La cabane (presque) au fond du jardin

La cabane (presque) au fond du jardin

Selon tous les théorèmes en matière d’habitation ainsi que d’après les lois fondamentales qui régissent l’architecture familiale, jardin + enfants = cabane de jardin. C’est comme ça, c’est presque universel, et on ne peut pas lutter contre !

En arrivant dans notre maison il y a un peu plus de quatre ans, avec un gnome de trente mois et une mini-gnome de six mois, nous avions déjà le projet de leur installer une cabane. Sans savoir quand, comment, ni où, mais l’idée était déjà présente dans un coin de nos têtes. Avec un papa menuisier à ses heures perdues, il était par contre évident que cette cabane serait faite à la main ! Le problème, comme toujours, était un gros manque de temps… Le projet a donc un peu tardé à voir le jour.
Quand le moment est venu, Papa-des-Champs (comme toujours avant un grand projet bricolage) a passé pas mal de soirées à regarder / analyser / comparer les différentes créations qu’on peut trouver sur le net. A partir de tout ça, de nos contraintes et de nos envies, il a imaginé notre cabane idéale. A l’origine, elle devait être en bois de palettes. Histoire d’allier récup’ et économies.

Entre temps, la réalisation de notre poulailler, justement en bois de palettes, nous a appris que les palettes c’est cool et gratuit, mais que c’est aussi super pénible et long à démonter. Surtout qu’après les avoir démontées (en faisant beeaaauuuucoup de bruit, donc en dehors des heures de sieste !) il faut encore les raboter, poncer, etc etc. Sachant que Papa-des-Champs est particulièrement minutieux, il était impensable pour lui de faire un truc « à l’arrache ».

Bref, si les fondations sont effectivement composées de quatre palettes posées sur des bastaings et de plots coulés en béton, nous avons finalement changé d’avis pour les murs. A la place, nous avons opté pour de simples planches de volige. Travaillées à la défonceuse, elles s’encastrent les unes dans les autres et assurent un minimum d’étanchéité à la cabane. Dans l’ensemble, nous avons tout de même utilisé le plus possible de morceaux de bois qu’on avait déjà. La porte de la cabane, par exemple, a été faite à partir d’une vieille porte oubliée dans le grenier depuis des lustres.  Le toit est quant à lui recouvert de shingle, posé sur de l’OSB. Voilà pour l’essentiel.

Fondations et ossature de la cabane

Printemps 2015 : Fondations et ossature de la cabane

La construction s’est étalée sur de longs mois (et même sur plus d’un an), essentiellement par manque de disponibilité et par un chantier difficile à mener les mois d’hiver, mais nous sommes vraiment contents du résultat ! Et les enfants aussi ! Le plus gros a été réalisé pendant le printemps et l’été 2015. Il manquait encore quelques éléments assez importants (la porte et des bouts de pignon… on mettait de grosses planches de bois pour pouvoir fermer) mais les enfants pouvaient déjà jouer dedans et y mettre quelques jouets à la fin de l’été. De mon côté j’ai également pu installer la déco intérieure au tout début de l’automne 2015. C’est enfin pendant l’été 2016 que les travaux se sont achevés. Bon, il manque toujours quelques petits détails parce que Papa-des-Champs est un peu fâché avec les finitions (mais il a bien d’autres qualités !) et aussi parce qu’il a toujours d’autres projets en parallèle. Et aussi un travail, et malgré tout droit à un peu de temps libre :-)

Juillet 2015 : ça commençait à prendre forme !

Voici le résultat aujourd’hui :

Novembre 2016

Novembre 2016

Novembre 2016

Novembre 2016

La cabane a donc déjà passé un hiver et une ou deux tempêtes de vent avec brio. Pas d’humidité à déplorer à l’intérieur, et elle est restée debout pendant que quelques arbres, tuiles et porte en tôle du voisinage ont cédé… Nous sommes confiants pour la suite !
Les enfants aiment beaucoup leur petite maison et ont déjà passé de belles heures de jeux à l’intérieur !

