Archives mensuelles : février 2013

Les vacances arrivent !

Les vacances arrivent !

Dernière ligne droite avant les vacances qui arrivent samedi ! Ce n’est pas que j’attende les vacances scolaires avec tellement d’impatience (bon, ça a toujours l’avantage de nous faire moins courir le matin), mais là Papa-des-Champs a posé une semaine. Tout le monde va donc pouvoir souffler un peu. Cette fois nous avions envie de prendre un peu l’air et nous ferons donc une petite escapade parisienne ce week-end. Pas longtemps, juste quatre jours, le temps de faire quelques promenades en ville, de s’amuser un peu avec les cousines, et de voir autre chose que nos champs ! Un peu de bitume et de grands immeubles pendant quatre jours, ça ne peut pas faire de mal ! Il se peut même que nous fassions découvrir le métro à Poussin qui semble assez curieux de tout ce qui se rapporte aux rails. Pour lui, Paris c’est là où Papa va en train pour le travail, donc forcément Paris sans train n’a que peu d’intérêt…

Qui dit départ en vacances, fut ce pour quelques jours, signifie préparation des valises. Un grand moment de joie… Laver les vêtements que nous voulons emporter, ne pas laisser trop de linge sale dans la corbeille histoire de ne pas se retrouver débordés à notre retour, réfléchir à ce dont on va avoir besoin, voilà de saines activités ! A deux ça irait très vite, avec les enfants on gagne tout de suite en complexité. Surtout avec leur manie de se tâcher ou de fuir de la couche en pleine nuit (chacun ayant ici sa spécialité !), il faut toujours prévoir du rab’ au-cas-où… Ce serait trop simple de préparer seulement un body ou un t-shirt par jour passé hors de la maison, et c’est beaucoup plus rigolo de calculer le risque de ruinage de vêtement propre à chaque enfant.  Tout un art. Je me demande même si je ne vais pas prévoir du rab’ également pour moi, Belette ayant une nette tendance à recracher ses purées sur mes jean’s… Cette fois je m’étais dit que pour seulement quatre jours je ne ferai pas de liste. Surtout que chez Papi et Mamie il y a pas mal de matériel de puériculture, pas besoin d’emporter la moitié de la maison. Mais ça a été plus fort que moi ! Je n’ai pas pu m’empêcher de lister le nombre de paires de chaussettes à prendre, les pyjamas, carnets de santé, doliprane, gigoteuses et autres crèmes à frimousse. Comme toujours, la moitié des trucs emportés ne servira pas (et tant mieux quant il s’agit de carnets de santé ou de désinfectant) mais tant pis, j’anticipe !

La fin de la semaine sera également chargée pour les enfants, enfin surtout pour Poussin. Aujourd’hui, grande première, il  participe à sa première vraie sortie avec l’école ! Il va voir un spectacle musical, et pour cela il prend le car ! Au passage, noooonnnn je ne stresse pas du tout à l’idée de savoir mon bébé poussin dans un car conduit par un illustre inconnu, avec évidemment mon téléphone  à portée d’oreille, installé dans un endroit où il capte (campagne oblige, on ne capte pas partout). Mais je sais aussi qu’il est bien encadré, que la maîtresse et les atsem sont aux petits soins et qu’il va en prendre plein les yeux ! Ce qui est chouette avec notre école de campagne et sa classe multi-niveaux qui compte à peine 17 élèves, c’est qu’il n’y a que 3 enfants en toute petite section. Les autres sont en MS, GS ou CP (il n’y a pas de PS cette année !) donc forcément plus autonomes. Les tout petits ont ainsi toute l’attention nécessaire. Tout de suite, le car et le spectacle avec 28 marmots de 3 ans ça me semblerait un peu plus compliqué. Bref, le départ se faisant en tout début d’après-midi, pour éviter d’avoir à manger au lance pierre à la maison, Poussin a fait son premier repas à la cantine ! Il était tout excité par cette journée hors du commun, et j’ai hâte de savoir comment il l’a vécue. J’attends son récit avec impatience, même si à mon avis je risque de récupérer un petit garçon bien fatigué de sa journée et certainement sur les nerfs, puisqu’il n’aura pas fait de sieste !

