L’aventure Prix du Livre Inter 2014

L’aventure Prix du Livre Inter 2014

J’avais promis un compte-rendu : le voici !

J’écris ces quelques lignes (du moins je commence) à chaud, puisque je suis maintenant dans le train qui me ramène chez moi. Encore sous le coup de l’émotion et du manque de sommeil !
Je ne vais pas vous livrer un témoignage chronologique, qui risquerait d’être ennuyeux à lire mais aussi à écrire… Ce billet sera donc à l’image de mon expérience du Livre Inter : foisonnant et multiple !

Le meilleur souvenir de ces deux jours hors du temps restera celui d’une formidable aventure humaine. J’ai passé de magnifiques moments entourée des autres membres du jury, du « staff » France Inter, ainsi que des écrivains présents. Je pense principalement au charismatique Alain Mabanckou, qui nous a véritablement enchantés par sa prestance, son humour et sa bienveillance ; mais aussi à Céline Minard, lauréate 2014 du prix. ( Je reviendrai dans un prochain billet sur son magnifique Faillir être flingué, que j’ai adoré.) J’ai été touchée par son côté très réservé et un peu mal à l’aise au premier abord, et  je me suis reconnue dans sa façon d’être beaucoup détendue une fois en confiance. C’était vraiment chouette de la découvrir pleine d’humour et de pouvoir discuter en toute simplicité. Enfin, je ne peux terminer ce passage sur les écrivains sans vous dire la joie que j’ai eue de rencontrer Monsieur Pennac ! Charmant et malicieux, exactement comme je l’imaginais. J’ajoute une mention toute particulière à Jacques A. Bertrand, auteur véritablement savoureux et grand monsieur, plein d’humanité et de classe.

Ma rencontre avec les jurés aura également marqué mon séjour. Souvent peu à l’aise au milieu d’inconnus, j’ai été étonnée et ravie de me sentir si rapidement en terrain ami ! L’organisation de ces deux jours nous a permis de vite sympathiser et de discuter avec tout le monde ou presque. J’avais un peu peur de l’effet « petits groupes dans le grand groupe » mais finalement j’ai pu échanger au moins un peu avec tout le monde. J’ai également apprécié la façon dont les délibérations se sont déroulées, dans le respect et la bonne humeur. Et bien sûr, j’ai beaucoup aimé nos rencontres et nos échanges post-délibérations, le plus souvent un verre à la main ! Ce qui tend à expliquer mon manque de sommeil et ma fatigue, j’en ai bien conscience…

Crédit photo France Inter

Le jury et l’équipe de l’émission « On va tous y passer »

La découverte des coulisses de la radio s’est également révélée plutôt amusante et intéressante. Chaque fois que j’écouterai la radio je ne pourrai dorénavant m’empêcher de penser à toute l’organisation qu’il y a derrière, à la gestion quasi chirurgicale du temps d’antenne, et aux lumières rouges du « on air » !

Pour finir, je rentre chez moi avec d’énormes envies de lecture ! Plus que jamais je suis convaincue d’avoir fait le bon choix en prenant toujours la voie des mots. Ou la voix des mots, ça marche aussi ! Je me félicite d’avoir cédé aux appels de la lecture et de l’écriture, plutôt qu’à une éventuelle carrière traditionnelle et plus lucrative. Cette formidable aventure ne fait que confirmer l’importance de la littérature à mes yeux, et son indispensable nécessité à mon quotidien.

Comme l’a si justement écrit Mabanckou à l’occasion du Livre Inter, :

Je sais à présent que chaque livre recule les ténèbres des préjugés et amoindrit la tentation de l’intolérance.

11 Responses »

    • J’ai oublié d’en parler dans le billet, mais j’ai vraiment bien fait de partir un jour plus tôt puisque mon train a eu 2h30 de retard samedi… Un « accident de voyageur » donc pas de la faute de la sncf, mais sur le moment j’étais bien contente d’avoir pris de l’avance !

      Pour le reste, je prends n’importe quel poste qui consisterait à parler bouquins toute la journée et à boire du champagne le soir venu :D

  1. Merci du partage. Je suis jalouse de ta rencontre avec Alain Mabanckou et Daniel Pennac. Par contre, je n’arrive pas à avoir envie de lire le lauréat, je n’aime pas du tout les westerns.

    • Avant de commencer ma lecture j’étais persuadée que je n’aimerais pas, le western n’étant pas du tout mon truc non plus ! Et finalement j’ai adoré, parce que c’est vraiment très bien écrit mais aussi parce que ce n’est pas tellement un western et tant mieux. Il y a des chevaux et des cowboys bien sûr mais ça n’a rien à voir avec l’idée que je me faisais du western (et comme je n’aime pas j’y connais rien et je suis certainement pleine d’a priori en plus…). Céline Minard a réussi à me faire adorer un roman que je pensais détester, je l’ai remerciée pour ça :)
      Je ferai un billet pour détailler un peu plus.

  2. Ahh, j’ai pensé à toi la S dernière en entendant Mabanckou invité de la matinale d’Inter à l’occasion de la remise du Livre Inter 2014 ! Entendre les jurés, l’auteur, Mabanckou et Pennac, ça donnait terriblement envie de participer à ce genre d’aventures :)
    Idem, le résumé du livre lauréat ne m’a pas particulièrement donné envie de le lire, en revanche, les commentaires entendus à son propos, oui :)

    très jolie citation , ds ton billet :)

  3. ah, et puis quant à la question de « comment lire plus » qd on n’a pas une bibliothèque immense sous la main, la liseuse est vraiment un moyen extraordinaire d’y parvenir . Réfractaire au départ et convaincue par une libraire (!!) , je n’ai aucuns regrets. Confort de lecture (liseuse , ce n’est pas synonyme de tablette)aussi bon que sur un livre papier, facilité des prêts de livres (plus besoin d’attendre le courrier, un mail suffit) , et puis ça n’empêche absolument pas de continuer à acheter des livres papier. Ceux qu’on a adorés, ceux qu’on souhaite offrir …les occasions ne manquent pas . Dernier avantage, mais non des moindres avec une belette et un poussin à proximité : on ne perd plus sa page!! (et ça, ça veut dire qu’on peut lire même qd on sait que c’est juste pr 2min …) .

    • Je me suis mise à la liseuse il y un peu plus de 2 ans, et je suis une convaincue aussi ! Et pareil, au départ je n’étais vraiment pas sûre d’adhérer… mais j’adore! Je m’en sers beaucoup pour choper les grands classiques gratuits, c’est bien pratique :)

      Par contre j’avoue que j’ai bien aimé lire les 10 romans de la sélection en « vrais livres » et ça m’a donné envie de rééquilibrer un peu en faveur du papier ! Même si effectivement Belette a une fâcheuse tendance à chiper le marque-page… et que ma bibliothèque risque d’arriver à saturation !
      Encore une fois, tout est une question d’équilibre ;)

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