De la draisienne au vélo de grand : expérience réussie !

De la draisienne au vélo de grand : expérience réussie !

Mon Poussin sait faire du vélo ! Hhiiii !!! Comme un grand, sans roulettes, sans être tenu et sans soucis !

Je suis ultra fière de lui, vous l’aurez remarqué, mais je suis aussi hyper impressionnée ! Poussin a eu son vélo samedi après-midi, et 4mn après s’être installé dessus il se débrouillait déjà comme un chef. Son papa a pu tout de suite lâcher la selle qu’il tenait par mesure de précaution, et notre petit garçon s’est élancé comme un grand dans le jardin. Alors qu’il n’était jamais monté sur un vélo ! Le secret de Poussin, c’est qu’il a commencé par la draisienne.

Rapide topo sur la draisienne pour celles et ceux qui ne connaissent pas le principe : il s’agit d’un vélo à 2 roues, mais sans pédales. L’enfant pousse donc avec ses pieds pour avancer, et lorsqu’il a assez d’élan il relève les pieds, se retrouvant ainsi en équilibre. Un enfant qui maîtrise bien l’engin peut donc aller très vite et faire quelques frayeurs à ses parents ! Certaines draisiennes sont munies de freins, d’autres non, auquel cas l’enfant ralentit ou s’arrête en utilisant ses pieds. La draisienne est donc une véritable source d’amusement et permet aux petits de se dépenser bien comme il faut ! L’objectif est également d’apprendre l’équilibre aux enfants. En effet, si mes explications sont assez claires, vous pouvez visualiser un marmot à toute allure sur un vélo sans pédales, et imaginer que l’exercice demande un certain sens de l’équilibre !

L’équilibre, c’est ce qu’il faut pour faire du vélo comme un grand. Classiquement, les enfants apprennent à pédaler sur des vélos avec des petites roulettes, puis les parents enlèves les roulettes. Généralement l’enfant doit ensuite apprendre à tenir en équilibre sur son vélo. C’est là que le parent dévoué court en tenant l’arrière du vélo, jusqu’à ce que le gnome accepte d’être lâché ! Ce qui prend plus ou moins de temps. Et donc plus ou moins de crises, de disputes, de gamelles éventuellement, et bien souvent de cris, ceux-ci émanant autant de l’enfant que du parent ! Il y a quelques années Bénabar avait d’ailleurs fait une chanson là-dessus. Bref. En fait, le truc, c’est que l’apprentissage de l’équilibre est plus compliqué que le fait de savoir pédaler. Et apparemment, en ce qui concerne le vélo, commencer par apprendre le plus facile et finir par le plus compliqué, ce serait moins efficace que l’inverse. C’est la qu’intervient la draisienne ! En permettant de maîtriser d’abord l’équilibre, elle simplifierait grandement l’apprentissage ultérieur du vélo.

Nous avons découvert tout ça lorsque Poussin était bébé, et c’est ainsi que nous avons commencé par lui offrir une draisienne. C’était pour le Noël juste avant ses 2 ans. Au début c’était plutôt drôle, puisque Poussin était assez pataud et qu’il n’osait pas trop avancer. Il marchait tout doucement, une jambe de chaque côté de sa draisienne, et mettait des plombes à faire 5 mètres ! Heureusement, à l’époque nous étions certes en ville mais nous avions une énorme terrasse. Il pouvait donc s’entraîner facilement, sans nous obliger à tout trimbaler jusqu’au square le plus proche ! D’autant qu’à ce moment-là j’étais, au choix, en toute fin de grossesse ou accompagnée d’une mini Belette en écharpe ! Il a fallut quelques mois à Poussin pour oser se lancer, et c’est finalement un peu avant ses 3 ans qu’il s’est vraiment lâché en draisienne. Entre temps nous avions déménagé et c’est sur les routes de campagne qu’il a vraiment appris à foncer et à rouler en équilibre. Un vrai régal pour lui !

Il a ensuite découvert les pédales petit à petit, par d’autres moyens. Mais il n’a jamais fait de vélo avec des petites roulettes. Dans la cour de son école il a pu tester des sortes de tricycles et de voitures à pédales, puis à la maison il a eu un tracteur d’extérieur sur le même principe. Au début, par facilité, il s’en servait comme d’une draisienne, en poussant avec ses pieds et en ignorant les pédales. En plus, pas de bol pour lui, notre jardin est loin d’être plat. Pas facile de pédaler sur de l’herbe pleine de bosses et de faux plats ! Mais enfin Poussin a fini par avoir un déclic, il a décidé de faire un effort et il a réussi. Si l’on devait comparer, il a donc appris à pédaler un peu plus tard que la majorité des autres enfants, mais en maîtrisant déjà bien l’équilibre. Il savait que ces  2 notions acquises, il pourrait faire du vélo comme un grand. Il était donc en demande depuis quelques semaines, et nous lui avons fait la surprise de lui en offrir un samedi !

C’était vraiment impressionnant de le voir si vite à l’aise, et de constater que son expérience avec la draisienne lui a été si bénéfique ! Nous n’avions pas de gros doute quant au fait que l’ordre équilibre puis pédales était finalement le plus logique, mais nous avons été soufflés de voir à quel point ça a marché pour Poussin ! Je repense à toutes ces personnes qui nous ont regardé bizarrement lorsqu’elles ont vu notre petit garçon sur un vélo sans pédale, et qui nous ont pris pour des extravagants complètement frappés quand nous leur avons expliqué le pourquoi du comment… Et ça me rend encore plus fière de mon Poussin ! Je n’avais pas tellement percuté avant de le voir sur son vélo de grand, mais l’avantage d’être déjà habitué à la vitesse c’est qu’il n’a pas peur. En draisienne on va quand même beaucoup plus vite qu’avec des petites roulettes, donc forcément ensuite on appréhende beaucoup moins la sensation de liberté et de vitesse induite par le vélo. C’est d’autant plus frappant que Poussin n’est pas d’un naturel très téméraire, c’est vraiment mignon de le voir si à l’aise sur la route !

Ces petits chemins qui sentent la noisette...

Pas du tout stressant, de le voir rouler droit devant et de plus en plus vite !

Cette expérience plus que réussie nous encourage évidemment à suivre le même chemin avec Belette ! Elle est d’ailleurs équipée en draisienne depuis quelques mois, et même si elle ne relève pas encore les jambes pour se mettre en équilibre, elle va de plus en plus vite en poussant sur ses pieds ! D’ici la fin de l’été je pense qu’elle aussi dévalera les chemins de campagne à toute allure et que mon coeur fera des bonds énormes en la regardant !!!

3 Responses »

  1. Au début, je pensais que la draisienne était un gadget et j’ai vu des enfants faire au parc, ça a l’air vraiment très bien pour apprendre le vélo! Du coup, on compte en prendre une pour le petit, je ne doute pas que la grande lui piquera de temps en temps, ça fera d’une pierre, deux coups.

  2. C’est vrai qu’avant de voir faire les enfants on peut avoir des doutes. Ce qui est sympa c’est qu’en plus d’être un bon point de départ pour le vélo, la draisienne en elle-même est un super jouet ! Les enfants adorent, surtout quand ils peuvent aller vite ! :)

  3. On va s’équiper d’une draisienne (Quelle est la prononciation ? Sssee ou zzee ??) et ton article me réconforte encore plus !
    On va tet même nous en donner une :)
    Mais à Paris où faire du vélo et draisienne en toute sécurité… that is another question !

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