Archives mensuelles : septembre 2012

Des rires et des jeux

Des rires et des jeux

Au cours de ma deuxième grossesse, je n’imaginais pas vraiment les jeux que mes enfants pourraient partager, ni leur éventuelle complicité. Papa-des-Champs et moi, on se disait que 2 ans d’écart ce serait chouette et plutôt pratique pour les activités communes et les sorties, mais pour ma part je ne me projetais pas tellement plus. Mon esprit était plutôt tourné vers le plus urgent, à savoir comment m’occuper d’un mini bébé tout en préservant un environnement sympa et une maman disponible pour un bambin de deux ans. J’avais aussi, très certainement, un peu peur d’idéaliser cette future relation entre frère et soeur, puis d’être déçue.

Bien sûr, les débuts de Poussin en tant que grand frère ont parfois été un peu difficiles (cumuler ce changement de statut et le terrible two, c’est parfois sport !), mais il a très vite considéré sa petite soeur comme une camarade de jeu. Bon, déjà, quand elle était encore dans mon ventre, il essayait de lui prêter son doudou. En l’appuyant délicatement (ou pas) contre mon nombril. La sensation n’est certes pas très agréable, mais c’est adorablement mignon ! Puis dès notre retour à la maternité, quand la vie quotidienne avec deux enfants a commencé, j’installais souvent le transat de Mini Belette dans la chambre de Poussin. Pour avoir les deux sous la main, tout simplement. Dès qu’elle ouvrait un oeil, Poussin lui faisait des bisous, des petites caresses, et tentait d’interagir avec elle, par exemple en la faisant jouer à la dînette. Il lui préparait une tasse de thé, qu’il allait ensuite lui coller devant le bec pour la faire boire ;et parfois elle avait même droit à une tartelette à la myrtille ! C’était excellent, de voir avec quel naturel il l’a tout de suite intégrée à la vie de la famille et surtout à son quotidien de petit garçon. Et ça faisait tout chaud dans mon coeur de maman ! Evidemment, cela nécessitait une surveillance particulière, et j’avais souvent besoin de rappeler à Poussin qu’il devait faire doucement, ne pas enfoncer de petite cuiller dans le gosier de sa soeur, ne pas lui mettre de doudou sur le visage…mais jamais je ne lui interdisais quoi que ce soit, à partir du moment où Belette était réveillée et qu’elle ne semblait pas être gênée.

Et puis Belette a grandi. Elle a commencé à sourire, à rire, à attraper des trucs. Le quotidien, avec ses jeux d’enfant, a continué. Belette, de plus en plus, a souri à son frère, et a répondu à ses sollicitations. Même lorsqu’elle ne peut pas participer, elle est tout joyeuse de le regarder faire du toboggan, jouer dans l’eau, faire le clown, etc. Maintenant, les jouets qui la fascinent le plus et qui la motivent le plus à essayer de ramper, ce sont ceux de son frère (là encore il s’agit de veiller à ce qu’elle ne gobe pas de playmobil, et avant de courir faire pipi je vérifie toujours qu’aucun truc potentiellement dangereux ne se trouve pas à sa portée !). Lui, il la fait toujours participer à ses jeux d’imitation, et c’est encore mieux depuis qu’elle « joue » aussi. Ces temps-ci, leur jeu commun favori, c’est le docteur :-)  Bon, déjà, à la seule vue de son frère, son visage s’illumine d’un joli sourire. Encore plus quand elle voit qu’il a sa mallette de « Docteur Poussin » à la main (c’est là où j’ai super bien choisi ladite mallette, avec que des accessoires en tissus qui ne font pas mal, y’a pas à dire, j’assure !). L’osculation de la Belette se fait ensuite dans les rires, la demoiselle est hilare de se prendre des piqûres dans les pieds, et le docteur est hyper fier d’avoir une patiente qui ne se lasse jamais et qui accepte sans broncher dix cuillerées de sirop à la suite. Les regarder dans ses moments-là, c’est tellement bon !!! Non seulement ça fait rire, mais ça fait aussi oublier le reste, les moments un peu moins drôles, le linge à étendre et le repas à préparer…

Je ne sais pas si cette complicité perdurera, si dans quelques années ils auront toujours cette envie et cette joie de jouer ensemble, on verra bien ! Pour l’instant l’important c’est ici et maintenant, c’est de les voir heureux à deux là tout de suite, et de profiter de ces instants de bonheur.

Parfois aussi ils jouent à crier… Ils sont contents, ils crient chacun à leur tour, en se répondant… Et c’est aiguë… Et malgré la complicité évidente, les liens fraternels, tout ça, ben on a un peu envie de les piler… Mais à la place on se shoote au paracétamol et on a hââââte qu’ils soient couchés :o)

PS : Ce qui est aussi terriblement drôle, c’est  quand Poussin joue à la dînette avec la pauvre Belette qui se retrouve toute déçue lorsqu’elle s’aperçoit que la cuiller est vide ! Oui, c’est cruel, mais tellement drôle…!!!

