Archives mensuelles : janvier 2013

Maman des Champs est sur Facebook !!!

Maman des Champs est sur Facebook !!!

Voilà, ça y est, c’est officiel, j’entre dans le monde magique des réseaux sociaux ! Maman-des-Champs a dorénavant sa page Facebook.

Je vous invite à m’y retrouver pour partager les articles du blog bien sûr, mais aussi pour découvrir d’autres liens, d’autres infos, les bons mots de Poussin ou pour échanger différemment, tout simplement. J’espère pouvoir y apporter un peu plus d’instantanéité que par ici, et aborder des actus ou des sujets qui ne nécessitent pas forcément d’être développés dans un billet. A partager et à liker sans modération !

Si j’avais su un jour que j’emploierai le verbe « liker »… ça pique un peu les doigts en le tapant sur le clavier !

 

Avant d’aller se promener

Avant d’aller se promener

De la neige, du soleil, un jardin, toutes les conditions sont réunies pour aller passer un peu de temps à patauger dehors. Suffit de se préparer…

Pour commencer, proposer à Poussin d’aller faire pipi avant de sortir. Pendant ce temps-là, réunir manteaux et écharpes dans le salon. Ne pas commencer à habiller Belette tout de suite, au cas où Poussin déciderait de rester trop longtemps aux toilettes, et qu’il finisse par m’appeler parce que « j’ai fait caca aussiiiii »…

Enfiler manteau et moufles à une Belette qui se débat, pendant que Poussin tente de mettre ses bottes tout seul. Au moment où Belette est prête à être poussétisée, se rendre compte qu’elle sent mauvais. La soulever, vérifier de manière olfactive qu’elle a effectivement fait caca. Lui enlever ses moufles (ça tombe bien, entre temps elle avait déjà réussi à en dégager une !), son manteau, et aller la changer. C’était bien la peine de la débarrasser d’une grosse couche de pipi 30 minutes avant… Depuis la chambre de Belette, hurler à Poussin que ce n’est certainement pas en poussant des cris de rage qu’il arrivera à mettre ses bottes…

Retourner dans le salon, remoufler Belette et lui remettre son manteau, en luttant encore plus que la première fois. Ben oui, elle déteste se faire moufler, alors forcément deux fois en 10 minutes ça a tendance à l’agacer ! Remarquer que Poussin, dans l’entrée, a jeté l’éponge avec ses bottes (son problème c’est le pantalon qui remonte en accordéon sur les tibias !) et qu’il est à présent occupé à s’emmêler une écharpe autour du cou… Il est fier de lui, il a réussi à la mettre, c’est juste que ce n’est pas bien pratique de faire le noeud sur sa nuque…

Installer Belette dans sa poussette, en galérant évidemment, parce que manteau + chancelière + harnais à la con ça ne fait pas bon ménage. Et voilà, il y en a au moins une sur trois qui est prête ! Au bout de 15mn, youhou ! Il est temps de m’attaquer aux bottes de Poussin. Ca va, s’il se tient droit ça peut aller vite. Oui,  Belette s’impatiente dans sa poussette et elle commence à avoir chaud. Mais en même temps si je la laisse en liberté elle va ramper partout, lécher les roues de sa poussette et tenter de se déshabiller…

Aider Poussin à enfiler ses moufles. Mets ton pouce. NON, SEULEMENT LE POUCE !!! Non mais tu le fais exprès ou quoi ?!! Remettre son écharpe dans le bon sens, mais discrètement. Le manteau, fastoche ! Non mais maintenant que t’as tes moufles non tu peux pas remonter la fermeture tout seul. Bon, tu veux aller dans la neige oui ou non ??? Alors tu me laisses faire pour que ça aille plus vite ! BordelL’autoriser à sortir dans le jardin, mais en restant devant. Et attends, mets ton bonnet ! 

Me dépêcher d’enfiler mes chaussures. Les Docs à lacets qui montent assez pour ne pas avoir les chaussettes pleines de neige ? Non, trop longues à enfiler… Les Camper basses qui s’enfilent comme des chaussons ça va plus vite. Tant pis pour le froid. Echarpe, manteau, et on peut y aller ! Bonnetiser Belette. Ouvrir la porte et s’apercevoir qu’une brouette pleine de bois barre le passage pour la poussette. Et merde ! Papa-des-Champs tu fais chier !  Manœuvrer la brouette dans la neige, faire sortir la poussette. Remettre une moufle à Belette.

