Archives pour la catégorie Pas juste une maman !

Liebster award

Liebster award

La semaine dernière, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que mon blog avait été nominé lors d’un Liebster award, chez Sorryso. J’avoue, je ne connaissais pas vraiment le principe, même si je l’avais déjà aperçu sur d’autres blogs. En gros, il s’agit de faire découvrir de nouveaux blogs. Chaque nominé doit lister 11 faits le concernant, répondre à 11 questions posées par celui qui vient de le désigner, et proposer 11 nouvelles questions à d’autres auteurs de blog.

Déjà j’ai été hyper flattée qu’on pense à moi, et en plus ça m’a permis de découvrir l’univers de Sorryso que je trouve vraiment sympa ! Si vous aimez les blogs plein de bonnes idées et d’activités à partager avec les petits, allez vite y faire un tour ! Je manque un peu de temps en ce moment pour me prêter complètement au jeu du Liebster award, mais j’ai tout de même envie d’y participer parce que je trouve le concept amusant. Je vais donc faire ma rebelle et détourner un peu le principe en répondant seulement aux questions qui m’ont été posées. Pour découvrir les blogs que je prends plaisir à suivre, vous pouvez aller faire un tour dans la rubrique « J’aime les suivre », en bas à droite. Que je prendrai soin d’étoffer prochainement !

Allez, hop, en avant pour mes réponses !

 1. Quelle est l’heure du jour que tu préfères ?
J’aime beaucoup la fin de l’après midi, quand le ciel commence à changer de couleur et que la luminosité décline peu à peu. Selon la saison ça n’arrive pas totalement à la même heure, et je ne peux que moyennement en profiter parce que c’est souvent à ce moment-là qu’il faut enchaîner les douches et la préparation du repas… Mais quand on a le temps j’adore me promener pour profiter de ce ciel changeant, je trouve ça très apaisant.

2. Où es-tu cet été ?
Essentiellement dans mon jardin !

3. Un dessert favori ?
Difficile de n’en choisir qu’un ! J’hésite entre le gâteau froid au chocolat de ma maman, et un yaourt grec avec une bonne dose de caramel au beurre salé dedans.

4. Un artiste que tu voudrais nous faire découvrir ?
Martin Winckler. Il est déjà connu, mais j’invite vraiment ceux qui ne l’ont pas lu à découvrir ses livres. J’aime beaucoup son humanisme.

5. Une ville, ailleurs, où tu pourrais poser tes bagages ?
Prague ! C’est ma ville-fétiche, et j’adore me promener dans les petites rues du centre historique où l’on a parfois l’impression d’être hors du temps. Et sinon bien sûr Nantes où j’ai adoré vivre. Mais le jardin et le calme de la campagne me manqueraient certainement.

6. Combien de temps consacres-tu à ton blog chaque semaine ?
Quelque chose comme 2 heures, à la louche.

7. En ce moment, que lis-tu ?
Les Lumières de Pointe-Noire
, d’Alain Mabanckou. J’adore son écriture et sa façon d’aborder la vie. J’ai eu la chance de passer 2 jours en sa compagnie pour le Prix du Livre Inter, et je l’ai beaucoup apprécié aussi « en vrai ».

8. Quelqu’un qui t’inspire ?
Grande question ! Je vais dire ma famille et mes enfants, parce que même si ce n’est pas très original c’est ce que je ressens. Je me sens beaucoup plus sûre de moi maintenant que je suis maman.

9. Une qualité que tu aimerais développer chez toi ?
L’altruisme. J’admire les gens qui pensent aux autres, et je trouve que malheureusement j’ai parfois un côté un peu snob (que je cache très bien, mais quand même !).

10. L’article dont tu es le plus fière jusqu’à maintenant ?
Etre leur maman, que j’ai écrit il y a presque un an. Je le trouve tout doux et il correspond bien à ce que j’aime partager avec mes enfants : des petits riens du quotidien qui sont finalement ce qui importe le plus.

11. Quelque chose que tu voudrais accomplir cette année ?
C’est difficile parce que 2014 a déjà été une année bien chargée : j’ai eu 30 ans, j’ai eu mon permis et j’ai fait partie d’un jury littéraire ! Si d’ici la fin de l’année j’arrivais à faire un peu décoller ma petite entreprise, ce serait chouette !

Les Mamans gâteaux… et le sexisme banalisé

Les Mamans gâteaux… et le sexisme banalisé

L’année dernière, sitôt notre Poussin à l’école, nous avons découvert l’univers formidable des petits mots dans le cahier de liaison. Et nous avons été horrifiés de remarquer qu’à chaque manifestation organisée par l’école ou par l’association des parents d’élèves, lorsqu’un goûter était prévu, on faisait appel aux « mamans gâteaux »… Comme si seules les femmes étaient foutues de touiller un peu de farine avec 3 oeufs ! Comme si la cuisine c’était forcément une affaire de bonnes femmes. Et surtout de mamans ! Passe encore qu’une jeune fille célibataire ne sache pas très bien cuisiner, du moment qu’une fois mère les fourneaux n’aient plus de secret pour elle…

Quand Papa-des-Champs a rejoint l’association des parents, il n’a pas pu s’empêcher de faire remarquer que « les mamans gâteaux » ça n’allait pas du tout. Mais il a surtout essuyé des rires… Parce que ce n’est qu’une expression. Et que ça ne veut pas dire que les hommes ne font jamais à manger, même si « tu sais ici les gens sont classiques ». Et qu’on ne va pas se prendre la tête avec tes conneries de bobo parisien… Maintenant qu’il est secrétaire de l’assoc et qu’il (ou que je !) rédige les petits mots, cette expression en a bien sûr été bannie. Il n’empêche que verbalement, elle est encore bien trop présente…

Alors oui bien sûr ce ne sont que des mots, et ça n’empêche pas que les hommes aussi passent un coup de balais ou font la vaisselle de temps en temps. Je comprends aussi que dans certaines familles, les horaires ou le mode de vie n’aident pas à l’égalité parfaite. C’est d’ailleurs un peu le cas chez nous, puisque la semaine c’est moi qui dispose le plus du temps nécessaire à la préparation des repas, par exemple. Mais jamais l’un de nous ne considère que certaines tâches sont réservés à l’homme ou à la femme de la maison ! Ce qui m’embête surtout avec ces histoires de mamans et de gâteaux, c’est que ça normalise cette idée que la femme doit faire la cuisine. Je sais bien que ce n’est pas vraiment le rôle d’une assoc’ de parents d’élèves que de faire évoluer les mentalités et les habitudes familiales ; mais je reste convaincue que si notre vocabulaire demeure sexiste, rien n’évoluera jamais. Qu’il s’agisse d’une publicité, d’un message officiel, du discours d’un enseignant ou que je sais-je encore, les mots ont leur importance. Tous à notre niveau, nous ne devrions pas véhiculer que la cuisine est un domaine féminin ! Ce qui est également valable pour le ménage, l’éducation des enfants ou le shopping…

Si je ne vais pas faire changer les mentalités toute seule (ou avec l’aide de Papa-des-Champs), j’essaie donc au moins de faire passer un message plus égalitaire. Et j’ai décidé de m’insurger à chaque remarque de ce genre. Le prochain qui me parle de « mamans gâteaux » je le mords !!! Bon, samedi dernier je n’ai pas mordu a directrice de l’école qui, à l’occasion de la kermesse, a remercié « les mamans qui ont fait des gâteaux »… mais je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter « et les papas aussi » ! Quelques minutes plus tard le dépit s’est tout de même emparé de moi, lorsque la présidente de l’assoc’ a demandé à des « mamans » de tenir les stands de la kermesse… Fort heureusement, quelques papas s’y sont aussi collés !…

Pour le prochain mot, j’hésite entre un message direct comme :
« les papas sont invités à faire des gâteaux »
et un message un peu plus subtil du genre :
« une fois le repassage terminé, la vaisselle essuyée et les chaussettes reprisées, les mamans seront bien gentilles de faire un gâteau »…

Allez Papa, à toi de jouer !

Allez Papa, à toi de jouer !

Ce billet était déjà en grande partie rédigé quand j’ai lu que les ABCD de l’égalité allaient certainement être supprimés, sur décision du Ministère de l’Education… Je n’ai pas encore lu d’article en détail sur ce revirement, mais j’en suis totalement perplexe ! J’espère vraiment que les professeurs des écoles resteront vigilants et que la lutte contre le sexisme restera un de leurs objectifs. J’aimerais beaucoup vivre dans un monde où ce chemin vers l’égalité soit naturel et où les profs n’aient pas besoin qu’on leur dise d’y être attentifs. Il faut croire que malheureusement tout ne soit pas si simple, c’est pourquoi nous redoublerons de vigilance à la maison !

L’aventure Prix du Livre Inter 2014

L’aventure Prix du Livre Inter 2014

J’avais promis un compte-rendu : le voici !

J’écris ces quelques lignes (du moins je commence) à chaud, puisque je suis maintenant dans le train qui me ramène chez moi. Encore sous le coup de l’émotion et du manque de sommeil !
Je ne vais pas vous livrer un témoignage chronologique, qui risquerait d’être ennuyeux à lire mais aussi à écrire… Ce billet sera donc à l’image de mon expérience du Livre Inter : foisonnant et multiple !

Le meilleur souvenir de ces deux jours hors du temps restera celui d’une formidable aventure humaine. J’ai passé de magnifiques moments entourée des autres membres du jury, du « staff » France Inter, ainsi que des écrivains présents. Je pense principalement au charismatique Alain Mabanckou, qui nous a véritablement enchantés par sa prestance, son humour et sa bienveillance ; mais aussi à Céline Minard, lauréate 2014 du prix. ( Je reviendrai dans un prochain billet sur son magnifique Faillir être flingué, que j’ai adoré.) J’ai été touchée par son côté très réservé et un peu mal à l’aise au premier abord, et  je me suis reconnue dans sa façon d’être beaucoup détendue une fois en confiance. C’était vraiment chouette de la découvrir pleine d’humour et de pouvoir discuter en toute simplicité. Enfin, je ne peux terminer ce passage sur les écrivains sans vous dire la joie que j’ai eue de rencontrer Monsieur Pennac ! Charmant et malicieux, exactement comme je l’imaginais. J’ajoute une mention toute particulière à Jacques A. Bertrand, auteur véritablement savoureux et grand monsieur, plein d’humanité et de classe.

Ma rencontre avec les jurés aura également marqué mon séjour. Souvent peu à l’aise au milieu d’inconnus, j’ai été étonnée et ravie de me sentir si rapidement en terrain ami ! L’organisation de ces deux jours nous a permis de vite sympathiser et de discuter avec tout le monde ou presque. J’avais un peu peur de l’effet « petits groupes dans le grand groupe » mais finalement j’ai pu échanger au moins un peu avec tout le monde. J’ai également apprécié la façon dont les délibérations se sont déroulées, dans le respect et la bonne humeur. Et bien sûr, j’ai beaucoup aimé nos rencontres et nos échanges post-délibérations, le plus souvent un verre à la main ! Ce qui tend à expliquer mon manque de sommeil et ma fatigue, j’en ai bien conscience…

Crédit photo France Inter

Le jury et l’équipe de l’émission « On va tous y passer »

La découverte des coulisses de la radio s’est également révélée plutôt amusante et intéressante. Chaque fois que j’écouterai la radio je ne pourrai dorénavant m’empêcher de penser à toute l’organisation qu’il y a derrière, à la gestion quasi chirurgicale du temps d’antenne, et aux lumières rouges du « on air » !

Pour finir, je rentre chez moi avec d’énormes envies de lecture ! Plus que jamais je suis convaincue d’avoir fait le bon choix en prenant toujours la voie des mots. Ou la voix des mots, ça marche aussi ! Je me félicite d’avoir cédé aux appels de la lecture et de l’écriture, plutôt qu’à une éventuelle carrière traditionnelle et plus lucrative. Cette formidable aventure ne fait que confirmer l’importance de la littérature à mes yeux, et son indispensable nécessité à mon quotidien.

Comme l’a si justement écrit Mabanckou à l’occasion du Livre Inter, :

Je sais à présent que chaque livre recule les ténèbres des préjugés et amoindrit la tentation de l’intolérance.

Paris, me voilà ! Livre Inter 2014

Paris, me voilà ! Livre Inter 2014

Et oui, le jour J approche à grands pas puisque c’est samedi que je décolle prends le train pour Paris. Petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi, cette année j’ai l’immense joie d’être dans le jury du prix du livre Inter ! Les délibérations auront lieu dimanche et le lauréat sera révélé lundi matin à la radio, mais je fais un peu de rab’ (et j’anticipe un éventuel problème de train) en quittant ma campagne un jour plus tôt. L’occasion pour moi de faire une ou deux expos et de m’alcooliser un peu en visitant quelques bars ! Les enfants et Papa-des-Champs vont beaucoup me manquer pendant ces 3 jours et 3 nuits (je n’ai jamais quitté les enfants aussi longtemps, gloups !) mais la perspective de passer du temps pour me faire plaisir à moi et rien qu’à moi est tout de même plaisante !

Jusqu’à présent, l’expérience du Livre Inter est tout simplement passionnante. Je l’avais déjà évoqué, mais tant pis je me répète, c’était véritablement grisant de recevoir les 10 livres de la sélection ! J’ai tellement aimé que j’ai été jusqu’à réorganiser un peu ma bibliothèque pour leur trouver une place ! Oui, je suis un peu tarée, mais je les voulais côte à côte, tous ensemble bien alignés… C’était chouette aussi de se demander par lequel commencer, et comment les enchaîner. J’ai choisi de les alterner selon leurs épaisseurs et selon leurs possibilités de me plaire. Alors bien sûr, et je vais y revenir, la première impression laissée par la quatrième de couverture est souvent loin d’être la bonne… Mais je voulais éviter de me retrouver à la fin avec seulement des livres qui ne me tentaient que moyennement. En ce qui concerne la taille des bouquins, j’ai essayé de faire en fonction de mes occupations : des livres courts pour les semaines ultra chargées, des plus longs pour les vacances. Finalement cette organisation s’est révélée plutôt efficace puisque j’ai terminé mes lectures il y a une semaine, et donc largement dans les temps.

Evidemment, parmi les 10 livres retenus, certains m’ont laissée plus ou moins indifférente. Certains m’ont déçue, parce qu’en lisant leur présentation je m’attendais à mieux. Mais d’autres m’ont enchantée. Quelques uns m’ont même vraiment surprise, et je les ai trouvés excellents alors que je pensais ne pas les aimer. C’est exactement ce que je recherchais en participant à cette aventure ! Que la littérature me surprenne et qu’elle me montre à quel point mes idées reçues ont parfois besoin d’être balayées ! J’étais persuadée de découvrir de nouveaux auteurs, et je n’ai pas été déçue. J’ai beaucoup aimé découvrir des écrivains que je n’aurais sans doute jamais lus sinon. Et si j’ai moins accroché (voire pas du tout) avec certains romans, dans l’ensemble j’ai trouvé que chacun avait des qualités, soit au niveau de l’intrigue soit en ce qui concerne l’écriture. Je n’ai pas eu l’impression d’être flouée avec de gros navets ! Les aimer ou pas, c’est aussi une question de goût et de sensibilité après tout.

Cette expérience m’aura également permis de poser un regard éclairé sur ma propre relation à la lecture. J’ai pu m’interroger sur ce qui était important pour moi et sur mes attentes en tant que lectrice. Moi qui avais tendance à ne pas lire beaucoup de mes contemporains, j’ai décidé de m’y mettre un peu plus ! Je suis consciente que je ne pourrais bien sûr pas tout lire et que tous les ans je passerai à côté de certaines pépites, mais j’ai envie de me donner plus de chances d’en dénicher ! Il faudrait d’ailleurs que je trouve une bibliothèque pleine de nouveautés si je ne veux pas me ruiner… Surtout que j’ai aussi décidé de lire plus !

J’attends donc avec impatience de rencontrer les autres jurés, l’écrivain Alain Mabanckou (notre président cette année), ainsi que toute l’équipe de France Inter qui gère le Prix. J’ai hâte de savoir ce que les autres ont pensé des 10 livres en compétition, et je suis curieuse de savoir qui sera le lauréat cette année ! Et bien sûr, je sautille d’avance à l’idée de participer aux festivités « 40 ans du Livre Inter » ! Surtout depuis que j’ai trouvé ce que j’allais mettre, même si je n’ai pas encore totalement tranché sur la question des chaussures… Je ne vous le cache pas, j’ai également une petit appréhension concernant les débats. J’espère trouver les bons mots pour soutenir « mon » livre préféré, et j’ai déjà listé quelques arguments en sa faveur.

Je pars malgré tout confiance, et persuadée que tout ira bien ! Les quelques contacts que j’ai eus avec l’assistante de France Inter me confortent d’ailleurs dans cette idée. L’organisation a l’air parfaite et les jurés sont choyés ! J’ai également eu mon petit quart d’heure de gloire au village, dans un premier temps grâce aux voisins qui ont entendu mon nom à la radio lors de l’annonce du jury, puis lorsque le journal local a publié mon interview ! Avec photo (de toute beauté…) s’il vous plaît  ! Dans un village de 350 habitants, et avec un mari adjoint au maire, une demi-page dans le Journal du Centre ça ne passe pas inaperçu :-)

Voilà, il me reste quelques jours pour relire mes petites fiches de lecture et être fin prête. Le nom du lauréat du Prix du Livre Inter 2014 sera annoncé lundi matin dans le journal de 8h. Si vous en avez l’occasion, je vous invite à écouter la radio à ce moment-là ! Et même toute la journée du lundi 2 juin, puisque le Livre Inter sera à l’honneur dans plusieurs émissions. Evidemment, je vous raconterai tout à mon retour !

Image France Inter

Et en plus ils sont beaux !