"Tea time"pour Belette et sa poupée

« Tea time »pour Belette et sa poupée

Les plans ont évolué au fur et à mesure du chantier, je n’ai donc pas de modèle à vous proposer, mais je peux mettre à disposition de ceux et celles qui le souhaitent un petit mémo sur les différents matériaux de construction et les techniques utilisées. Pour info, les dimensions du plancher intérieur (hors terrasse donc) sont de 240 x 160 cm.

Mon joli sac

Mon joli sac

J’en rêvais depuis des mois, de cette jolie besace en liberty et simili cuir… Au départ je n’avais pas d’idée précise en tête, je me disais simplement que si l’occasion de présentait, je craquerais bien sur ce type de sac. Et puis, au hasard de mes pérégrinations sur Pinterest, je suis tombée sur des modèles qui renvoyaient tous au blog des Les Chiffonneries du Chat et à son tuto trop trop chouette.

Je vous mets déjà un aperçu du résultat final, et je raconte ensuite :

besace

Si je n’ai pas tout de suite saisi l’occasion, acheté mon tissu et empoigné ma machine à coudre, c’est surtout parce que je ne me sentais pas à la hauteur. Je n’avais jamais cousu de cuir ni de simili-cuir (et je m’en faisais une montagne) et de toute façon j’étais persuadée que mon niveau en couture était insuffisant pour un tel projet. D’autant que ça m’aurait contrariée d’acheter du tissu et des accessoires pour un résultat pas terrible. Le liberty n’étant pas donné, ce serait dommage de l’utiliser pour faire des chiffons !

J’ai donc laissé passer un peu de temps. Et j’ai eu de plus en plus envie d’un nouveau sac. En rentrant de vacances j’ai encore hésité, j’ai refait le tour du net à la recherche d’une besace du même style mais déjà toute faite, sauf que décidément rien ne me convenait parfaitement. J’ai bien trouvé des couturières qui mettaient en vente leurs créations sur Etsy ou Ebay, en laissant même le choix des tissus, mais je n’étais pas totalement convaincue. Surtout que c’est un peu idiot d’être soi-même couturière (couturière du dimanche, mais quand même !) si c’est pour se dégonfler et sous-traiter le boulot à la première difficulté… Finalement c’est Papa-des-Champs qui m’a encouragée à tenter ce nouveau défi, en m’affirmant que j’étais tout à fait capable de réussir. Ce qui est très gentil de sa part, merci à lui !

Après avoir choisi mes tissus et mes accessoires et avant de me lancer dans les découpes, justement, j’ai bien étudié le patron, j’ai tout recopié soigneusement, et j’ai pris mon temps pour que tout soit le plus parfait possible.

besace-patron

Atelier découpage-collage…

besace-tissu

Le patron comprend beaucoup beaucoup de pièces… d’où la nécessité de s’organiser un peu et de rester calme !

Trop souvent j’ai tendance à vouloir aller vite, à me faire de longues séances de couture le soir, et c’est évidemment dans ces moments-là que je fais le plus d’erreurs. Pour éviter ça, cette fois j’ai préféré y aller doucement et m’arrêter avant d’être fatiguée/déconcentrée/énervée. Et miracle, tout s’est bien passé !

besace-ouverte

besace-intérieur

J’avais peur de galérer un peu avec le simili-cuir ou avec le passepoil (je n’en avais jamais cousu) mais c’était beaucoup plus simple que ce je pensais. Je m’aperçois aussi que ma machine est plutôt pas mal et qu’elle gère très bien les multiples épaisseurs de tissus. Pour le coup, si je devais donner un conseil à celles et ceux qui seraient tenté.e.s par cette besace, ce serait de bien connaître leur machine et d’y être déjà bien habitué.e.s. Et si le tutoriel est très bien fait, notons qu’il ne décompose pas toutes les actions en détail, mais que certaines mini-étapes sont sous-entendues, parce qu’ultra logiques. Il s’agit donc d’avoir déjà un peu d’expérience en couture, ce qui est de toute façon préférable pour être un minimum sûr.e des ses gestes et avoir quelques bonnes habitudes avant de se lancer dans ce type de projets.

