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Dix ans !

Dix ans !

Il y a dix ans  nous étions jeunes, nous étions beaux, nous étions frais, confiants et déjà très amoureux. Alors nous avons lancé quelques invitation, nous avons mis de jolis habits, et nous nous sommes mariés. Comme ça, juste parce qu’on en avait envie !
Je résume beaucoup, mais l’idée est là. Je passe sur l’envie de simplifier notre existence administrative, de porter le même nom que nos futurs enfants, et de s’amuser un peu. Je passe aussi les centaines d’essais pour faire de jolis faire-parts et sur la cire brûlante renversée sur mon index en fermant les enveloppes, sur les heures passées à comparer les petites pochettes pour mettre les dragées (surtout que personnellement j’ai toujours trouvé ça niais les dragées) et  enfin, je vous épargne les joies du plan de table. Bref, c’était un jour joyeux et plein de douceur. Nous n’avons même pas eu mal avec nos chaussures neuves, nous avons adoré notre mariage, et je crois que les invités étaient contents.

Il n’est donc pas question de passer à côté de ce bel anniversaire, sans pour autant en faire des tonnes ! Au programme, ni grande célébration ni cravate et robe de soirée, mais des moments à partager et plein d’occasions de se faire plaisir.

10ans

Comme il aurait été un peu compliqué d’organiser plusieurs week-end en amoureux cet automne, notre week-end d’anniversaire sera inclus dans notre traditionnel week-end d’automne. Vous savez, ce fameux week-end prolongé que nous nous offrons chaque année, et qui nous fait un bien fou (j’en parlais là, là, ou encore là et là). Cette fois c’est à Berlin que nous passerons 5 jours, début octobre. Je suis particulièrement contente que ce séjour coïncide avec nos dix ans de mariage, parce que Berlin nous attire depuis plusieurs années, et que nous avons mis beaucoup de temps à concrétiser cette envie. D’autant que j’avais adoré cette ville il y a presque 20 ans en y allant pour un voyage scolaire, et que j’ai toujours voulu y retourner. Sans parler de mon petit faible pour l’allemand, même si j’ai toujours été une buse et que je serais bien incapable de tenir une conversation (mon grand-père n’avait peut-être pas tord, allemand LV1 c’était pas l’idée du siècle !).
Pour que ce séjour soit un vrai cadeau d’anniversaire, et pour nous faire encore plus plaisir, nous y avons inclus à notre programme une soirée à la Philarmonie de Berlin. Bon, ça aussi on l’aurait peut-être fait même sans anniversaire, parce qu’après le concert du Nouvel an de Prague, le Musikerein de Vienne et l’opéra de Budapest on ne pouvait pas passer à côté de la Philarmonie ! Disons que cette fois on s’est un peu lâchés sur le budget en optant pour des places de catégorie je-ne-sais-plus-quelle-lettre, mais il y a des chances qu’on puisse compter les poils de nez du premier violon !
Et puis, comme pour chacun de nos week-end d’automne, ce sera l’occasion de passer du temps ensemble, sans aucune contrainte. Découvrir de nouveaux endroits, flâner en amoureux, rire bêtement pour trois fois rien : je crois que c’est un bon résumé de ce qu’on aime faire en vacances !

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En attendant de faire nos bagages, nous avons également prévu de fêter notre anniversaire le jour J, c’est-à-dire ce soir. Et le jour J+1, aussi, parce qu’on ne rate jamais une occasion de se faire plaisir !
Ce soir, nous avons prévu un petit repas amélioré, avec les enfants. Nous leur avons demandé ce qu’ils aimeraient manger d’un peu exceptionnel et surtout qui leur fasse plaisir… et nous avons beaucoup ri en écoutant leurs réponses : » des oeufs à la coque », « des pâtes », « ou sinon des carottes râpées », « peut-être des frites »… Finalement on mangera des pâtes, mais améliorée ! Et il y aura du chocolat pour le dessert.

Nous remettrons ça demain soir une fois les enfants couchés, juste en amoureux. Je voulais m’amuser à reproduire plus ou moins le menu de notre mariage, mais d’une je ne me souviens pas exactement de tout, et surtout il y a des aliments qu’on a banni de notre alimentation depuis, notamment le foi gras. On se contentera donc de s’en inspirer, et on y ajoutera des figues, parce que les figues c’est vachement bon !