Noms d’oiseaux

Noms d’oiseaux

S’il y a bien un truc qui ne m’a jamais intéressée, ce sont les oiseaux…

Je l’avoue et j’assume, j’ai toujours été indifférente à leurs aspects, à leurs couleurs, à leurs chants… Je ne m’extasie pas sur un rapace prenant son envol, ni sur une grappe d’hirondelles amassée sur un fil électrique, non, vraiment pas ! Je suis incapable de différencier un moineau d’un rouge-gorge, et ma foi c’est le dernier de mes soucis. Une anecdote familiale qui ressort parfois illustre à quel point l’ornithologie m’ennuie : J’avais une petite vingtaine d’années, et je passais quelques jours sur l’Ile de Ré avec mes parents, un oncle et une tante. Afin de motiver à entamer une (énième…) balade en vélo, voilà qu’on me promet que dans les marais, il y a des tas de sortes d’oiseaux à observer… Ma seule réponse fut : « mais je m’en fout, moi, des oiseaux »… Voilà, voilà !!!

Papa des Champs, lui, il aime les oiseaux. Il aime la nature et il a une capacité à s’émerveiller de tout qui me gonfle autant qu’elle force mon admiration (ça me gonfle parce que voir quelqu’un s’enflammer devant un héron, mouais, bof, mais j’admire parce que c’est énorme, cette curiosité de tout, cet intérêt permanent pour tout ce qui nous entoure). Bref, j’arrête ma digression et je reviens aux oiseaux, que Papa des Champs sait reconnaître et nommer.

Dans notre jardin, des oiseaux on en voit plutôt beaucoup. Notamment le matin, au petit déjeuner, à travers la large porte-fenêtre de la cuisine. Des oiseaux qu’on ne croisait pas avant, parce qu’en ville à part des pigeons y’a pas grand chose. Ce spectacle interpelle notre oisillon à nous, le Poussin de 2 ans et demi. Son papa se fait une joie de lui apprendre les noms des oiseaux, et chaque matin c’est devenu presqu’un rituel de demander le nom de tel ou tel oiseau. Et finalement, même moi je trouve ça plutôt chouette de petit-déjeuner en regardant les oiseaux évoluer dans le jardin ; et ça m’émerveille presque, de voir à quel point ils peuvent être différents les uns des autres. Autant de variétés juste là comme ça, à regarder de si près, je trouve ça excellent !

Ce que j’aime le plus, c’est retrouver cette curiosité si naïve et si fraîche chez mon petit garçon, cette capacité à s’émerveiller de tout, et particulièrement des choses simples. J’aime l’entendre s’extasier, le bec tout chocolaté : « Oh il est là le merle » !

C’est dans ces moments-là que le choix de la campagne prend tout son sens, et que l’on se rend compte qu’on a bien fait.

Un blog de Maman ??

Un blog de Maman ??

Mais c’est quoi, au juste, un « blog de maman » ? Un blog qui serait tenu par une maman, peu importe le sujet ? Un blog qui parlerait exclusivement de ce qui a un rapport avec la maternité, les couches, les enfants, les purées ? Bonne question…

Catégoriser, étiqueter, classer, c’est affreusement réducteur. Je n’en vois pas bien l’intérêt.

Des « blogs de maman » comme on dit, j’ai eu l’occasion d’en parcourir pas mal. Alors oui, certains sont très focalisés sur « ma grossesse-mon allaitement-mon périnée-youpi mon bébé mange une compote ». Ca arrive. Toutefois, la plupart sont bien plus profonds, et heureusement ! La lecture des blogs et des forums reflète majoritairement la réalité : les mamans sont aussi des personnes normales (si, si) qui s’intéressent à des sujets aussi variés que la lecture, la couture, l’actualité, la culture, qui aiment partager à propos de tout et de rien, de déconnecter, et qui parfois, ont surtout envie de se sentir plus adulte que maman. C’est tout ce qui fait la richesse du net et des forums ou blogs « de mamans ».

Bien sûr, ne le nions pas, en temps que maman de jeunes enfants, qui plus est lorsqu’on s’en occupe à temps plein, tout ce qui concerne le monde de la maternité et de la petite enfance tient une place plus qu’importante dans nos vies. A la maison avec deux bébés en deux ans, je commence à en connaître un rayon en suivi de grossesse, diversification et gestion des colères. Par nécessité certes, mais aussi et surtout parce que ça m’intéresse. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai stoppé toute vie professionnelle, tout simplement parce qu’élever mes enfants et les voir évoluer au fil des jours, ça me plaît ! Lire des tas de bouquins sur la psychologie des enfants, m’informer sur l’alimentation des bébés,  j’aime ça. Alors fatalement mon blog reflétera ce quotidien, mes grandes interrogations en matière de pédiatrie, et les tranches de vie de notre famille néo-rurale (j’adore ce genre de termes !). Mais pas que.