Moi, maintenant, je vais me promener ! :-)

besace-portée

 

Dix ans !

Dix ans !

Il y a dix ans  nous étions jeunes, nous étions beaux, nous étions frais, confiants et déjà très amoureux. Alors nous avons lancé quelques invitation, nous avons mis de jolis habits, et nous nous sommes mariés. Comme ça, juste parce qu’on en avait envie !
Je résume beaucoup, mais l’idée est là. Je passe sur l’envie de simplifier notre existence administrative, de porter le même nom que nos futurs enfants, et de s’amuser un peu. Je passe aussi les centaines d’essais pour faire de jolis faire-parts et sur la cire brûlante renversée sur mon index en fermant les enveloppes, sur les heures passées à comparer les petites pochettes pour mettre les dragées (surtout que personnellement j’ai toujours trouvé ça niais les dragées) et  enfin, je vous épargne les joies du plan de table. Bref, c’était un jour joyeux et plein de douceur. Nous n’avons même pas eu mal avec nos chaussures neuves, nous avons adoré notre mariage, et je crois que les invités étaient contents.

Il n’est donc pas question de passer à côté de ce bel anniversaire, sans pour autant en faire des tonnes ! Au programme, ni grande célébration ni cravate et robe de soirée, mais des moments à partager et plein d’occasions de se faire plaisir.

10ans

Comme il aurait été un peu compliqué d’organiser plusieurs week-end en amoureux cet automne, notre week-end d’anniversaire sera inclus dans notre traditionnel week-end d’automne. Vous savez, ce fameux week-end prolongé que nous nous offrons chaque année, et qui nous fait un bien fou (j’en parlais là, là, ou encore là et là). Cette fois c’est à Berlin que nous passerons 5 jours, début octobre. Je suis particulièrement contente que ce séjour coïncide avec nos dix ans de mariage, parce que Berlin nous attire depuis plusieurs années, et que nous avons mis beaucoup de temps à concrétiser cette envie. D’autant que j’avais adoré cette ville il y a presque 20 ans en y allant pour un voyage scolaire, et que j’ai toujours voulu y retourner. Sans parler de mon petit faible pour l’allemand, même si j’ai toujours été une buse et que je serais bien incapable de tenir une conversation (mon grand-père n’avait peut-être pas tord, allemand LV1 c’était pas l’idée du siècle !).
Pour que ce séjour soit un vrai cadeau d’anniversaire, et pour nous faire encore plus plaisir, nous y avons inclus à notre programme une soirée à la Philarmonie de Berlin. Bon, ça aussi on l’aurait peut-être fait même sans anniversaire, parce qu’après le concert du Nouvel an de Prague, le Musikerein de Vienne et l’opéra de Budapest on ne pouvait pas passer à côté de la Philarmonie ! Disons que cette fois on s’est un peu lâchés sur le budget en optant pour des places de catégorie je-ne-sais-plus-quelle-lettre, mais il y a des chances qu’on puisse compter les poils de nez du premier violon !
Et puis, comme pour chacun de nos week-end d’automne, ce sera l’occasion de passer du temps ensemble, sans aucune contrainte. Découvrir de nouveaux endroits, flâner en amoureux, rire bêtement pour trois fois rien : je crois que c’est un bon résumé de ce qu’on aime faire en vacances !

Brandenburger_Tor_abends

En attendant de faire nos bagages, nous avons également prévu de fêter notre anniversaire le jour J, c’est-à-dire ce soir. Et le jour J+1, aussi, parce qu’on ne rate jamais une occasion de se faire plaisir !
Ce soir, nous avons prévu un petit repas amélioré, avec les enfants. Nous leur avons demandé ce qu’ils aimeraient manger d’un peu exceptionnel et surtout qui leur fasse plaisir… et nous avons beaucoup ri en écoutant leurs réponses : » des oeufs à la coque », « des pâtes », « ou sinon des carottes râpées », « peut-être des frites »… Finalement on mangera des pâtes, mais améliorée ! Et il y aura du chocolat pour le dessert.