L’autre grand événement de cette fin de semaine est lui aussi en rapport avec Poussin et l’école, puisqu’il s’agit du Carnaval. Ce sera demain. Dans la matinée, les parents sont invités à participer à un atelier déguisement à l’école. Papa-des-Champs a prévu le coup en ajoutant le vendredi à sa semaine de congés, il pourra ainsi garder Belette à la maison (et commencer les valises !) pendant que j’irai faire des travaux manuels avec Poussin. Je pense que doués comme nous le sommes, le déguisement a toutes les chances d’être une pure merveille ! Dans l’après-midi (après une bonne sieste cette fois !) nous irons défiler dans les rues (LA rue serait certainement plus approprié :-D ) du village. Papa-des-Champs et Belette nous accompagneront, bien évidemment ! Le tour du village se faisant quand même très rapidement, et la météo étant bien pourrie, nous finirons par un goûter. De toute façon ici, tout finit toujours par un goûter, un apéro ou un verre de l’amitié ! Il faudrait d’ailleurs qu’on pense à demander s’il y a besoin de faire un gâteau. Et surtout qui doit le faire : les mamans ? les papas ? les deux ?

Promis je vous raconterai tout ! Bonnes vacances à celles et ceux qui en ont (zone B il me semble ? je ne sais même pas !), et moi je vous retrouve en milieu de semaine prochaine :o)

J’ai écrit ce billet sans avoir le temps de le poster tout de suite, d’où le petit décalage au niveau du temps. Nous avons récupéré un Poussin en entier, ravi de sa journée. Il a aimé manger à la cantine, il a aimé le trajet en car, et il a aimé le spectacle. Il a trouvé ça drôle de mettre sa tête contre la vitre du car pour en sentir toutes les vibrations, il était assis à coté de R. et c’était bien parce qu’elle lui a fait des guillis dans le cou, il était content d’avoir vu un monsieur jouer de la guitare et un autre du xylophone, surtout qu’il était assis juste entre la maîtresse et l’atsem.

Papa-des-Champs et moi avons prévu de faire un gâteau au yaourt ensemble, pour la parité ! Ensuite nous irons laver la sdb ensemble, pour la parité aussi et parce que les soirées en amoureux c’est quand même super chouette !

Je rêve de…

Je rêve de…

Il y a des jours où je rêve d’un peu de repos. Parce qu’évidemment c’est chouette d’avoir des enfants et j’adore passer du temps avec eux, mais aucun parent ne me contredira : c’est fatiguant ! Il faut surveiller la Belette qui crapahute partout, répondre aux questions du Poussin, lire une histoire, fabriquer des montagnes de cubes d’une main et jouer aux playmobils de l’autre… Cuisiner le repas des grands, mixer les légumes de la petite, changer une couche, nettoyer un champ de miettes et de petits pois, bref les moments de répit sont les bienvenus ! A l’heure où j’écris ses lignes, les enfants sont à la sieste et moi j’ai chopé un mal de tête rien qu’à manger avec eux… Entre Poussin qui chante (à tue-tête et des comptines daubiques, sinon c’est pas drôle), Belette qui chouine parce qu’elle ne veut plus manger sa purée de petits pois, puis qui crie parce qu’elle a vu du pain, et qui crie encore pour réclamer des petits pois, mais non mixés ceux-là (non, non, elle n’est pas chiante) et Poussin qui parle comme un petit garçon de 3 ans, c’est-à-dire avec une voix criarde, aiguë et beaucoup trop forte, les repas ne ressemblent pas franchement à un havre de paix et de silence !

Bref, tout ça ajouté aux réveils trop tôt, au ménage à faire et à une bonne flemme, parfois je rêve de repos. Pas de laisser les enfants à Mamie le temps d’aller se faire un resto ou un ciné, mais plutôt de les sortir de la maison et de glander au chaud chez moi ! Un peu comme les soirées que nous passons en amoureux dans le salon, mais toute la journée. Pouvoir se lever à pas d’heure, traîner sur le canapé, manger n’importe quoi à une heure complètement déraisonnable, retourner bouquiner au lit, ne s’habiller qu’en pleine après-midi… Du bon gros glandouillage quoi ! Un peu ce que je faisais quand nous n’étions que deux et que j’avais plus de congés que Papa-des-Champs. Il m’arrivait de poser une semaine de vacances et parfois mes journées seules à la maison ressemblaient un peu à ça. Quand c’est rare c’est encore meilleur ! (Parce que ça tout le temps, je pense que je me lasserais vite et que ça tournerait un peu à la déprime.) Là si je rêve d’une journée de ce style, ce serait pour la partager avec Papa-des-Champs, bien sûr !

