Arrête de parler et mange !

Arrête de parler et mange !

Il a un peu plus de 2 ans et demi, et il parle de mieux en mieux. Tous les jours il progresse apprend de nouveaux mots, s’essaie à la conjugaison, ré-utilise nos expressions. On raconte des histoires, on décrit des images, on commente ce qu’on voit, il parle à son bébé, lui chante des berceuses, téléphone à Mamie, fait semblant d’appeler d’autres gens et leur raconte ses journées, il lit des livres à sa petite soeur, et très souvent il nous fait fondre !

J’adore suivre son évolution, voir comment en quelques jours il arrive à s’approprier une nouvelle règle de grammaire, comme il peut passer d’un seul coup une nouvelle étape ; et j’aime me rendre compte qu’il comprend chaque jour un peu plus le monde qui nous entoure. J’aime discuter avec mon Poussin, le comprendre et pouvoir répondre à ses questions. De son côté, il est fier de pouvoir nous expliquer ce qui l’intéresse, de nous faire partager ce qu’il pense, ou tout simplement de nous dire ce qu’il veut ou ne veut pas. Clairement, la frustration est bien moindre lorsque l’on se comprend ! Pour lui comme pour nous. Ayant eu l’occasion de faire un peu de linguistique pendant mes années de fac, je suis particulièrement sensible à la question du langage chez les enfants, et observer comment se développent les mécanismes de grammaire/vocabulaire/conjugaison chez mon Poussinou me passionne réellement. Je trouvais déjà cela passionnant à l’époque, maintenant que le sujet me concerne de près, je suis encore plus captivée !

Ses progrès nous rendent fiers, ses mots d’enfants nous amusent, et c’est un réel plaisir que de le voir communiquer avec les autres. Et bien sûr, il parle parfois un peu trop… Il maintient le volume sonore de la maison à un niveau beaucoup trop élevé, il n’est silencieux que pendant son sommeil, et il s’incruste dans toutes nos conversations. Alors forcément, encore plus qu’avant, nous surveillons notre langage… Non sans efforts, nous arrêtons de donner des surnoms aux gens qu’il est susceptible de croiser  (surtout quand les gens ne sont pas au courant de leurs surnoms, et que les surnoms ne sont pas spécialement affectueux…),et  nous limitons les gros mots ainsi que les mots « limites » (l’argot mignon comme chicots ça passe, par contre ça pue ou c’est dégueu, j’ai un peu plus de mal !). Mais forcément nous sommes faillibles… Poussin le malin, qui peut facilement retenir des mots compliqués comme stéthoscope, rhinocéros ou scie japonaise, n’a aucun mal à emmagasiner des mots beaucoup moins classes ! Le fourbe a toujours les oreilles qui traînent, il écoute, il retient, et il replace ces mots au bon moment, de préférence quand on s’y attend le moins ! S’il a un public à épater et s’il peut embarrasser ses parents, c’est encore mieux. Et là on pense forcément au fabuleux « j’ai mis la brosse dedans les chiottes » claironné il y a quelques mois en entrant dans le salon où la voisine était invitée…

Notre Poussin se transforme donc parfois en charretier ! A l’entendre, je me dis souvent que ah oui quand même, j’évite les mots les pires, mais que je devrais contrôler un peu plus mon vocabulaire. Bon j’avoue que je trouve parfois ça drôle, quand même, du moment qu’il n’est pas trop grossier… Tout en lui faisant remarquer que les mots qu’il utilise dans ces moments-là ne sont pas tellement jolis. Petit florilège de ces dernières semaines :

Maman tu coupes comme un bourrin ou Maman tu galères là…  en me voyant préparer à manger

La grenouille elle se barre, en commentant une image sur un jeu

Non, le garage ça me saoule… en réponse à ma proposition d’y jouer encore un peu

Je fais gaffe en faisant l’andouille sur le toboggan

Là où je suis rassurée, c’est qu’hier soir nous avons joué à trouver des synonymes du mot « toilettes », et qu’après « water » et « cabinets », il était à court d’idées ! Moi beaucoup moins, mais je me suis bien gardée de lui réciter toute ma liste ;o)

PS : Depuis ce week-end nous avons un Vocabulon des Petits à la maison, et je sens que nous avons là des heures de jeu devant nous ! Le jeu semble vraiment complet et les règles sont modifiables à l’infini, les possibilités multiples pour s’adapter aux besoins de l’enfant et suivre ses progrès. (Non, je ne suis même pas sponsorisée, mais au besoin ça peut se négocier :-D )

 

3 Responses »

  1. j’ai adoré cette période même si oui ça nous demande un peu de gymnastique parfois pour trouver des synonymes plus classes mdr.

    Emma 7 ans hier soir à table, à l’adresse de son père en soupirant  » oui je sais je suis relou à tout le temps changer d’avis mais tu sais que tu peux être chiant toi aussi ?! »
    Devant la mine de son père  » oups pardon » .

    Et moi je me suis tournée dans la cuisine pour sourire, pas bien !

    A 3 ans, à l’arrêt à un feu venant de passer au vert, Emma « bon avances connard on n’a pas que ça à faire ».
    Oui je sais je suis vulgaire en voiture et j’ai du mal à m’en empêcher.

    Bon courage à vous

  2. J’adore !!! C’est vrai qu’il faut faire attention mais c’est aussi tellement marrant de voir des petits bouts employer quelques grossièretés fort à propos (bon, ça me fait surtout rire pcq je n’ai pas de petit bout qui me fait ça devant la voisine :op).
    J’ai bien ri aussi en lisant le commentaire ci-dessus !

  3. J’affectionne tout particulièrement le « avance connard » ! :D
    Hier on a eu « elle est pénible cette gamine » en parlant de sa soeur, qui est aussi très souvent qualifiée de « relou »… oups !!! On ne peut pas faire autrement qu’en rire, c’est clair !

    Comme tu dis Sofy, c’est toujours fort à propos, alors quelque part je me console en me disant que si mon fils a un vocabulaire de charretier il a une bonne compréhension et une excellente mémoire :D

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