Me dire que j’aurais moins froid avec des gants. Retourner dans la maison, fouiller dans le panier à bonnets/gants/merdouilles qui traînent, ne pas en trouver à ma taille. Enfiler de vieux gants trop fins de Papa-des-Champs, évidemment trop grands pour moi. Ressortir.

M’apercevoir que j’aurais du aller faire pipi, moi aussi… Ouais bah tant pis, ça attendra !

Ce qui est drôle c'est que j'ai du aussi retourner dans la maison pour prendre l'appareil photo...

Ce qui est drôle c’est que j’ai du aussi retourner dans la maison pour prendre l’appareil photo…

 

Contre Manifestation

Contre Manifestation

Il y a des tas de raisons pour en vouloir à ses parents. Il y a des tas de choses qui peuvent traumatiser un enfant, qui peuvent fragiliser et marquer à tout jamais. Des parents violents, des parents qui se déchirent, des parents trop exigeants. Un divorce qui se passe mal, des parents qui restent ensemble mais ne s’aiment plus. Et encore tellement d’autres raisons…

Il y des enfants adoptés qui le vivent mal, d’autres qui l’acceptent très bien. Des enfants nés de la PMA qui chercheront toujours le donneur qui a permis leur conception, d’autres qui vivront sans angoisse et sans colère. Il y a des enfants faits avec le voisin, et personne n’en saura jamais rien. Il y a des enfants qui n’ont qu’une maman parce que leur papa n’est plus là. Parce qu’il est mort, parce qu’il est parti, parce qu’il n’était que de passage. Certains grandiront de travers parce qu’ils auront deux papas ou deux mamans, d’autres parce qu’ils n’auront pas de parents du tout, d’autres parce qu’ils ont un papa et une maman, mais que ce sont des cons. Et puis la majorité grandira très bien, parce qu’ils auront de chouettes parents et beaucoup d’amour. Peu importe leur nombre de maman(s) ou de papa(s), peu importe s’ils se sont aimés ou déchirés. Parce que la vie est comme ça, que rien n’est figé, qu’il n’y a pas de généralités.

Avoir un enfant c’est égoïste, oui. Qu’on soit homo ou hétéro, on fait un enfant parce qu’on en a envie et c’est tout. Parce qu’on a de l’amour à partager, des valeurs à transmettre, des bonheurs à découvrir. Bizarrement, lorsqu’un homme et une femme font un enfant facilement, naturellement, sans difficulté, personne ne vient fouiller leur vie en se demandant pourquoi, s’ils ne sont pas un peu égoïstes, si le droit à l’enfant c’est bien ou pas. Souvent, on a le droit à plus de questions si le bébé arrive moins facilement, s’il faut une aide médicale, s’il faut passer par l’adoption ou par le don de gamètes. Par chance notre parcours à nous a été rapide, le coup de pouce médical très simple, et à aucun moment notre désir d’enfant n’a été décortiqué. J’ai du mal à comprendre que celui de mes ami(e)s le soit, parce qu’à mes yeux il est né des mêmes espérances et des mêmes envies. Leur façon d’être parents ne sera certainement pas très différente de la nôtre.

Vouloir un enfant c’est égoïste et déraisonnable ; c’est beau, c’est fou et c’est humain. C’est naturel et dans l’ordre des choses.

Je ne juge pas la façon dont mes voisins élèvent leurs enfants, hors cas de violence et sévices, ça ne me regarde pas. Que je sois d’accord ou pas avec leur éducation, je ne descends pas dans la rue pour exiger que tout le monde suive mon modèle, pour ériger mes principes en vérité absolue. Avoir des convictions et les défendre c’est bien. Faire entendre sa voix c’est important. La liberté d’opinion et d’expression, c’est fondamental. Je respecte que d’autres ne pensent pas comme moi, et qu’ils le fassent savoir. Mais il y a quand même des arguments à la con. Des idées qui me rebutent, des rapprochements qui me débectent.

