Promenons-nous

Promenons-nous

Les vacances touchent à leur fin, nous sommes rentrés ce week-end, il fait presque frais, il commence à faire sombre alors qu’il est à peine 21 heures… mais sinon tout va bien et je ne m’éterniserai pas sur ces affreuses nouvelles ! Je vais plutôt vous parler des jolies balades que j’aime faire avec les enfants.

Quand Poussin était tout bébé, les promenades sont très vite devenues indispensables à ma survie de jeune maman ! Parce qu’il n’y avait vraiment qu’en écharpe de portage et en mouvement qu’il arrivait à trouver le sommeil dans la journée… Dans la maison ça n’allait pas, il fallait vraiment qu’on marche à bons pas pour que ça lui convienne et qu’il se calme… Alors très vite, j’ai pris l’habitude d’aller me promener avec mon poussin-kangourou. C’était chouette parce que ça faisait vraiment retomber toute la pression que j’avais accumulée au cours de la journée, et mine de rien ça me permettait de retrouver un sentiment de liberté. Je prenais l’air, j’avais un contact privilégié avec mon bébé dont je pouvais bisouiller les cheveux, et j’étais libre de penser à tout ce que je voulais sans avoir rien d’autre à faire que de marcher. J’ai parcouru des centaines de fois toutes les rues du centre ville de Nantes, et ça reste un merveilleux souvenir !

Maintenant je voyage léger et ce sont eux qui portent !

Maintenant je voyage léger et ce sont eux qui portent !

En famille, un peu plus tard, c’est en poussette que nous parcourions les mêmes rues le samedi et le dimanche. Là aussi les promenades nous permettaient de souffler un peu. Poussin était captivé par tout ce qui l’entourait, puis s’endormait, pendant que son papa et moi discutions. C’était notre activité préférée pour avoir un peu de répit en fin de journée quand la sieste avait été catastrophique !

Quand Poussin a commencé à marcher et à parler, les balades sont devenues moins reposantes mais beaucoup plus ludiques. On en a toujours profité pour discuter, lui faire découvrir de nouvelles choses, répondre à ses questions. Depuis, Belette a rejoint l’univers des gnomes curieux et les balades sont toujours aussi enrichissantes. Ce sont toujours des moments propices à la réflexion et à l’échange. Les enfants savent que je suis complètement disponible pour eux, que nous sommes tous détendus, et c’est l’occasion de parler, questionner encore plus que pendant le quotidien.

Nous observons la nature, et toutes sortes de questions leurs viennent à l’esprit : et pourquoi ces fleurs sont comme ça, et comment les oiseaux apprennent à voler, et pourquoi on dit la Grande Ourse, etc etc… D’autres questions plus générales émergent aussi parfois : pourquoi les filles n’ont pas de barbe, comment les rennes du Père Noël peuvent-ils voler, jusqu’à quel âge on peut vivre… Parfois on est beaucoup moins sérieux, et comme on est tout seuls au milieu d’un champ on peut chanter à tue-tête des chansons de Noël en plein mois de juillet, ou s’amuser à parler de prouts, ou encore crier très forts « les roses de l’Europe sont le festin de Satan » comme Brigitte Fontaine. (C’est à la fin d’un album de Noir Désir qu’on écoute dans la voiture… ) Je n’avais pas précisé, mais évidemment les promenades en pleine campagne ont ça de chouette que personne ne nous entend, et surtout elles n’obligent pas à faire attention aux voitures et à se tenir par la main. C’est aussi pour ça que souvent les enfants courent devant, puis reviennent vers moi avant de repartir, et qu’ils me font penser à un jeune chiot qui au final galope trois fois plus que son maître !

promenadechamps

J’aime vraiment ces moments passés ensemble et la complicité qu’on y développe. J’y retrouve cette sensation de liberté que j’avais au tout début avec mon bébé sur le ventre. Je ne peux plus me laisser aller dans mes pensées comme il y a cinq ans, mais je mesure le plaisir de me sentir épanouie avec mes deux lutins plein de malice et de joie de vivre, c’est tout aussi bon !

Il me faut également souligner que bien souvent le chat nous suit en promenade. Seulement le pauvre est un peu roublard, et j’ai remarqué que lorsqu’on s’éloigne trop de la maison il miaule comme un perdu… On a beau lui répéter qu’il n’a qu’à rebrousser chemin pour rentrer, ce nigaud préfère rester avec nous, quitte à miauler, miauler, miauler…

Et bien sûr, les balades sont aussi une merveilleuse occasion de ramasser des milliers de petits trésors à se fourrer dans les poches. Ou a refiler à ses parents, toujours ravis de porter doudous, bâtons, cailloux trop jolis, glands et feuilles mortes ! Ensuite on les entasse à la maison, et il arrive même qu’on s’en serve pour faire des travaux manuels.

C'est de l'art éphémère !

C’est de l’art éphémère !

3 Responses »

  1. Vous n’avez plus un chat mais un chien, à présent :) Nino vous suivra jusqu’à Paris à patounes s’il le faut !
    Il risque de ne plus avoir de voix, le pauvre matou !
    Avec Belette, vous n’avez pas dû marcher en écharpe pendant des heures pour qu’elle trouve le sommeil également ? Ou est-ce réservé seulement aux ainé-e-s ;-P ? Ou bien avoir un-e second-e nous prépare au pire et finalement le pire n’est pas si pire ;)
    Bonnes balades à vous et ce n’est pas fini encore la nuit ne tombe qu’à 21h30 :)

    • Avec Belette au tout début c’était moins corsé pour l’endormissement… mais entre 3 et 6 mois elle ne s’endormait que si je gardais MA main sur son front ! La bourriquette avait des crises de larmes avec énormes sanglots à s’en faire vomir si son père essayait de l’endormir (donc on a vite laissé tomber) et qu’elle savait que j’étais dans l’appart… Mais il n’y a eu aucun problème le seul soir où je n’ai pas été là (alors que je stressais à mort).

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