Assistante Maternelle, mode d’emploi

Assistante Maternelle, mode d’emploi

S’il y a bien un sujet qui angoisse les futurs parents, c’est celui du mode de garde ! Dans mon petit coin de Bourgogne, le choix de la collectivité ne se pose que très rarement, puisque les crèches se font particulièrement rares en milieu rural. Les bébés qui ne sont pas gardés à la maison ou chez des proches sont ainsi accueillis par des assistantes maternelles. Un mode de garde qui a l’avantage de proposer un cadre familial aux tout-petits, de permettre une gestion des horaires assez souple, et de créer des liens souvent forts entre le bébé, sa nounou et ses parents.

Oui, mais la nounou, on fait comment pour la choisir ? Comment savoir si cette dame, là, que je vois pour la première fois, saura s’occuper de mon tout-petit que j’aime fort et que j’angoisse déjà de laisser toute la journée ? Comment deviner si cette sympathique nourrice sera toujours aussi gentille et patiente quand l’amour de ma vie sera en plein terrible two et se roulera par terre environ 27 fois par jour ?

BébésTapis

C’est certain, recruter une assistante maternelle n’est pas une mince affaire. Nous ne sommes pas tous à l’aise avec cette idée de recrutement ni avec le statut d’employeur qui l’accompagne. Notons également la difficulté de se projeter alors que notre bébé est parfois encore au chaud dans notre ventre, et l’angoisse de la séparation à venir.
Je vais mettre ici de côté tout l’aspect administratif pour me concentrer essentiellement sur le recrutement en lui-même. Vous trouverez toutes les informations pratiques auprès de votre CAF ou grâce aux fiches conseil d’un site spécialisé. Je vous conseille par exemple ce dossier sur le contrat de travail des assistantes maternelles.

La PMI, le RAM ou même votre mairie vous seront également utiles pour obtenir la liste des assistantes maternelles de votre secteur géographique. Sans oublier le bouche à oreille et les recommandations de vos proches. Un petit détail qui a son importance : avant d’entamer votre recherche, réfléchissez à vos attentes et discutez-en en couple. Mettez-vous d’accord sur ce que vous attendez de votre future nounou, sa façon d’aborder l’éducation (et la votre, au passage, surtout s’il s’agit d’un premier enfant), l’environnement dans lequel vous souhaitez voir évoluer votre bébé, etc. Cela vous aidera à lister les questions que vous poserez ensuite lors des premiers entretiens avec les assistantes maternelles. Sans être non plus complètement psychorigide, vous aurez ainsi une idée des points non négociables et des sujets qui vous tiennent à coeur, de ce qui vous paraît indispensable ou au contraire secondaire.

Un premier contact téléphonique vous permettra ensuite d’effectuer une pré-sélection, en fonction des disponibilités des nourrices et des critères objectifs concernant la logistique, les horaires, etc. Vous pourrez alors rencontrer chaque candidate à son domicile, ce qui vous donnera déjà un bon aperçu de sa façon de travailler et du cadre dans lequel votre bébé sera amené à évoluer. C’est là que vous verrez si le courant passe avec l’assistante maternelle, et que vous pourrez lui poser toutes vos questions. Elle vous parlera également de ses habitudes, des autres enfants dont elle s’occupe déjà peut-être, et pourra vous détailler sa journée-type. A son tour elle pourra vous interroger sur vos attentes et s’intéresser à votre (futur) bébé. Comme vous, la future nounou a tout intérêt à se sentir en confiance et à s’assurer que vous vous entendrez bien. J’ai tendance à penser que sa façon de s’intéresser à votre famille sera justement ce qui pourra le mieux orienter votre choix. Encore mieux, si votre bébé est déjà né, vous verrez tout de suite si ça « collera » entre elle et lui ! N’hésitez pas à programmer plusieurs rencontres avant de valider définitivement votre décision.

A chaque étape du recrutement, mais aussi une fois la garde commencée, le dialogue sera toujours à privilégier. Si c’est primordial pour vous et votre enfant, ça l’est tout autant pour l’assistante maternelle. Toutes celles que j’ai pu rencontrer sont unanimes pour affirmer que la prévention des conflits passe avant tout par une bonne communication. Ce qui est de toute façon valable dans toutes les circonstances, et avec tout le monde !
Au-delà de ces conseils de bon sens, en cas de difficulté ou de doute, des sites comme Objectif Assistante Maternelle peuvent vous apporter une mine de conseils et répondre à toutes vos questions en ce qui concerne l’administratif et/ou le relationnel.

                                                                                                                                                                   Article sponsorisé

Douceur et sérénité

Douceur et sérénité

Cette fin de semaine ressemble un peu à des vacances, ou alors à un grand pont, et c’est fou ce que ça fait du bien ! Les enfants sont à l’école, bien sûr, mais nous, les parents, profitons de trois jours de repos. Il nous reste quelques coups de fil pro à passer et quelques mails à envoyer, mais pour la première fois depuis des lustres nous profitons de grands moments de calme en journée, juste nous deux. Hier nous avons même laissé les enfants à la cantine, juste pour le plaisir de déjeuner en amoureux à la maison, et nous n’avons même pas culpabilisé ! Il faut dire aussi que les enfants adorent manger à la cantine de temps en temps, et qu’hier midi il y avait des lasagnes au menu. Des lasagnes de cantine, certes, mais ils ont eu l’air d’apprécier.

enfantschamps

On a bien essayé de les perdre dans les champs, mais ils ont réussi à trouver la sortie :-)

Mine de rien, ces quelques jours de pause sont amplement mérités. Depuis quelques mois, et surtout ces dernières semaines, nous avons eu à subir une dose de stress plutôt élevée. Principalement des histoires de boulot, mais avec en plus quelques petites inquiétudes diverses et variées histoire de pimenter un peu le tout. Par exemple, notre crédit-auto qui a mis des semaines à se débloquer, et notre inquiétude de ne pas recevoir les fonds à temps… Pour apprendre finalement que la banque avait juste oublié de traiter notre dossier ! Heureusement ils ont rapidement réparé leur erreur et on a tout reçu dans les temps pour aller récupérer notre voiture. N’empêche que j’ai passé de longs moments au téléphone et que leur putain de charmante musique d’attente s’est imprimée à tout jamais dans mon cerveau…

Bref, en début de semaine nous avons eu toutes les réponses que nous attendions, des bonnes nouvelles, et une seule journée à mis fin à cinq mois de stress. Les choses s’enchaînant plutôt bien, j’avais une fin de semaine très light, et Papa-des-Champs a trois jours de battement avant de commencer un nouveau boulot. Il va ensuite enchaîner avec deux fois une semaine à Paris pour ce nouveau travail, donc vraiment, ces trois journées de repos sont un petit miracle à savourer. La perspective de deux semaines (heureusement il reviendra le week-end) seule avec les enfants ne m’inquiète pas spécialement, mais ne me réjouit pas vraiment non plus.

Tout ça nous incite à profiter encore plus de nos trois jours off, et du week-end à venir.  Mercredi et jeudi après-midi, nous avons passé beaucoup de temps dehors avec les enfants, sous un beau soleil. Nous avons glandé sur des transats, mais aussi joué au tennis, fait une promenade, goûté dans le jardin, pris un apéro sous les derniers rayons du soleil… De vrais moments de vacances !
Nous avons aussi, et ça c’est totalement fou, fait une vraie sieste pendant que les enfants étaient à l’école. Dormir une heure dans notre lit en début d’après-midi, le truc qui n’était pas arrivé depuis des années et qui fait tellement de bien !

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Définitivement, l’herbe c’est pas terrible pour le tennis !

Si je dois travailler un peu à l’extérieur samedi après-midi, le reste du week-end devrait malgré tout conserver son parfum de vacances. Prendre du temps pour nous, loin de toute contrainte, sera l’objectif principal de ces deux jours en famille. Sans oublier de se faire de grosses réserves de Papa-des-Champs avant de le laisser partir pour cinq jours. D’ailleurs, je le kidnappe déjà samedi soir pour un petit dîner d’amoureux dans notre petit resto du coin préféré !

