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Autonomes !

Autonomes !

Oui, bon, autonomes c’est un bien grand mot pour des enfants de deux et quatre ans, je vous l’accorde. Mais quand même, plus le temps passe et plus mes lutins parviennent à se débrouiller seuls. C’est surtout dans le domaine du jeu que je remarque ces progrès, et que je les savoure.

A l’intérieur de la maison c’est encore un peu brouillon. Poussin préfère que son papa et/ou sa maman jouent avec lui, mais de plus en plus il peut aussi passer de longs moments à jouer seul. Ces derniers temps il s’éclate avec les Legos, le chalet en bois et les Playmobils. C’est vraiment chouette de voir qu’il arrive à partir dans des délires d’imagination, et qu’il se crée son petit univers rien qu’à lui. C’est un peu plus compliqué quand sa petite soeur est dans les parages. D’où le côté brouillon, quand elle vient mettre le souk chez ses personnages ou qu’elle éparpille des petites pièces de légos aux quatre coins de la chambre. Voire des deux chambres… De son côté, Belette, qui a toujours été la plus indépendante de nos enfants, parvient également à se créer son petit monde à elle. C’est généralement le matin, et c’est bien pratique puisque ça me laisse le temps de prendre ma douche ou d’étendre une machine. J’adore la voir s’occuper de sa poupée avec application et sérieux, et je suis souvent impressionnée par ses constructions de légo-duplo. Bon, évidemment il y a des loupés, par exemple quand elle va squatter le lit de son frère toute habillée, ou quand elle sort TOUS les livres de la bibliothèque… Et puis la plupart du temps, passé le milieu de la matinée elle se transforme en petite glu et ne j’ai plus le droit d’aller faire pipi sans l’entendre hurler. Je vous laisse imaginer sa terreur si je profite d’une pause pipi pour aller lire quelques mails ou pire commenter un statut Facebook… Mais enfin, il y a malgré tout une nette amélioration depuis quelques mois ! Et puis même quand les enfants se chamaillent en fin de journée, j’arrive toujours à les laisser se débrouiller un peu le temps de finir la préparation du repas ou de mettre la table.

Là où leur autonomie est encore plus importante, et plus appréciable, c’est à l’extérieur. C’est juste un pur bonheur de pouvoir les laisser jouer dans le jardin en feuilletant une revue !!! Ou en jardinant un peu, ou en buvant un café, ou en prenant un apéro sous un soleil de fin de journée ! Ce qui était impensable il y a un an est devenu un délice presque quotidien, pour mon plus grand plaisir. Maintenant que Belette marche et qu’elle n’enfourne plus dans sa bouche le moindre caillou qu’elle croise, qu’elle sait utiliser seule son petit camion ou le toboggan, j’ai vraiment l’impression de revivre lorsque nous allons jouer dans le jardin. Bien sûr il s’agit toujours d’avoir un oeil sur ma petite intrépide, d’où le feuilletage de magazine plutôt que la lecture d’un bon gros bouquin, mais je revis quand même ! Même s’il faut encore gérer les disputes entre frère et soeur, puisque bien sûr ils ont souvent envie du même jouet en même temps, mais c’est un détail. Je passe également sur la nécessité d’expliquer très souvent à Belette qu’elle peut ramasser toutes les pâquerettes qu’elle veut, mais qu’elle doit laisser les fleurs qu’on a plantées exprès. Ainsi que sur la manie de Poussin d’avoir envie de faire caca pile au moment où tout le monde est dehors et que je viens de me faire chauffer un café… C’est là que je suis contente d’avoir un jardin, et non pas un square public à 500m de la maison ! Vous allez penser qu’il reste beaucoup de restrictions, mais je vous assure que comparé à l’été dernier ça n’a plus rien à voir. Je n’ai jamais profité autant du jardin et maintenant je suis comme les enfants, je rechigne à rentrer !

L’avantage de cette autonomie, c’est qu’en me permettant de souffler un peu, elle me donne aussi plus d’énergie pour m’occuper des lutins. C’est tout bête mais c’est logique : quand je suis reposée parce qu’ils m’ont laissé un peu de temps libre, j’ai encore plus envie de jouer avec eux ! Je suis sûre que tous les parents comprennent ce principe, que je m’efforce d’expliquer à mon fils tous les jours, avec plus ou moins de succès. Bref, ce qui est chouette aussi avec des enfants qui grandissent, c’est que les possibilités de jeux évoluent. Dorénavant je peux leur proposer des petits jeux avec un ballon et quelques règles simples, et même de vrais jeux du type « 1,2,3, soleil ». Belette a un peu de mal avec le principe de l’immobilité, mais elle est hilare et elle adore se mettre dans des positions farfelues quand on se retourne !

Le printemps qui nous ouvre les bras est donc prometteur, et je suis plus que jamais ravie d’avoir un petit coin d’herbe et tranquillité à portée de main !

Les 2 ans de Belette

Les 2 ans de Belette

C’est indéniable, le temps passe vite, et même de plus en plus vite. La preuve, hier Belette a eu 2 ans ! Ma toute petite (53,5 cm à la naissance, quand même !), mon bébé mignon aux oreilles poilues est maintenant une vraie fillette pleine de vie. Et je vous rassure, son duvet d’oreilles est tombé depuis longtemps.

Belette a donc deux ans, l’âge que son frère avait lorsqu’elle est née. Je n’arrive pas à expliquer pourquoi, d’autant que concrètement ça ne change rien, mais pour moi cet anniversaire est symbolique. Peut-être parce que j’ai l’impression que ma fille est encore un bébé, alors qu’il y a deux ans je voyais son frère presque comme un grand. Certainement aussi parce que ça me fait réaliser qu’il s’est passé plein de choses depuis ce 20 février 2012, et que notre petite dernière n’est plus si petite. J’en parlais déjà il y a un an, mais tant pis je me répète : notre Belette est surprenante !

Bon, aujourd’hui elle est quand même beaucoup plus constante et régulière, ce qui est plus pratique au quotidien, mais elle demeure étonnante sur bien des aspects. Si elle a gardé son habitude des cris stridents et des colères impressionnantes (ce matin encore elle bourrinait sur le radiateur du couloir comme si la fin du monde approchait, alors qu’en fait son frère lui avait seulement dit de ne pas jouer avec son camion de pompiers…), elle est beaucoup plus régulière qu’avant en ce qui concerne le sommeil, la nourriture et l’humeur. Si Belette est surprenante, c’est surtout parce qu’elle est parfois très loin de la petite fille que nous imaginions, mais pas toujours. En fait, elle est un joyeux mélange de ce qu’on prévoyait, et de ce qu’on ne soupçonnait pas. C’est tant mieux !

Pour commencer, Belette n’a pas les cheveux bruns et un peu ondulés de son papa (enfin ceux qu’il avait avant de se les faire couper). J’ai toujours cru que si j’avais une fille, elle aurait cette chevelure du sud à la Esmeralda, et en fait pas du tout. Contre toute attente Belette est presque blonde et elle a des cheveux archi raides. Comme moi quand j’étais petite, mais en plus clairs. Et comme sa tata aussi, mais toujours en plus clairs. Par contre, elle est toute aussi vive, coquine et futée que ce qu’on imaginait. Bon, nous pensions qu’au contact de son frère elle marcherait et parlerait super tôt, mais finalement non. Elle nous impressionne par sa débrouillardise, son côté téméraire, sa façon de grimper partout et elle est effectivement partie assez tôt à la découverte du monde en rampant, mais elle a pris tout son temps pour marcher. Pareil pour la parole, elle prend son temps. Elle comprend tout ce qu’on lui dit, fredonne des tas de chansons avec le bon air, et ne perd pas une miette de ce qu’elle entend, mais il lui a fallu un bon moment avant de réellement prononcer des mots. Depuis quelques temps il y a du mieux mais on sent bien que Belette joue les réfractaires. Parce que oui, cette chipie fait de la rétention de mots ! Quand on lui fait remarquer que pour avoir ce qu’elle veut ce serait tout de même plus simple et plus rapide de parler, elle nous rétorque un « NAN » franc et massif. Parfois, certains mots lui échappent, elle les prononce mais semble se dire « oups » quand elle voit qu’on a entendu, et ne les répète plus. Il y a quelques semaines j’ai ainsi eu droit à un très clair « ‘r’gade maman » pour me montrer un truc, mais elle ne l’a pas redit depuis… Ces derniers jours elle a toutefois beaucoup progressé et elle essaye de dire de plus en plus de mots. La prononciation  n’est pas forcément parfaite mais on sent qu’elle essaye et qu’elle est heureuse de se faire comprendre. Nous sommes donc sur la bonne voie, et d’ici quelques temps je suis sûre que j’aurais parfois envie qu’elle se taise ;-)

Ces derniers temps je me régale vraiment avec Belette et c’est un pur bonheur de passer du temps avec elle. Ça l’était aussi avant, hein, mais là c’est encore mieux. Elle évolue à une vitesse folle et je m’aperçois presque chaque jour de nouveaux progrès. Elle comprend des tas de choses, nous imite, prend des tonnes d’initiatives adorables, et elle est toujours aussi câline. Notre complicité augmente de jour en jour et j’aime beaucoup cette relation mère-fille qui se tisse entre nous. Nous passons pas mal de temps juste toutes les deux lorsque Papa-des-Champs est au travail et Poussin à l’école, et plus ça va plus nous avons nos petites habitudes, nos « trucs » et nos jeux rien qu’à nous. Longtemps j’ai eu peur de ne pas réussir à construire de relation exclusive avec elle, de ne jamais parvenir à une relation si forte de celle qui m’unie à son frère. Il est l’aîné et nous avons passé beaucoup de temps rien que nous deux avant la naissance de Belette, il est notre premier bébé, celui que nous avons attendu longtemps, bref il y avait tout un tas de raisons qui me faisaient craindre un attachement moins intense avec les enfants suivants. Je me rends compte aujourd’hui que si ma peur était  légitime (je suppose qu’elle est commune à beaucoup de parents) la réalité est tout autre. Les liens que je tisse avec ma Belette sont uniques, forts et inébranlables.

Depuis son premier jour, elle ne cesse de m’étonner et de m’inonder de bonheur. Elle est mille fois plus merveilleuse que ce que j’aurais pu espérer, elle est surprenante, étonnante, amusante, et je lui souhaite un magnifique 2ème anniversaire !

Une brioche d'anniversaire en attendant le vrai gâteau de samedi !

Une brioche d’anniversaire en attendant le vrai gâteau de samedi !

Des années de mignonnerie!

Des années de mignonnerie!

L’idée de ce billet a germé alors que je jouais avec Belette et que je réalisais à quel point c’était agréable de passer du temps avec elle en ce moment. Je ne considère absolument pas que jusque là sa compagnie m’était pénible, mais disons qu’il y a des âges que je trouve plus sympa que d’autres au quotidien. Ce qui est marrant, c’est que cette thématique est revenue le soir même en discutant avec Papa-des-Champs. Enfin lui, il me parlait plutôt de ce qu’il avait trouvé difficile ou pas. En gros, il évoquait une conversation avec une amie et collègue (qui se reconnaîtra !) où il lui disait qu’avec le recul le moment des nuits hachées et des pleurs ne lui paraissait pas si terrible, et que finalement il trouvait plus difficile d’avoir à gérer les crises de terrible two. Si effectivement nous avons eu la chance d’avoir des bébés qui ont rapidement fait leurs nuits et que je n’en ai donc pas beaucoup souffert (à part sur le moment avec Poussin où il m’est arrivé de pleurer de fatigue), au contraire j’adore la période des 2 ans.

En général, je ne pense pas qu’il y ait d’âge qui me déplaise. Chaque étape de la vie de mes enfants a eu son lot de trucs chouettes. Si les débuts sont fatigants, ils restent magiques et sentir mes deux petits bidules chauds et chevelus sur moi pendant des heures a été une aventure plus que merveilleuse ! J’ai aimé voir les premiers sourires, les premiers mouvements, assister aux évolutions quotidiennes des petits corps qui apprennent à ramper, à s’asseoir, les premiers pas, les premiers « maman »…  Cependant, au quotidien, il y a des étapes que je trouve plus agréables que d’autres. Les premiers mois sont ainsi forts en émotion, mais enchaîner les journées avec un bébé qui a besoin d’être porté en permanence et où prendre 3mn pour aller faire pipi devient difficile, ben justement c’est difficile ! Pareil pour les périodes où les bébés ne maintiennent pas encore très longtemps leur attention sur un jeu et où il faut sans cesse faire diversion, anticiper, occuper… même si j’ai toujours aimé jouer avec mes lutins, pour ma part je préfère par exemple lire des histoires de grand et en discuter plutôt que de jouer à coucou-caché 30 fois de suite ou chanter « la souris verte » en boucle pendant que je me douche et que mon bébé s’impatiente dans le transat. Ainsi, il y a des âges que je trouve particulièrement chouettes parce qu’ils permettent de partager des activités agréables avec les enfants. Et/ou parce qu’ils correspondent à des évolutions qui m’impressionnent et m’intéressent beaucoup.

Belette entre donc à pieds joints dans cette période que j’appelle « des 2 ans », que j’avais déjà tant aimé partager avec son frère aîné. Depuis quelques temps elle peut se concentrer un long moment sur le même jeu et nous pouvons réellement jouer ensemble. Je ne suis plus là uniquement pour lui tendre des trucs, la surveiller ou l’inciter à utiliser un jouet, mais nous développons une complicité en participant toutes les deux à une activité. En plein dans l’âge de l’imitation, nous passons ainsi de bons moments à jouer à nourrir poupées et doudous, à faire à manger pour de faux, et même à faire semblant de dormir (Belette me fait un câlin, un bisou, m’allume la veilleuse et sort de la chambre en refermant la porte, pour revenir complètement hilare :-) ). J’aime jouer avec cette petite fille rieuse qui comprend tout ce que je dis et qui est pleine d’initiatives rigolotes, et j’assiste chaque jour à ses progrès. Comme je le soulignais dans mon précédent billet, elle peut faire de plus en plus d’activités manuelles, ce qui est bien pratique aussi. Je me replonge deux ans en arrière, lorsque son frère avait cet âge et que lui aussi aimait m’aider à faire le ménage (comme lui, elle maîtrise très bien le remplissage de machine à laver !) et qu’il me réclamait 18 fois par jour la même histoire. J’ai l’impression de gagner en liberté (elle marche, elle peut jouer seule le temps que je me douche, elle est plus facile à occuper puisqu’elle sait faire plus de choses…) tout en passant de meilleurs moments avec ma fille, et c’est vraiment agréable !  Même si elle penche parfois dangereusement vers le terrible two je maîtrise maintenant assez bien l’art de la diversion et de la négociation pour que ses accès de colère ou ses frustrations ne gâchent pas nos journées. Au contraire, je trouve que de savoir ce qui cloche et pourquoi elle se fâche est beaucoup plus simple à gérer qu’un tout petit qu’on ne sait pas toujours comment aider. Même si je n’accède pas à toutes ses demandes, de savoir ce que je lui refuse tout en lui expliquant pourquoi, je trouve ça plus simple.

Une autre étape que j’ai trouvée formidable avec Poussin et que je traverserai avec elle d’ici quelques mois : l’apprentissage du langage. Si Belette commence (enfin !) à esquisser quelques mots et à imiter de plus en plus de bruits d’animaux ( je vous laisse imaginer la discrétion lorsqu’on se promène dans le hameau et que l’on croise cheval, moutons, chiens, poules…) elle n’a pas encore atteint le moment des associations de mots et des premières phrases. Poussin a parlé un peu plus tôt et à 24 mois il avait déjà un bon vocabulaire, ce qui lui a permis de très vite dialoguer avec nous. Et j’ai adoré ça ! D’une parce que c’était chouette de discuter avec lui et de répondre à ses questions, mais aussi parce que c’était formidable de le voir progresser de jour en jour. Il y a un petit côté magique à réaliser que plouf, là comme ça entre le lundi et le mardi ce petit bout d’homme a eu un déclic et qu’il a pigé la conjugaison, ou l’emploi de JE ! Prendre acte de ses progrès langagiers, c’était également prendre conscience de toutes les évolutions qu’il y avait dans sa petite tête, et c’était merveilleux. Tout à coup un nouvel univers s’est ouvert à nous et notre complicité a encore augmenté à partir du moment où nous avons pu nous parler et nous répondre. J’avais déjà eu l’occasion de me plonger un peu dans les mécanismes impressionnants du langage lorsque j’étais étudiante, y assister en vrai avec les évolutions de mon fils fut un régal ! Replonger dans cet univers très bientôt m’enchante réellement et je savoure déjà les progrès que fait Belette ces temps-ci.

Poussin aussi traverse une période que je trouve rudement intéressante en ce moment, puisqu’il s’est mis à l’écriture ! En quelques semaines il est passé du tracé maladroit de l’initiale de son prénom à son prénom complet (9 lettres, quand même !) puis à ceux de toute la famille. Sans oublier « maman », « papa », « papi » et « père noël » ! jamais je n’aurais pensé que ça puisse venir si vite, et surtout si facilement. Passée la surprise et la fierté (ben ouais quand même, mon chaton d’amour qui écrit mon prénom ça fait tout drôle !) je suis également impressionnée par la curiosité et la motivation de ce petit garçon. Lui qui n’avait jusque là pas manifesté un grand intérêt pour le graphisme et le dessin me sollicite maintenant énormément pour écrire, et se montre insatiable. J’essaie d’ailleurs de satisfaire sa curiosité sans aller plus vite que la musique et de ne pas m’improviser maîtresse ! Encore une fois ce qui m’enchante dans cette découverte c’est d’assister à tous les « petits pas » de mon Poussin, mais aussi de renforcer notre complicité en partageant ça avec lui.

Ce qui me plaît surtout, vous l’aurez compris, c’est de partager de bons moments avec mes enfants et d’alimenter cette complicité qui prend sa source dès la naissance (et même avant !). Il est indéniable que pour moi le quotidien est plus simple maintenant que lorsqu’ils étaient tout bébés, mais dans l’absolu il n’y a aucune période dont j’aurais préféré me passer. Si je suis contente de sortir de la période tout-petit, de gagner en liberté et d’avoir remisé la poussette au grenier, je n’exclus pas la possibilité d’agrandir la famille d’ici quelques années… J’ai bien dit quelques années !!!

Bientôt la corvée de vaisselle des bibs n'existera plus, merci Belette !

Bientôt la corvée de vaisselle de biberons n’existera plus, merci Belette !

Différents mais pas toujours !

Différents mais pas toujours !

Dernièrement, je vous racontais comme mes enfants se ressemblent (ici). Surtout au niveau de la frimousse et du regard plein de malice. Je promettais aussi un billet sur leurs divergences de caractère, que voici !

