Un petit air de printemps

Un petit air de printemps

Je l’ai déjà dit mais tant pis je me répète, j’adore les changements de saison à la campagne ! C’est mon petit côté « Marie-Chantal fait une partie de campagne », j’arrive encore à m’extasier de choses dont je n’avais pas l’habitude en ville. Non pas que les variations climatiques ne soient pas perceptibles à Paris ou dans toute autre grande ville, mais depuis que nous avons un jardin et un environnement rural, nous vivons tout cela beaucoup plus intensément.

Evidemment, le passage de l’hiver au printemps est particulièrement agréable ! En ce moment il fait beau, et nous avons avons eu la chance de passer la quasi totalité des ces vacances scolaires à l’extérieur. Imaginez le bonheur pour les enfants ! Pour les grands aussi le retour du soleil est vraiment appréciable et met sensiblement de bonne humeur. Commencer à préparer la terre pour y planter fleurs et légumes, voir les arbustes fleurir, mettre un bon coup de propre aux escaliers extérieurs, pierres et fenêtres, ratisser les derniers vestiges de l’hiver, si le programme est chargé il annonce son lot de trucs sympas ! Au niveau des gros chantiers du printemps, la construction du poulailler a débuté ! Il nous permettra d’accueillir deux petites poulettes à partir du mois de mai. Comme nous sommes radins, pauvres et écolos, nous avons pris le parti de n’utiliser presque que des matériaux de récup’, surtout pour le bois. A la fin il sera lasuré et les couleurs seront donc unifiées, mais en voici un petit aperçu :

On peut même se mettre dedans et faire côt-côt pour amuser les enfants :-)

On peut même se mettre dedans et faire côt-côt pour amuser les enfants :-)

Nous construirons ensuite une petite cabane pour les enfants, selon le même principe et avec les mêmes matériaux (essentiellement des planches de palettes). Je dis petite, mais en fait elle sera facilement 2 fois plus grande que celles qu’on trouve dans le commerce. Les plans sont prêts, ne manque plus qu’un peu (beaucoup) de temps ! Et comme chaque année, nous recevrons bientôt une bonne dizaine de stères de bois qu’il faudra ranger… Je me rassure en pensant que l’année dernière il y en avait 30 et que chaque bûche faisait 1m de long, alors que là elles arriveront déjà coupées en 50cm…

L’arrivée du printemps et le renouveau de la nature se manifestent également chez nos amis les bêtes, qui commencent à avoir leurs petits ! Il y a une quinzaine de jours, je trouvais les brebis du hameau bien rondes et j’ai forcément pensé à des naissances imminentes. Pourtant je n’ai rien dit aux enfants, de peur de me tromper et de les décevoir. Oui, parce que l’année dernière leur tata et moi étions persuadées que la femelle poney de la voisine attendait un bébé, on en a parlé des jours en imaginant plein de trucs mignons… et puis on a fini par apprendre qu’en fait Hirondelle avait juste mangé un peu trop de biscottes… Evidemment Poussin a été u peu déçu et nous franchement désolées ! Bref cette fois je n’ai rien dit, et ce fut une excellente surprise de voir naître les premiers agneaux quelques jours après ! Samedi dernier nous avons même eu la chance de passer devant le pré juste après une naissance gémellaire, et d’assister au spectacle tout mignon des tout petits bébés qui tétaient leur maman. Depuis, je guette souvent par la fenêtre pour voir où ça en est, et j’évite de penser à ce qui arrivera à ces pauvres bêtes dans quelques mois…

Le deuxième est planqué sous sa maman !

Le deuxième est planqué sous sa maman !

Vous allez penser que je radote, mais vraiment je ne me lasse pas de ce cadre de vie et je m’en émerveille encore très souvent. Nous en sommes à un stade où nous ne sommes plus citadins, mais pas non plus complètement ruraux. Je pense d’ailleurs que cet espèce d’état hybride n’évoluera pas beaucoup. Je garde un esprit façonné par la ville, j’aime parfois y retourner et profiter de ses avantages, mais je ne pourrais plus y vivre. Enfin surtout je ne voudrais plus y vivre, du moins avec des enfants de l’âge de Poussin et Belette. Plus tard je ne dis pas, mais maintenant c’est hors de question. Et pourtant je suis encore dans une phase de découverte de ma campagne et du mode de vie d’ici. Je me sens parfaitement bien dans mon nouvel environnement, tout en gardant parfois mes idées et mes réflexes de citadine. Loin d’être gênée par cette « double culture », j’y vois un avantage et une chance. Je suis un peu partout chez moi et je prends le meilleur de chaque territoire où j’ai vécu. Au quotidien, je trouve ça vraiment agréable d’arriver à m’émerveiller de toutes petites choses, si insignifiantes à la campagnes mais tellement éloignées de mes anciennes habitudes !

Je termine ce billet en remarquant que le printemps est bel et bien la saison des amours, puisque Papa-des-Champs et moi fêtons aujourd’hui nos 14 ans d’amour :-)

2 Responses »

  1. Bon anniversaire à vous deux !

    Les agneaux seront encore là, j’espère d’ici à mai ! Même si j’ai de sérieux doutes qu’Héloïse soit franchement emballée par ces animaux… quoiqu’elle rentre dans sa phase de poursuite endiablée derrière Cléo mais heureusement, elle est bien plus rapide et sait se défendre ! Parce « doucement », pour le moment, rien à carrer !

    Courage à vous pour récupérer les bois de palette car y’en a du clous là-dedans !

    • Effectivement le démontage de palettes c’est long et chiant !

      Je pense que les agneaux seront toujours là quand vous viendrez, généralement les petits restent jusqu’à l’automne. Si Héloïse a l’occasion de les voir de près ça l’intéressera peut-être un peu de voir leurs têtes en gros plan :)
      Le concept du « doucement avec le chat » ça met toujours un peu de temps à faire son chemin oui !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *