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Inventaire (à la Prévert forcément !)

Inventaire (à la Prévert forcément !)

Les rires des enfants
Les glissades sur le toboggan, les petits cailloux charriés par le tracteur
La présence de ceux qu’on aime

Les verres qu’on a remplis, ceux qu’on a vidés
Des blagues qui fusent
Un peu de sérieux aussi parfois

Un cahier plein de mots qui font rire, des pages qui émeuvent
Un voyage à Budapest

Un ciel gris mais sans pluie
De la tendresse et de la joie

Un hamac pour deux parce que c’est mieux que seul
Quatre tasses et ça tombe bien parce que j’en ai cassé plein ces derniers temps
Un guide pour préparer notre voyage

Un bébé tout heureux de se faire traîner dans un chariot

Un petit déjeuner dans le jardin pour célébrer le retour du soleil
Une découverte fondamentale : je préfère le café sans sucre

Un gros pot en terre qui accueillera bientôt un citronnier
Deux livres de Victor Hugo qui ont vécu 149 ans avant de rejoindre ma bibliothèque
Un shampoing, un après-shampoing, un savon et une crème qui sentent bon les huiles essentielles
Six bouteilles de vin
Deux poules en tissus
Un panier à oeufs pour ramasser ceux de nos futures (vraies) poulettes

Deux enfants gâtés parce qu’avec les mamies c’est toujours un peu Noël

Un gâteau au chocolat, une tarte aux pommes et un autre gâteau au chocolat

Une carte téléphonique hongroise des années 90, pour si je me perds en Delorean à Budapest
Une cagnotte pour acheter de nouveaux verres à pied, des chaises longues, des stères de bois ou 1000 autres babioles

De l’amour plein les yeux et des cadeaux plein les bras (comme dans l’histoire de Mélanie Souris)

Creative Commons CC-BY 3.0 http://commons.wikimedia.org/

Ne pas oublier les maillots de bain pour Budapest !

La journée est passée trop vite, et j’aurais aimé discuter un peu plus avec les invités que je n’avais pas vus depuis longtemps, mais j’ai adoré ce week-end entourée de ceux que j’aime ! Les enfants ont été adorables et Papa-des-Champs m’a écrit la plus jolie lettre du monde (si, si, je suis objective !). Je suis toujours à cent à l’heure en ce moment, mais comblée et heureuse !

Un petit tour à Paris

Un petit tour à Paris

Je ne sais pas si vous le savez, mais partir en week-end avec les enfants (ou en vacances, ou en pique-nique, ou même parfois juste acheter le pain) ça demande un minimum d’organisation. Surtout avec des petits qui ne marchent pas encore, ont besoin de couches, craignent le soleil, et ne se contentent pas d’un sandwich club avalé en 10mn sur une aire d’autoroute. Enfin, ils s’en contenteraient s’agissant de ma Belette, mais ça durerait plutôt 35mn et ça se terminerait probablement en gerbouille sur le siège auto… Là où un adulte emporterait une culotte, un t-shirt et une brosse à dent, les enfants ont besoin d’un peu de rab’ au cas où (et parfois ça sert bien !). Il leur faut aussi un chapeau, un bib d’eau, des doudous, du doliprane, une compote, et encore quelques autres trucs…

J’essaye vraiment d’alléger notre chargement à chaque déplacement (je dis « je » parce que Papa-des-Champs travaille toujours jusqu’au dernier moment et je suis donc la préposée aux valises, ce qui quelque part convient à mon besoin de tout vérifier) et il va sans dire que je m’améliore incontestablement au fil des années. Si on comparait notre coffre pour le premier week-end de Poussin en mai 2010, et ce même coffre jeudi soir avec deux enfants, on serait impressionné et on me féliciterait chaleureusement ! Avec l’expérience je m’améliore également en ce qui concerne le stress engendré par une journée à l’extérieur, la perspective d’un repas à l’arrache, d’absence de table à langer ou de possibilité de sieste au calme. Même si j’avoue ne pas être encore totalement détendue face à ce type de sortie. Nous les avons d’ailleurs souvent évitées. Notamment parce que pour des bébés encore petits ça aurait été pénible aussi, pas juste par flemme. Bon, en plus lorsque nous étions à Nantes le trajet pour aller voir nos amis parisiens était beaucoup plus long que maintenant, et qu’au choix les enfants étaient trop petits ou j’étais trop enceinte. Nous avons ainsi loupé quelques fêtes, pensé à des nouveaux mariés ou souhaité des nouveaux trentenaires de loin.

Je vous en parlais il n’y a pas longtemps, ce petit manque de liberté commence à ma peser. C’était là. Alors pour conjurer le sort, et parce que nous tenions à partager ce moment si précieux avec elles, en fin de semaine dernière nous avons fait un saut de puce à Paris pour assister au mariage de deux amies. Si vous lisez les commentaires du blog, vous les connaissez forcément et vous savez même qu’elles vont bientôt devenir mamans ! Nous aurions pu passer le reste du week-end en Ile de France et être moins pressés, mais le mariage était le vendredi matin, et nous attendions des invités dans notre campagne le samedi. Nous sommes donc partis de chez nous le jeudi en fin d’aprem pour ensuite passer la soirée et la nuit chez mes parents à BanlieueSud, après un trajet certes rapide mais bien trop chaud. Le vendredi aprem, nous devions rentrer chez nous en faisant Paris-un demi tour de périph-campagne. Il faisait tellement chaud, le périph était tellement bouché, et Belette était tellement agacée qu’après 1h50 de route pour faire les quelques kilomètres qui séparent Paris de BlanieueSud nous avons fait un arrêt chez Papi-et-Mamie en attendant un peu de fraîcheur. Nous sommes donc rentrés à 21h30 épuisés et dégoulinants, mais après une bonne douche et les enfants au lit nous avons quand même eu le temps de préparer quelques salades pour le lendemain midi. Et surtout nous étions enchantés de cette petite parenthèse parisienne !

Bien sûr nous avons mouru de chaud dans la voiture, bien sûr j’étais désolée de voir ma Belette transpirante et criante parce qu’elle en avait marre, mais nous avons passé un sacré bon moment et ça fait du bien ! Ca valait le coup d’embarquer nos enfants avec nous, même s’il a fallut courir avec Belette en poussette et Poussin sur les épaules pour arriver à l’heure à la mairie, même s’il a fallut jongler pour garder Belette à l’ombre sur les chemins du Sacré Coeur, même s’il a fallut répéter 356 fois à Poussin de ne pas se mettre en plein soleil, et même s’il a fallut courir dans toute la mairie pour lui trouver des toilettes. Je ne sais pas si nous avons eu de la chance ou si c’est parce que notre organisation est au top, mais les enfants ont été adorables. Bon, Belette a un peu perdu patience pendant le discours du maire (mais c’était justifié après une matinée passée entre siège auto et poussette, elle n’avait pas envie de rester dans les bras), et son papa a loupé le premier « oui » en l’emmenant visiter le couloir. Mais elle a ensuite été parfaite, comme son frère.

Nous avons adoré avoir nos enfants avec nous pour célébrer l’amour, le bonheur et la vie ! C’était leur premier mariage à tous les deux, leur papa et moi étions très émus et nous avons trouvé ça chouette de leur faire partager ce moment. Bon, Belette ne s’est pas rendu compte de grand chose, mais c’était une bonne occasion pour parler de l’amour avec Poussin et de lui expliquer le pourquoi du comment du mariage. Celui-ci était peut-être organisé au dernier moment, mais il n’avait rien à envier à ceux qui sont parfois prévus un an à l’avance ! Plus que des traditions ou un protocole (dont je ne suis pas toujours très fan, d’où ma préférence pour les mariages simples),  j’ai aimé lui montrer que ce qui compte c’est l’amour et le bonheur d’être ensemble. Que pour lui un mariage soit avant tout synonyme de joie, de gens qu’on aime, de sourires et d’émotions. Là il a été servi ! Et il a beaucoup aimé les pâquerettes dans les cheveux des mariées :-)

Et puis même si je ne me vois plus du tout vivre à Paris, j’aime toujours y emmener les enfants. Leur montrer les endroits où leur père et moi avons vécu avant de les avoir (« Maman j’étais où moi quand t’attendais le bus ici ? »), les présenter aux amis qui nous sont chers, voir Belette les embrasser comme si elle les avait toujours connus, montrer à Poussin que le Sacré Coeur était l’endroit préféré de ma mamie qu’il n’a pas connue, lui promettre de revenir y faire un tour de manège… Le voir en grande conversation avec des amis qu’il n’avait quasiment jamais vus avant, mais avec lesquels nous avons passé tant de bons moments et bu tant de verres, à une époque où la perspective de devenir maman était encore si loin. J’ai soudainement eu l’impression de raccrocher les wagons entre ma vie d’avant et celle de maintenant, ce qui est pour moi une grande étape !

Pour toutes ces raisons, les sauts de puce à Paris ne me font plus peur ! J’ai même envie d’en programmer encore plein d’autres, pour quand Belette marchera, qu’elle pourra elle aussi profiter des toilettes publiques et qu’elle n’aura plus la vilaine manie de tripoter les pieds de toutes les personnes en sandales. Et il est évident que nous avons sacrément bien fait de décider, il y a quelques mois que « si les filles se marient, même à l’arrache en semaine on s’en fout on y va ! »  Si vous me lisez, j’en profite d’ailleurs pour vous féliciter à nouveau et vous souhaiter encore plein de bonheur ! Je sais que vous allez en recevoir un bon paquet dans les jours qui viennent, et j’ai hâte moi aussi de découvrir cette petite fille qui fera chavirer vos cœurs !

coeur d'eau, C.Porchez