Depuis sa naissance, Poussin a toujours eu un fort besoin de contact. Bien sûr c’était archi-normal pour un nouveau-né, ce besoin de se sentir protégé, rassuré, entouré. Sur le moment je ne m’attendais toutefois pas à ce que ce soit si intense, ce besoin de nous tout le temps, les pleurs dès qu’il n’était pas dans nos bras, la nécessité de marcher des plombes pour qu’il s’endorme… Les débuts ont été difficiles puis on a pris le plis, lui a trouvé son rythme et tout s’est apaisé vers ses 3 mois. S’il a alors trouvé ses repères et ses petites habitudes, il n’empêche qu’il n’a jamais trop aimé se séparer de nous, fut-ce pour quelques instants. Ce n’était pas forcément de l’angoisse, mais une envie de nous avoir rien qu’à lui. Imaginer que sa maman ou son papa puissent avoir autre chose à faire que de s’occuper de lui, ce n’était pas envisageable ! Pendant très longtemps il ne pouvait jouer sans nous. En grandissant il est devenu plus autonome sur les jeux et sur tout le reste, mais il lui fallait notre présence. Jouer seul à faire à manger sur sa cuisinière ok, mais avec maman plantée à côté. Surtout pas devant un magasine ni au téléphone, mais tout à lui ! Un besoin d’exclusivité qui est encore bien présent. Même si depuis quelques mois il prend plaisir à s’occuper seul dans sa chambre et à faire des trucs de son côté. A côté de ça il est totalement à l’aise à l’école, il accepte sans problème d’être gardé par un proche et il n’a jamais montré de jalousie maladive envers sa petite soeur (uniquement de la jalousie classique, et bien moindre que ce que je craignais avant sa naissance !). Un Poussin a priori équilibré mais qui aime l’exclusivité ! Je pense même qu’hier, s’il a commencé la journée en boudant un peu Tata, c’est parce que d’habitude elle vient seule et reste plusieurs jours chez nous… La voir dans un contexte inhabituel l’a un  chouilla chamboulé !

Enceinte pour la seconde fois, je m’attendais à un deuxième  bébé aux besoins  aussi énormes et dont les premières semaines seraient hyper fatigantes. J’avais peur d’être un peu submergée entre un Poussin de 25 mois encore très très glue et un nourrisson qui le serait encore plus… Et puis Belette est née. Douce, calme et tranquille. Qui a eu besoin de s’endormir sur moi ou sur son papa pendant un petit mois, mais qui faisait de longues siestes et qui a vite accepté d’être posée dans un berceau ou dans un transat. Qui restait endormie dans l’écharpe de portage pendant que j’accompagnais son frère faire du toboggan ou courir au parc. Une belette qui ne pleurait que rarement, du moment qu’elle me savait dans la même pièce. Puis entre 3 et 6 mois, elle a eu besoin de sentir ma main sur sa tête pour s’endormir…  Parfois pendant près d’une heure…Comme elle avait malgré tout un rythme régulier ça ne m’empêchait pas de m’occuper de Poussin et je ne me sentais pas trop débordée. Un peu plus tard, alors qu’elle avait sa chambre, elle a parfois eu le besoin de venir nous rejoindre dans notre lit au beau milieu de la nuit . A part moins de place dans le lit entre 2h et 7h du mat’, là encore c’était gérable puisque ça n’amputait pas trop ni notre sommeil ni l’harmonie familiale.

25 mois d'écart, à temps plein à la maison, trop fastoche ! (ou pas...)

25 mois d’écart, à temps plein à la maison, trop fastoche ! (ou pas…)

Très tôt, Belette a été indépendante et a aimé jouer seule. Changer de pièce à 4 pattes, choper un jouet intéressant et faire sa petite vie tranquillement. Elle a maintenant 19 mois et c’est pareil. Elle prend parfois l’initiative de nous fausser compagnie pour aller faire autre chose. Au début j’ai culpabilisé, tellement la différence avec son aîné était saisissante ! Je m’imaginais que je ne passais pas assez de temps avec elle. Et puis j’ai compris que non, c’est seulement une question de caractère. Aujourd’hui, Belette aime me rejoindre et m’observer quand je fais un truc aussi palpitant que faire pipi ou nettoyer le lavabo, et elle passe de longs moments sur mes genoux à regarder des livres, mais elle aime aussi farfouiller seule dans ses jouets et feuilleter sereinement un livre pendant que j’aide Poussin à se doucher par exemple.

Au premier abord, on la sent plus à l’aise que son frère avec des inconnus. Mais quand on la connaît, on voit bien qu’à elle aussi il lui faut un petit temps d’adaptation lorsqu’elle rencontre de nouvelles têtes. Si au bout de quelques heures elle a, d’elle même, donné la main à son tonton qu’elle voyait pour la première fois, elle a hurlé à la mort quand l’agriculteur voisin l’a hissée pour monter sur son tracteur. La semaine dernière, lorsqu’elle a aperçu un inconnu au bout du chemin, elle a tout de suite mis sa main dans mienne. Après une journée remplie de nouveaux visages, elle a tendance à avoir un sommeil moins serein. Et il faut s’armer de patience pour la faire dormir dans un endroit inhabituel, ce qui ne posait pas trop de problème à son frère.  Quand Poussin a commencé à aller à la garderie il n’était pas très à l’aise et il lui a fallut un peu de temps pour ne plus avoir de chagrin en me voyant partir. Mais au bout de 5mn tout allait bien, et c’était pareil lorsque nous le faisions garder par des proches ; départ tendu mais tout se passait super bien ensuite. Belette a connu beaucoup moins de séparations, mais si les départs n’ont jamais posé problème, elle a parfois été un peu tristoune en attendant notre retour. Cela fait d’ailleurs un bon moment qu’elle n’a pas été gardée et je me demande ce que ça donnerait maintenant…

Si Poussin est prudent de nature, Belette est intrépide. Là où il ne grimpe ou ne saute que s’il est sûr de ne pas se faire mal, elle fonce tête baissée et nous offre de jolies frayeur ! Alors qu’il a longtemps insisté pour qu’on lui enfourne ses purées dans le bec, qu’il a toujours adoré les compotes mais eu du mal avec les fruits frais, Belette est tout l’inverse. Très tôt elle a voulu manger seule, des morceaux, et elle se jette sur tous les fruits qu’elle croise. Ce qui les rapproche serait surtout leur amour du pain frais et l’espièglerie avec laquelle ils croquent dans les légumes crus lorsqu’on les épluche ! De son côté, Poussin a parlé de bonne heure. Au début des mots mal prononcés, des imprécisions, mais une nette volonté d’essayer. Belette semble moins pressée, ou plutôt je la soupçonne de ne rien vouloir dire avant d’être sûre de tout bien maîtriser. Son jeu favori du moment est d’ailleurs de pointer du doigts toutes les images qu’elle voit, pour nous faire dire leur nom. Comme si elle se gavait de mots pour mieux nous les dire par la suite.

Pour finir, mes chatons ont chacun une façon bien à eux de manifester leurs colères. Chez Poussin, les colères sont difficiles et elles font mal. On sent que quelque chose coince, qu’il est torturé, que ça le mine. Il faut souvent beaucoup discuter pour faire retomber la pression. Chez Belette les colères explosent, les cris se font entendre et les objets valsent. Mais ça ne dure pas. C’est son héritage méditerranéen qui semble alors bouillonner, pour retomber aussitôt ! Comme sa maman (et j’ai bien envie de dire comme ses mamies, mais ne leur répétez pas !)… Ses emportements sont presque violents mais clairs, concis, limpides. Le premier est méticuleux, ordonné, précis. La seconde est plus brusque, fougueuse, volcanique. Les deux aiment jouer à faire le ménage et se passionnent pour l’aspirateur. Ils ont aussi la même façon de venir s’avachir sur nos jambes, un livre à la main, pour écouter des histoires et regarder des images tout en câlinant. Ils adorent tout autant le toboggan, l’eau qui éclabousse, le chocolat, et faire des tours avec de cubes qu’ils feront ensuite dégringoler bruyamment.

Leurs caractères différents les rendent uniques. Tout comme je m’amuse de leurs ressemblances, je m’extasie de leurs différences. Ils sont parfois déroutants, puisque notre façon d’agir doit ainsi s’adapter à chacun, mais c’est ce qui fait tout l’intérêt d’une fratrie. Et c’est grâce à tout cela que faire un nouveau bébé n’est jamais vraiment un recommencement, mais surtout une nouvelle aventure et une rencontre unique ! Notre Poussin et notre Belette ont ainsi cette manière bien à eux d’être de la même famille, tout en étant chacun une petite personne bien particulière !