Dans une toute autre optique, je rêve aussi d’une journée sans enfants, mais cette fois pour faire un grand ménage. Là encore je suppose que tout parent sera d’accord : s’occuper d’une maison avec les enfants « dans les pattes » ce n’est franchement pas évident ! D’abord il faut trouver le temps… J’ai beau être à la maison, il m’est parfois difficile de trouver le temps d’étendre une machine, de passer un coup d’aspirateur ou de nettoyer la salle de bain. Pour la simple et bonne raison que les enfants sont quand même plutôt chronophages et qu’ils demandent pas mal d’attention. Ici, Poussin a toujours eu une passion pour le ménage, et dès qu’il a su marcher il m’a suivie et imitée, tantôt un chiffon à la main pour faire les poussières, tantôt à essayer d’accrocher des chaussettes sur le séchoir à linge. Mais d’une il s’agit de le surveiller quand il joue à la fée du logis, parce qu’il a vite fait de casser un truc ou d’étaler des pinces à linge partout… Il a déjà profité d’un moment d’inattention pour tremper son balais-jouet dans le sceau d’eau, puis de le frotter sur le sol, dégoulinant d’eau… Je l’ai également déjà surpris à dérouler tout un rouleau de sopalin pour laver les toilettes, ou d’y plonger joyeusement la brosse ! Sans compter sa passion pour l’aspirateur et son besoin d’appuyer sur le bouton et de sortir le fil. Bref dans ces cas-là ça ajoute un peu de boulot, et ça fait perdre pas mal de temps. Pour l’anecdote, quand j’étais enceinte de Belette j’ai eu un petit souci de placenta trop bas qui m’a obligée à éviter de trop bouger pendant un mois, et nous en avons profité pour essayer les services d’une femme de ménage. Bon l’essai ne fut pas concluant, mais chaque fois qu’elle passait l’aspirateur Poussin devenait hystérique et la suivait partout en hurlant « babor, babor » (ce qui signifiait aspirateur en langage Poussin de 20 mois).

Bon tout ça pour dire que même lorsqu’un enfant est plutôt ménage-addict c’est pénible et ça ralentit considérablement. Sans compter que quoi qu’il en soit il n’aurait pas la patience pour enchaîner une journée de poussière-sanitaire à laver-aspirateur-machine à étendre-repas à préparer-tiroirs à trier… Impossible donc de tout faire en une fois. Depuis que je suis maman j’ai appris à fractionner mon temps de ménage, il est toujours entrecoupé de moments de jeux. Alors certes c’est sympa de se détendre un peu entre deux corvées, mais moi je suis plutôt du style on fait tout ce qui est chiant d’abord et on se repose ensuite. Et puis je n’aime pas ce qui est inachevé. D’autant qu’avec des enfants, la maison a tendance à se salir vite, et si on ne se dépêche pas on ne peut pas profiter d’une maison où tout est tout propre en même temps. Je suis peut-être un peu barrée mais moi ça me frustre ! Quand nous habitions encore à Nantes, Poussin avait une journée complète de garderie une fois par mois. Avant la naissance de Belette, je prenais quelques heures sur cette journée de repos pour faire un grand ménage, trier des trucs, faire place nette. Je faisais ça dès le matin, pour ensuite me reposer dans un appart nickel avec le sentiment du devoir accompli. C’était bon !!!

Le ménage avec les enfants dans les pattes est toujours fait trop vite, et personnellement je vais moins dans les coins lorsqu’ils sont là. Belette n’a pas encore l’âge de chiper un chiffon pour frotter avec moi, mais sa vitesse et son intrépidité m’obligent à la mettre en lieu sûr pendant que je nettoie. Le lieu sûr chez nous c’est sa chaise, que je traîne avec moi afin qu’elle m’ait toujours dans son champ de vision. Avec toujours un ou deux jouets dans les mains et moi qui lui parle pour qu’elle ne s’agace pas trop. Mais le fait est qu’elle s’agace quand même toujours trop vite. C’est qu’elle veut sa maman ma jolie belette, et si possible pour elle toute seule ! Cette semaine j’ai tenté de repasser un peu en la laissant libre, pendant que son frère était à l’école. Je n’avais pas grand chose à repasser, ben j’ai quand même du m’interrompre des dizaines de fois pour l’empêche de tirer sur le fil du fer, de débrancher la prise ou d’escalader son coffre à jouets (elle n’est pas assez adroite pour le faire sans que je sois derrière elle). Il faut donc toujours aller vite, ou s’interrompre à longueur de temps. C’est pénible…

