Il, Elle, On grandit !

Il, Elle, On grandit !

Ils grandissent. Tout le temps, sans arrêt ! Les années passent et ils n’en finissent pas de grandir !
Je pensais que ça se tasserait avec le temps, que le rythme ralentirait un peu, que ça irait moins vite que quand ils étaient bébés… mais non !

Leurs pantalons finissent toujours par leur remonter sur les chevilles, leurs manches se raccourcissent (ah ben non, en fait, ce sont leurs bras qui s’allongent !), et si on ne réagit pas assez vite, ce sont leurs nombrils qui dépassent immanquablement de leurs t-shirts.
Et ça ne s’arrête pas là ! Dans leurs petites têtes aussi ils grandissent (têtes plus si petites que ça d’ailleurs, si on en juge par les bonnets qu’on n’arrive jamais à garder bien longtemps).

Belette a déjà cinq ans, et dépasse d’une bonne tête tous ses petits camarades du même âge. Le jour de la rentrée, la nouvelle maîtresse lui a demandé si elle était en grande section ou en CP… loupé, Belette entrait en moyenne section ! Et son envie d’apprendre grandit en même temps qu’elle. C’est ainsi qu’elle est « entrée dans la lecture », comme on dit. Toute seule, cet automne. J’ai découvert ça par hasard, alors qu’elle jouait avec son frère et qu’elle lisait parfaitement des syllabes écrites au tableau. Depuis, elle ne s’arrête plus. A force de lire tout ce qui lui tombe sous la main, elle sait lire presque couramment. D’ailleurs, plus tard, comme métier, elle veut faire lectrice ! Une idéaliste, ma fille ! Et elle écrit, aussi. En s’appliquant, parce que c’est comme ça que fait Belette, pour tout. Elle s’applique, elle prend le temps de faire les choses parfaitement, elle se concentre et elle persévère. Elle passe des heures à installer ses jouets dans la position exacte qu’elle a en tête. Méthodique, appliquée, elle passe des heures à coller des petits autocollants pour faire de la mosaïque, à monter des Lego ou à colorier sans déborder, et elle ne s’arrête que lorsqu’elle a terminé.
Autonome, déterminée, rigolote (certaines de ses grimaces arrivent à me faire pouffer même quand je suis passablement agacée), toute douce. Belette est tout ça à la fois, et même si ça me donne parfois le tournis de la voir grandir si vite, c’est si bon de la voir s’épanouir un peu plus chaque jour !

Dans le genre « je grandis et bientôt je vous dépasserai tous de deux têtes », j’appelle maintenant le Poussin. Sept ans, des dents définitives qui poussent, poussent, poussent et qui lui feront bientôt un vrai visage de grand, et une imagination sans limites. Poussin invente, bidouille, démonte tout un tas d’objets pour voir comment ils sont faits dedans (la preuve ultime qu’il est bien le fils de son père !), et pose mille questions à la minute. Ce gosse s’intéresse à tout, et chaque jour lui offre de nouvelles découvertes. Quand il n’est pas occupé à imaginer le trajet qu’il pourrait prendre pour faire le tour du monde en passant par le Kazakhstan, Saint-Malo et le Japon, il nous demande comment on peut inscrire de la musique sur un CD. Ou comment c’était avant le Big Bang. En classe, quand il a dix minutes devant lui parce qu’il a terminé son travail rapidement, il fabrique des bidules avec du papier, trois tonnes de colle et quelques trombones. Hier, mon fils a par exemple débarqué dans le hall de l’école avec… un terrier à doudous ! Un brin encombrant, certes, mais ça il s’en fout Poussin. Scientifique, sensible, curieux et poète. Une tornade bouillonnante qui finit toujours par venir se blottir contre moi, un doudou à la main et les yeux plein d’amour.
Le reste du temps, il lit. Quatre fois le même bouquin, parfois. Et dans des positions toujours plus étranges les unes que les autres : à quatre pattes dans sa chambre, en boule dans le hamac, accroupi sur le canapé… Tout en se rêvant astronaute (il ne cesse de se trouver des points communs avec Thomas Pesquet), pizzaïolo ou chocolatier au Japon.

Et nous, pendant ce temps-là, on les regarde, on les accompagne et on les aime. En prenant un petit coup de vieux quand Poussin s’exclame en parlant de telle ou telle chose que « c’est un vieux truc de l’époque des années 80″… On trie les vêtements devenus trop courts, on leur achète de nouvelles chaussures, et surtout on profite des avantages d’avoir de « grands » enfants. On sirote un café tranquillou pendant qu’ils jouent, on programme des vacances qui bougent un peu plus, et on ne craint même plus les voyages un peu long. :-)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *