Diversification alimentaire : montrons-leur le bon exemple !

Diversification alimentaire : montrons-leur le bon exemple !

Lorsqu’on pense aux grandes étapes traversées par un bébé, la diversification tient une place importante. Bien nourrir nos enfants et leur donner de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge, quel vaste programme ! Programme qui peut d’ailleurs vite se corser tant les jeunes parents sont souvent abreuvés de conseils, malheureusement pas toujours judicieux. Entre les « trucs » de belle-maman,  les conseils du médecin, l’avis de la nounou, ou les ouvrages pédiatriques qui divergent les uns des autres, pas toujours facile de faire son choix ! Le tout en jonglant avec un bébé qui boudera peut-être certains légumes, ne mangera pas beaucoup ou au contraire sera un véritable ventre sur pattes… Et je ne parle même pas des intolérances alimentaires, ni du choix purées maison / petits pots !

Chez nous tout ce qui concerne la nutrition est source d’intérêt et de réflexion, puisqu’il s’agit du secteur professionnel de Papa-des-Champs. Enfin, pour être exacte son travail c’est l’informatique, mais dans une société spécialisée dans le domaine de la médecine et plus particulièrement de la nutrition. Nous avons ainsi l’avantage d’être plutôt bien informés. Ceci  nous a peut-être parfois menés à être un peu tatillons, surtout avec notre premier enfant, mais à choisir on dira qu’il vaut parfois mieux être trop vigilant que pas assez ! Avec le deuxième enfant, comme pour tout le reste, on s’assouplit ! Bon, quoi qu’il en soit, même si notre alimentation n’est sans doute pas équilibrée à 100%, nous restons vigilants. Pas trop de gras, pas trop de sucre, et pas trop de produits industriels. Du bio si possible, plein de légumes et du fait maison la plupart du temps.

S’il est important pour nous de leur donner de bonnes habitudes nutritionnelles, apprendre à nos enfants à aimer manger est également l’ une de nos priorités. Aimer partager un repas en famille, prendre plaisir à goûter de nouveaux aliments, se sentir bien à table, à nos yeux tout cela est essentiel. Nous avons la chance de pouvoir prendre tous nos repas en famille, et dès que cela a été possible les enfants ont mangé avec nous. Avant même qu’ils puissent partager nos menus, ils étaient avec nous pendant les repas. A ce titre, les chaises évolutives nous ont toujours été très utiles, ainsi que le transat réglable en hauteur, qui leur permettait de zieuter dans nos assiettes avant même d’avoir des dents :-)

Comme dans chaque famille, il y a eu des phases plus difficiles que d’autres, et ce pour chacun de nos enfants. Poussin, lui, a tout de suite aimé manger et goûter à tout. Nous passions beaucoup de temps à cuisiner pour lui, puisque tout était fait maison, même les compotes ! Alors oui ça prenait beaucoup de temps mais le voir si heureux de manger compensait largement les soirées épluchage-mixage-pesage. Oui, j’ai longtemps pesé ses portions… Et oui, à partir de 14-15 mois nous avons continué les purées maison mais nous avons opté pour les compotes Babybio. C’était ça où mes mains décédaient d’eczéma… Un peu après son premier anniversaire il a eu quelques périodes pénibles où il boudait un peu la nourriture. Au départ à cause d’une bronchiolite pourtant pas bien violente mais qui lui a coupé l’appétit un moment, par la suite parce qu’il a compris qu’il avait là un excellent moyen de nous agacer. Globalement il a quand même toujours été plutôt facile à nourrir. Aujourd’hui il est un peu plus réfractaire à la nouveauté et se fait des fixettes sur certains aliments (comme par exemple les fils des poireaux ou certains poissons) mais disons que c’est de son âge. Il reste très gourmand de légumes et adore venir chiper des petits morceaux crus lorsqu’on prépare les repas !

Avec Belette, ça a été un peu plus compliqué.  Elle aussi à eu droit à du fait-maison (même les compotes au début, mais moins longtemps que son frère !) mais a très vite boudé les légumes pour se contenter des fruits et des yaourts. Entre  8 et 12 mois, nous avons franchement galéré pour la faire manger. Elle avait l’air de plutôt apprécier les légumes qu’on lui donnait, mais au bout de 3-4 cuillerées elle se bloquait net. Ça se finissait généralement avec un bib’ de lait, et elle se développait normalement, mais n’empêche que c’était un peu pénible à la longue. A priori ce n’était ni un problème de goût puisqu’elle avait l’air d’apprécier le début du repas, ni un problème d’appétit puisqu’elle finissait son lait et ses compotes. En parralèlle, elle était ravie de grignoter un peu de nos assiettes lorsque l’occasion se présentait. C’est après avoir testé plusieurs « trucs » (mixer plus ou moins les purées, lui laisser en morceaux bien cuits comme pour la DME – Diversification Menée par l’Enfant-, la faire manger avec les doigts, la faire manger en même temps que nous…) que nous avons trouvé la solution ! A partir du moment où Belette a eu dans son assiette exactement la même chose que nous, sous la même forme que nous, elle a mangé ! Au début j’avais franchement un doute quand au fait de manger tout en morceaux à tout juste 12 ou 13 mois, mais finalement ça n’a posé aucun problème ! Il a suffit d’adapter les quantités et de faire encore plus attention à l’équilibre des menus pour que ce soit raccord avec ses besoins et que ça roule. Aujourd’hui, Belette reste plus difficile que ne l’était son frère, et a un plus petit appétit, mais dans l’ensemble tout va bien. Elle aussi aime grignoter des morceaux de légumes crus et se goinfre d’épinards qu’elle attrape à pleines mains !