Parce qu’une fois mes enfants couchés, j’aime lire des bouquins qui parlent d’autres choses, écouter la radio, surfer sur le net, discuter avec des adultes… et que j’ai aussi envie de partager tout ça ici !

Edit : Avec le recul, je me rends compte que mon propos n’étais pas forcément très clair… Et pour cause, mon article manque de conclusion. Je le dis donc haut et fort : non, je refuse d’être l’auteure d’un « blog de maman » !!! Je suis une maman blogueuse, nuance ;-)

Nouveau Départ

Nouveau Départ

Il y a une quinzaine de jours, je suis devenue Maman-des-Champs.

Avant, j’étais une maman des villes, avec un mari, deux enfants et un chat. Une maman des grandes villes, en plein centre, avec plein de bruit, de monde, et des magasins partout. Et puis voilà, toute notre petite famille vient de s’installer 450km plus loin, dans une grande maison, bordée de champs et de nature. Maintenant, on va entreposer des trucs dans la grange, quand mon fils me demande où est son père il m’arrive de répondre « papa coupe du bois » (huhu) et le matin on peut courir dans le jardin en pyjama. Ca change ! Et ça fait du bien !

Encore avant, quand nous étions juste un couple avec un chat, nous vivions encore plus en ville, en petite couronne, aux limites de Paris. Et pour rien au monde je n’aurais voulu quitter cette vie, la province me faisait horreur; et la campagne, même pour les vacances ça m’ennuyait… Et puis on a changé, on a eu des envies de bébé, de calme, d’un appart plus grand, et j’ai proposé la province, mais au coeur d’une grande ville. Pour résumer, j’ai voulu voir Nantes… et on a vu Nantes ! Pendant 4 ans, dans un grand appartement (notre énorme coup de coeur), et on a adoré. Nos deux petits amours sont nés, un Poussin début 2010 et une Belette en février 2012.

Petit à petit, de nouvelles envies ont germé en nous : du grand air, de l’herbe, de l’espace, des vieilles pierres… L’appel de la campagne ! Un projet lointain, des « peut-être », des « on verra », bref rien de précis. Et puis un soir, en regardant des annonces immobilières juste-comme-ça-pour-tuer-le-temps, je suis tombée sous le charme. Je suis tombée amoureuse de notre maison ! Juste 3 photos, une description de quelques lignes, et pouf, la maman des villes que j’étais a eu une révélation : je voulais vivre là !  C’était décidé, je voulais voir mes enfants courir dans ce jardin, je voulais cuisiner sur ce joli piano bleu, poser mon canapé dans le salon tout jaune, bref, j’étais conquise ! Papa-des-Champs, qui rêve de campagne et de bricolage dans les granges depuis si longtemps, a été au moins aussi emballé que moi, immédiatement.

Nous avons la chance d’être mobiles, puisque Papa-des-Champs télétravaille (depuis que nous avons quitté Paris), et que moi j’étais déjà une sorte de Caroline Ingalls qui reste « à la maison » pour s’occuper des enfants. Je suis beaucoup moins patiente et je ne mets pas de tablier, mais sinon ça ressemble :o) Bref, tout endroit avec une bonne connexion internet peut nous convenir. Nous avons donc pu acheter la maison de nos rêves et nous y installer. Voilà.

L’idée du blog, l’envie de raconter, de partager, de communiquer, elle est née il y a un moment déjà. Quelques temps avant l’aventure de la maison. J’attendais que ma mini Belette soit un peu plus grande, qu’elle ait un rythme, bref de souffler un peu. Seulement, Belette n’avait pas encore totalement trouvé son rythme que commençaient déjà la course des cartons, les joies du crédit immobilier, bref j’ai du repousser mon projet. Aujourd’hui, nous sommes encore un peu dans le chamboulement du déménagement, ma fille n’a toujours pas compris qu’il faut VRAIMENT qu’elle synchronise sa sieste avec celle de son frère, mais j’ai besoin de temps pour moi !!! Alors tant pis, ce temps je le prends quand même, peu importe s’il reste quelques miettes par terre (l’avantage de la pierre au sol c’est que ça ne se voit pas !) ou si nos fringues sont froissées (c’est pas grave, c’est la campagne !).

Je ne sais pas si ce blog sera très suivi, je ne sais pas si ma motivation et mon envie seront intactes dans quelques semaines, je ne sais même pas trop ce que j’ai envie d’y livrer ou pas. Je sais seulement que j’ai envie de me lancer, alors go !