Résultat, je me retrouve souvent à m’occuper de tout ça le soir une fois les enfants couchés. Sauf que le soir j’aimerais aussi pouvoir me poser. Quand on se retrouve en amoureux, on aimerait bien éviter les activités passionnantes telles que « tu laves la douche pendant que je fais les toilettes? »… Et là encore, en plus d’être chiant c’est pas pratique. Parce qu’il faut éviter de faire trop de bruit, que sans lumière du jour on voit moins bien, et que merde en décidant d’être mère au foyer je n’avais pas imaginé que moi aussi je devrais faire le ménage en nocturne ! Je rêve donc d’une journée sans enfants pour faire le ménage, le linge et la cuisine, mais tranquillement ! Faire les poussières avec de la musique à fond, ranger un ou deux tiroirs sans me demander s’il ne va pas être l’heure de goûter, ou cuisiner en écoutant la radio (ça c’est mon grand plaisir, écouter une émission sans bruits d’enfants et sans devoir arrêter avant la fin !). En fait il nous faudrait deux jours sans enfants. Le premier pour nettoyer, bricoler, ranger, repasser et cuisiner ; le deuxième pour profiter d’une maison toute propre en ne faisant rien d’autre que de se faire plaisir ! Et ensuite bien sûr prévoir un week-end prolongé en amoureux, pour visiter plein de trucs et se faire de supers resto ! (Papa-des-Champs si tu me lis, il te reste un peu moins d’un an pour m’organiser un cadeau de trentenaire :-D )

A table, les oiseaux !

A table, les oiseaux !

Si je n’étais pas spécialement attirée par les oiseaux jusqu’à notre arrivée ici, je crois que je suis finalement en passe de tomber sous le charme de ces petites bêtes ! Depuis que nous avons l’occasion de les observer à loisir, leurs couleurs et leurs comportements me fascinent de plus en plus. Poussin a l’air de bien accrocher également. Il passe du temps à regarder les oiseaux aller et venir dans le jardin, il les compte, pose des questions, bref ça lui plaît ! Dernièrement, il a reçu en cadeau un magnifique album intitulé L’Alphabet des oiseaux comportant de très jolies illustrations, et qu’il se traîne partout. Pour l’anecdote, la personne qui lui a offert ignorait totalement notre trip sur les oiseaux, et l’album a été dédicacé par l’auteur rien que pour notre Poussin. La classe !

En parallèle, cela faisait un petit moment que nous avions l’idée d’installer une mangeoire à oiseaux dans le jardin, afin de les aider à se nourrir en plein hiver. Papa-des-Champs a longuement étudié le sujet en vue de fabriquer une mangeoire en bois, avec la participation de Poussin bien sûr ! En bonne néophyte de l’ornithologie j’ignorais que la mangeoire devait répondre à quelques critères précis. Tout d’abord il y a une distinction entre mangeoire et nichoir, mais surtout il s’agit de donner aux oiseaux une seule sorte de graines, de calculer avec précision l’espace sur lequel ils vont pouvoir poser leurs pattes, celui où ils vont piocher les graines, etc. En gros, il faut qu’ils puissent se poser le temps de piocher une graine, mais qu’ils ne puissent pas squatter la mangeoire des heures. L’idée étant qu’il y en ait pour tout le monde et pas juste pour un gros oiseau égoïste et gourmand. Papa-des-Champs a donc conçu les plans de sa mangeoire à partir de ce cahier des charges. Après avoir prédécoupé les différents morceaux de bois, il a fait participer Poussin pour l’assemblage. Celui-ci était ravi de fabriquer ce qu’il appelle la cabane à oiseaux. Il était ensuite tout fier d’expliquer de quelle façon elle était conçue et comment les oiseaux allaient pouvoir déguster les graines.

Une fois recouverte d’huile naturelle (huile de bois de Chine), la mangeoire fut remplie de graines de tournesol et installée. L’espèce de filet vert à côté emballait initialement une boule de graisse, elle aussi à destination des oiseaux, sauf que forcément à force d’être becquetée la boule ne ressemble plus à grand chose !

Les oiseaux ont tout de suite repéré la mangeoire et dès son installation nous avons pu profiter d’un balais incessant de mésanges, moineaux, rouge-gorges et pic épeiche. L’arbre sur lequel elle est fixée est juste face à la baie vitrée de notre cuisine et de la table où nous mangeons. C’est un spectacle particulièrement plaisant que d’observer le bal des oiseaux à chaque repas, et on ne s’en lasse pas !