 

Chat picote un peu…

Chat picote un peu…

Ses gamelles ont été nettoyées et rangées il y a déjà quelques jours, mais je ne me résous toujours pas à refermer sa chatière… Il me reste un tout petit peu d’espoir, et cette chatière en est le minuscule symbole.

NinoCampagne

Notre chat a disparu. Le 18 décembre, nous lui avons grattouillé la tête pour lui souhaiter une bonne nuit, et nous avons été nous coucher en le laissant dans le salon. Le lendemain, c’était le dernier vendredi d’école avant les vacances, et la journée est passée à toute vitesse.  Machinalement, avant le petit déjeuner j’ai versé quelques croquettes dans sa gamelle, sans voir qu’il ne venait pas manger. Puis il a fallut se dépêcher, travailler à la maison et à l’extérieur, passer en coup de vent entre deux trajets pour l’école, et nous n’avons pas vraiment pensé au chat. . Ce n’est que beaucoup plus tard, pendant la soirée, que nous avons réalisé qu’il n’était plus là, et que personne ne l’avait vu de la journée.

Nous l’avons cherché partout. Tard dans la nuit et le lendemain, et encore le surlendemain. Dans tous les recoins de la maison, de la grange, dans le grenier, dans les petites dépendances dans le jardin. Dans les buissons, dans le jardin des voisins qui ne viennent presque jamais, dans les fossés du hameau, dans le hangar agricole d’à côté, dans les champs… Nous avons aussi poussé jusqu’au lavoir, à quelques centaines de mètres. Là où il nous suivait parfois en promenade, en miaulant comme un taré parce qu’il avait peur de trop s’éloigner de la maison. Nous avons scruté tous les fossés de toutes les routes des alentours, même à plusieurs kilomètres. Nous l’avons cherché partout, en vain.

Entre tristesse et découragement, nous avons entendu des histoires de chats qui finissent par revenir. Au bout de deux jours, de trois semaines, de plus d’un mois… Alors même si on n’y croit plus vraiment, il reste une infime petite lueur d’espoir. Le voir débarquer dans le jardin, entendre la chatière s’ouvrir… C’est un peu idiot mais on ne sait jamais.

Les premiers jours ont été très difficiles, maintenant ça picote encore un peu mais ça va mieux. Il nous reste des tonnes de souvenirs, parce que Nino était avec nous depuis presque dix ans. Il avait tout juste deux mois, notre bébé chat, quand il est arrivé dans notre petit appartement près de Paris. Il était là pour notre mariage, pour la naissance des enfants, pour nos déménagements…

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Oui, ses yeux ont changé de couleur avec l’âge !

Il y a eu ses bêtises de chaton, les rouleaux de sopalin mis en miettes dans la cuisine, les stylos planqués sous le canapé, les lacets grignotés, les courses folles sur les murs du salon et le museau dans les toilettes quand on oubliait de fermer les portes… Le fauteuil en osier complètement déchiqueté, les tentatives pour choper la souris de l’ordinateur quand on la faisait bouger… Et puis il s’est assagi, devenant la plus merveilleuse des bouillotte ! Sur nos genoux, contre mon ventre quand j’étais enceinte, parfois sur nos pieds ! Il a été adorable avec nos bébés. Il s’est laissé caresser, tripoter, chatouiller… Il a même supporté quelques tirages de queues et quelques caresses à rebrousse-poils les fois où nous n’avons pas réagit assez vite. Avec les années, il est devenu encore plus paisible. Passant la moitié de son temps à galoper dans le jardin (oui, un chat peut galoper !) et à chasser des mulots, l’autre moitié à se chauffer près du poêle et à siester sur un accoudoir de canapé.

Nino est entré dans nos vies quand nous sommes devenus adultes. C’est peut-être pour ça que son absence est si difficile à envisager.
Evidemment il faut relativiser, parce que bien sûr il y a pire, et parce que l’on sait depuis longtemps que les chats ne sont pas éternels. N’empêche que ça picote méchamment…