Nous remettrons ça demain soir une fois les enfants couchés, juste en amoureux. Je voulais m’amuser à reproduire plus ou moins le menu de notre mariage, mais d’une je ne me souviens pas exactement de tout, et surtout il y a des aliments qu’on a banni de notre alimentation depuis, notamment le foi gras. On se contentera donc de s’en inspirer, et on y ajoutera des figues, parce que les figues c’est vachement bon !

Une de plus !

Une de plus !

Et voilà, une rentrée de plus pour nous ! Sans stress et avec le sourire, comme les années précédentes.
C’est presque déroutant, d’ailleurs, ces rentrées qui se font toutes seules, comme une simple formalité ! Pourtant cette année il y a un peu de nouveauté pour chacun des enfants.

Belette, en moyenne section, est toujours dans sa classe multi-niveaux, mais cette fois avec une nouvelle maîtresse. « Elle est très très gentille », selon les premières impressions de la demoiselle, donc tout roule ! Et puis il faut dire que la nouvelle maîtresse ressemble à Tata, alors forcément elle ne pouvait que lui plaire! (Papa-des-Champs, qui avait vu la maîtresse en avant-première en juin, nous avait prévenus, et ne s’était pas trompé : la ressemblance est frappante.) Belette était également ravie de retrouver sa copine préférée, et malgré la fatigue elle était bien contente de sa journée.

De son côté, Poussin aussi nage en pleine nouveauté puisqu’il est passé dans la classe « élémentaire » de l’école (CE1-CE2-CM1-CM2). Avec sa meilleure copine, qu’il aime d’amour depuis son entrée en maternelle. Sautez une classe et passez directement dans la case CE1 ! Toujours sans stress, puisqu’il avait déjà passé quelques demi-journées dans cette classe en juin dernier. Je l’ai récupéré tout sourire lui aussi, en train de raconter ses vacances à la maîtresse, débitant 1000 mots à la minute ! En repensant à sa petite trogne ébouriffée quand il a débarqué à l’école il y a maintenant 4 ans, j’avoue que ça m’a fait bizarre.
Autre petite particularité pour Poussin, il a été détecté « à haut potentiel » en fin d’année scolaire. Pour le moment ça ne l’a pas empêché d’avoir une scolarité tout à fait épanouie, mais nous resterons particulièrement attentifs. Ce qui est certain, c’est que cette découverte (il a été détecté « par hasard » lors des séances avec la psy scolaire pour valider son saut de classe) explique beaucoup de ses comportements et attitudes. J’en reparlerai certainement plus tard.

Poussin était ravi : il avait déjà des devoirs !

Poussin était ravi : il avait déjà des devoirs !

Quant à moi, j’aurais bien aimé rester en Bretagne un peu plus longtemps (les enfants aussi bien sûr, on a essuyé quelques larmes en montant dans la voiture dimanche matin !) et je n’avais pas tellement envie de replonger dans le grand bain, mais finalement ce n’est pas si mal. Si les enfants ont été adorables cet été, et que nous apprécions énormément leur relative autonomie, je suis quand même contente de retrouver un peu de solitude. Et de calme. Et donc de productivité. Et de liberté.

Nous allons aussi renouer avec toutes nos petites traditions de fin d’été : sortir les fruits congelés il y a quelques mois pour en faire des confitures, cueillir des mûres, gérer notre production de légumes issue du potager, préparer notre escapade en amoureux de l’automne (Berlin nous voilà !), ranger le bois… Sans oublier mes retrouvailles avec ma machine à coudre. Mon prochain défi : une besace en liberty et en simili cuir. Un projet qui risque de me donner du fil à retordre mais sur lequel je lorgne depuis un moment. Si c’est réussi je mettrai des photos !