Il manquait encore quelques éléments assez importants (la porte et des bouts de pignon… on mettait de grosses planches de bois pour pouvoir fermer) mais les enfants pouvaient déjà jouer dedans et y mettre quelques jouets à la fin de l’été. De mon côté j’ai également pu installer la déco intérieure au tout début de l’automne 2015. C’est enfin pendant l’été 2016 que les travaux se sont achevés. Bon, il manque toujours quelques petits détails parce que Papa-des-Champs est un peu fâché avec les finitions (mais il a bien d’autres qualités !) et aussi parce qu’il a toujours d’autres projets en parallèle. Et aussi un travail, et malgré tout droit à un peu de temps libre :-)

Juillet 2015 : ça commençait à prendre forme !

Voici le résultat aujourd’hui :

Novembre 2016

Novembre 2016

Novembre 2016

Novembre 2016

La cabane a donc déjà passé un hiver et une ou deux tempêtes de vent avec brio. Pas d’humidité à déplorer à l’intérieur, et elle est restée debout pendant que quelques arbres, tuiles et porte en tôle du voisinage ont cédé… Nous sommes confiants pour la suite !
Les enfants aiment beaucoup leur petite maison et ont déjà passé de belles heures de jeux à l’intérieur !

"Tea time"pour Belette et sa poupée

« Tea time »pour Belette et sa poupée

Les plans ont évolué au fur et à mesure du chantier, je n’ai donc pas de modèle à vous proposer, mais je peux mettre à disposition de ceux et celles qui le souhaitent un petit mémo sur les différents matériaux de construction et les techniques utilisées. Pour info, les dimensions du plancher intérieur (hors terrasse donc) sont de 240 x 160 cm.

Mon joli sac

Mon joli sac

J’en rêvais depuis des mois, de cette jolie besace en liberty et simili cuir… Au départ je n’avais pas d’idée précise en tête, je me disais simplement que si l’occasion de présentait, je craquerais bien sur ce type de sac. Et puis, au hasard de mes pérégrinations sur Pinterest, je suis tombée sur des modèles qui renvoyaient tous au blog des Les Chiffonneries du Chat et à son tuto trop trop chouette.

Je vous mets déjà un aperçu du résultat final, et je raconte ensuite :

besace

Si je n’ai pas tout de suite saisi l’occasion, acheté mon tissu et empoigné ma machine à coudre, c’est surtout parce que je ne me sentais pas à la hauteur. Je n’avais jamais cousu de cuir ni de simili-cuir (et je m’en faisais une montagne) et de toute façon j’étais persuadée que mon niveau en couture était insuffisant pour un tel projet. D’autant que ça m’aurait contrariée d’acheter du tissu et des accessoires pour un résultat pas terrible. Le liberty n’étant pas donné, ce serait dommage de l’utiliser pour faire des chiffons !

J’ai donc laissé passer un peu de temps. Et j’ai eu de plus en plus envie d’un nouveau sac. En rentrant de vacances j’ai encore hésité, j’ai refait le tour du net à la recherche d’une besace du même style mais déjà toute faite, sauf que décidément rien ne me convenait parfaitement. J’ai bien trouvé des couturières qui mettaient en vente leurs créations sur Etsy ou Ebay, en laissant même le choix des tissus, mais je n’étais pas totalement convaincue. Surtout que c’est un peu idiot d’être soi-même couturière (couturière du dimanche, mais quand même !) si c’est pour se dégonfler et sous-traiter le boulot à la première difficulté… Finalement c’est Papa-des-Champs qui m’a encouragée à tenter ce nouveau défi, en m’affirmant que j’étais tout à fait capable de réussir. Ce qui est très gentil de sa part, merci à lui !

Après avoir choisi mes tissus et mes accessoires et avant de me lancer dans les découpes, justement, j’ai bien étudié le patron, j’ai tout recopié soigneusement, et j’ai pris mon temps pour que tout soit le plus parfait possible.

besace-patron

Atelier découpage-collage…

besace-tissu

Le patron comprend beaucoup beaucoup de pièces… d’où la nécessité de s’organiser un peu et de rester calme !

Trop souvent j’ai tendance à vouloir aller vite, à me faire de longues séances de couture le soir, et c’est évidemment dans ces moments-là que je fais le plus d’erreurs. Pour éviter ça, cette fois j’ai préféré y aller doucement et m’arrêter avant d’être fatiguée/déconcentrée/énervée. Et miracle, tout s’est bien passé !

besace-ouverte

besace-intérieur

J’avais peur de galérer un peu avec le simili-cuir ou avec le passepoil (je n’en avais jamais cousu) mais c’était beaucoup plus simple que ce je pensais. Je m’aperçois aussi que ma machine est plutôt pas mal et qu’elle gère très bien les multiples épaisseurs de tissus. Pour le coup, si je devais donner un conseil à celles et ceux qui seraient tenté.e.s par cette besace, ce serait de bien connaître leur machine et d’y être déjà bien habitué.e.s. Et si le tutoriel est très bien fait, notons qu’il ne décompose pas toutes les actions en détail, mais que certaines mini-étapes sont sous-entendues, parce qu’ultra logiques. Il s’agit donc d’avoir déjà un peu d’expérience en couture, ce qui est de toute façon préférable pour être un minimum sûr.e des ses gestes et avoir quelques bonnes habitudes avant de se lancer dans ce type de projets.

Moi, maintenant, je vais me promener ! :-)

besace-portée