Alors aujourd’hui je contre-manifeste. Pour nous, pour eux, pour la liberté, pour mes ami(e)s, pour leurs enfants et pour les miens. Pour tout ceux que je ne connais pas. Pour le présent et l’avenir. Contre l’intolérance et la bêtise. Pour la justice et pour l’égalité.

C’est quand le bonheur ?

C’est quand le bonheur ?

Il y en a qui ne sont jamais contents, qui trouvent toujours un truc à redire. Parce qu’il pleut trop, parce que c’est trop cher, parce que c’est trop salé, ou parce que c’est trop froid. Des gens qui ne pensent qu’au pire et qui ne se satisfont de rien. Qui se plaignent de leurs impôts, de leurs rides, de leur chef, du bus en retard ou de la vaisselle à faire. Même si leur vie est chouette, s’ils ont tout pour être heureux et si d’autres aimeraient être à leur place. Des gens qui en veulent toujours plus, tout pour eux, et il n’y a que ça qui compte. Des envieux qui pensent que les autres ont mieux, qui ont déjà pas mal mais qui voudraient encore plus. Des gens qui ne se rendent pas compte, qui s’attachent aux détails et qui se plaignent. De se lever trop tôt, de finir trop tard, de ne pas avoir de chance, d’avoir un imprévu ou que rien ne se passe.

Ces gens-là me fatiguent…

Bien sûr moi aussi je râle, je peste, je m’agace, et je me plains trop souvent. Généralement pour des broutilles. Un verre cassé, la douche qui se bouche, une sieste trop courte, la poussière qui revient trop vite et mon fils qui ne m’écoute pas… Mais je râle pour moi, chez moi, deux minutes, le temps que ça passe. Je ne perds pas mon énergie à me sentir persécutée, je gueule un coup et ça s’arrête. Je ne fais pas la tête, je ne partage pas mon pessimisme avec tout ceux que je croise (bon, parfois je fais profiter Papa-des-Champs de mon agacement, mais c’est gentillet !). Quand c’est plus important j’essaie de rebondir, de voir le positif, de regarder à côté.  Et surtout, quand ce n’est pas bien grave j’évite d’en faire des caisses…

Je suis consciente que ma vie est plutôt chouette, et j’aime cultiver mon bonheur. Parce qu’être heureux dépend aussi de notre façon d’appréhender la vie. Tout n’est peut-être pas parfait, mais il n’y a rien de dramatique non plus. Avoir une mignonne petite famille, vivre là où on l’a décidé, être en bonne santé, manger à notre faim et pouvoir se faire plaisir, c’est déjà énorme. Le bonheur c’est de s’en apercevoir. De profiter du moment présent, de ne rien envier à personne mais de réaliser ce qu’on a.

J’aimerais transmettre cette vision de la vie à mes enfants. Qu’ils ne s’embarrassent pas du superflu, qu’ils ne soient ni radins ni jaloux. Qu’au contraire ils sachent relativiser, voir le bonheur là où il est, profiter de chaque instant. Qu’ils aient des projets plein la tête et l’envie de réussir, bien sûr, mais en ayant conscience de ce qu’ils ont déjà. Que leur bonheur ne se fasse pas au détriment de celui d’autrui, qu’ils soient fiers d’eux sans devenir narcissiques. Je veux leur apprendre à être heureux d’un rien, à voir où est l’essentiel. Je veux qu’ils savourent les petits plaisirs de la vie, qu’ils soient humains, généreux et humbles. Je veux leur apprendre à s’émerveiller devant la nature, à être curieux et à prendre du plaisir à chaque instant, dès qu’ils le peuvent. Qu’ils aient soif de connaissances, qu’ils connaissent le bonheur de la lecture au coin du feu ou sur l’herbe au soleil, et que cette avalanche de petits plaisirs leur procure un immense bien-être.

Comme le chantait Bénabar : Le bonheur ça se trouve pas en lingot, mais en p’tite monnaie (ça m’enlèvera peut-être l’air de Cali que j’ai dans la tête depuis que j’ai trouvé mon titre cet aprèm…)

 

Le bonheur dès l'aube

Le bonheur dès l’aube