Toute cette introduction un peu longuette m’amène à vous montrer ce que j’ai trouvé la semaine dernière, dans la lettre des Vendredi Intellos :

Diversification alimentaire : Les bébés attendent le feu vert des parents

Lorsque je suis tombée sur cet article de Santé Log à propos de la diversification alimentaire, j’ai tout de suite été intéressée. Il décrypte une étude parue dans Psychological Science, qui suggère qu’en matière d’alimentation les bébés suivraient l’exemple donné par leurs parents :

[…]Après avoir vu un adulte mettre un morceau de légume dans sa bouche, les petits enfants identifient définitivement la plante comme une source alimentaire possible et sûre.

Ainsi, le fait que les comportements alimentaires des adultes induisent ceux de leurs enfants semble véritablement démontré. Bon, on s’en doutait un peu et je ne vois pas là une révolution scientifique, mais c’est toujours bien de voir que cette idée a été prouvée et validée. Cela ne peut qu’encourager les parents de jeunes enfants à être attentifs à leur propre alimentation et à leur façon de prendre leurs repas.

Les décisions « alimentaires » des petits enfants ne sont pas uniquement fondées sur l’apparence et une sorte de capacité de sélection naturelle, elles se nourrissent aussi de l’exemple de l’adulte.

Le choix d’un repas convivial à table, tous ensemble et dans la bonne humeur, semble ainsi la meilleure façon d’apprendre à nos enfants à bien manger. Si l’article parle essentiellement de la découverte de végétaux et de ce qui serait comestible ou non, nous pouvons supposer que le bon exemple est également de mise en ce qui concerne toute l’alimentation. Un bébé nourri seul dans son coin à un autre moment que le reste de la famille, des parents qui avalent un repas sans échanger un mot devant la télé allumée, des adultes qui ne mangent que des pizzas et des pâtes, voilà des situations qui ne faciliteront certainement pas l’épanouissement alimentaire de nos petits ! Sans pour autant devenir des ayatollah de la nutrition, il nous revient d’être un minimum attentifs à notre façon de faire. C’est aussi très chouette de partager un repas qui sort de l’ordinaire et de se régaler d’une soirée crêpes en famille, ou de faire un gâteau le mercredi après-midi, comme pour tout il faut savoir doser. Qu’il s’agisse de ce que nous mangeons ou de comment nous le mangeons, il faut juste avoir à l’esprit que c’est à nous de montrer l’exemple !

Sur ce, je vous souhaite un bon appétit !

2 Responses »

  1. Nous sommes en plein dedans depuis ses 6 mois et c’est un vrai plaisir.
    Elle avale des quantités hallucinantes. Nous pensions donc qu’à la visite de prise de poids/taille à la PMI qu’elle aurait énormément pris de poids depuis la dernière visite… et non, 500g en deux mois… faut dire qu’elle se dépense tellement à ramper comme un militaire, que ça creuse et dépense…
    Parfois, elle aime un peu moins certains légumes.
    En tout cas, les dames de la crèche sont heureuses qu’Héloïse soit si facile… Comprendre que d’autres le sont moins ?

    Je craignais qu’elle soit difficile, l’ayant apparemment été à son âge (encore aujourd’hui) et pour le moment, croisons les doigts, c’est un ventre sur pattes.
    J’ai lu qu’effectivement, vers les deux ans, ils devenaient plus difficiles et qu’il fallait donc varier un maximum (dans la limite des produits allergisants, bien entendu) jusqu’à cet âge.

    A moi donc de faire attention dès à présent à ne pas dire ou faire comprendre que je n’aime pas tels légumes… le problème va être : que faire si elle ne veut pas manger de la viande et poisson comme nous alors qu’elle adore ça !

    Quant à belette, même si elle ne mangeait pas beaucoup de « solide », elle n’a pas été inquiétante car elle prenait du poids ?
    On testera la DME et on repeindra tout l’appart ensuite ;)

  2. Pour Poussin, le passage de « j’avale tout ce qu’on me donne » à « je me méfie de tout ce qui a un aspect bizarre » a bel et bien eu lieu. Quand il était petit il raffolait du céleri branche, et moi j’en avais des hauts-le-coeur en lui mixant… Mais du coup même s’il est devenu plus regardant maintenant, pour un enfant de son âge il n’est pas tellement difficile finalement.
    Ici ce qui marche plutôt bien pour les légumes qui ont un peu de mal à passer (ou qui les bloquent au niveau de l’aspect): je mixe avec une cuillerée de crème fraîche, et ça sert de sauce pour les pâtes ou le riz. Ca marche nickel avec le brocolis, ou avec les courgettes que Belette ne supporte pas en morceaux mais adore en purée !

    Pas facile la question du végétarisme avec les enfants. Nous qui étions sans viande à la maison avant la naissance de Poussin, en a recommencé à en manger quand il a mangé comme nous. Ce qui ne l’empêche pas de chipoter sur la viande et le poisson maintenant qu’il grandit ! C’est un peu comme les légumes, je crois que pour ça de toute façon les goûts et les envies fluctuent au fil des années…

    Belette a toujours eu une courbe de poids harmonieuse, même si elle est assez fine c’est toujours resté progressif donc ce n’était pas inquiétant. Et puis entre le lait, les yaourts et les compotes qu’elle acceptait on arrivait toujours à lui faire prendre un semblant de repas.
    A l’inverse c’est son frère qui avait eu une petite cassure au niveau de la courbe de poids, entre 14 et 18 mois environ, quand il essayait de nous faire tourner en bourrique ! Pourtant il était plus épais et on avait l’impression qu’il mangeait quand même pas trop mal malgré le côté pénible. Comme quoi on a parfois des impressions trompeuses !

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