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Des années de mignonnerie!

Des années de mignonnerie!

L’idée de ce billet a germé alors que je jouais avec Belette et que je réalisais à quel point c’était agréable de passer du temps avec elle en ce moment. Je ne considère absolument pas que jusque là sa compagnie m’était pénible, mais disons qu’il y a des âges que je trouve plus sympa que d’autres au quotidien. Ce qui est marrant, c’est que cette thématique est revenue le soir même en discutant avec Papa-des-Champs. Enfin lui, il me parlait plutôt de ce qu’il avait trouvé difficile ou pas. En gros, il évoquait une conversation avec une amie et collègue (qui se reconnaîtra !) où il lui disait qu’avec le recul le moment des nuits hachées et des pleurs ne lui paraissait pas si terrible, et que finalement il trouvait plus difficile d’avoir à gérer les crises de terrible two. Si effectivement nous avons eu la chance d’avoir des bébés qui ont rapidement fait leurs nuits et que je n’en ai donc pas beaucoup souffert (à part sur le moment avec Poussin où il m’est arrivé de pleurer de fatigue), au contraire j’adore la période des 2 ans.

En général, je ne pense pas qu’il y ait d’âge qui me déplaise. Chaque étape de la vie de mes enfants a eu son lot de trucs chouettes. Si les débuts sont fatigants, ils restent magiques et sentir mes deux petits bidules chauds et chevelus sur moi pendant des heures a été une aventure plus que merveilleuse ! J’ai aimé voir les premiers sourires, les premiers mouvements, assister aux évolutions quotidiennes des petits corps qui apprennent à ramper, à s’asseoir, les premiers pas, les premiers « maman »…  Cependant, au quotidien, il y a des étapes que je trouve plus agréables que d’autres. Les premiers mois sont ainsi forts en émotion, mais enchaîner les journées avec un bébé qui a besoin d’être porté en permanence et où prendre 3mn pour aller faire pipi devient difficile, ben justement c’est difficile ! Pareil pour les périodes où les bébés ne maintiennent pas encore très longtemps leur attention sur un jeu et où il faut sans cesse faire diversion, anticiper, occuper… même si j’ai toujours aimé jouer avec mes lutins, pour ma part je préfère par exemple lire des histoires de grand et en discuter plutôt que de jouer à coucou-caché 30 fois de suite ou chanter « la souris verte » en boucle pendant que je me douche et que mon bébé s’impatiente dans le transat. Ainsi, il y a des âges que je trouve particulièrement chouettes parce qu’ils permettent de partager des activités agréables avec les enfants. Et/ou parce qu’ils correspondent à des évolutions qui m’impressionnent et m’intéressent beaucoup.

Belette entre donc à pieds joints dans cette période que j’appelle « des 2 ans », que j’avais déjà tant aimé partager avec son frère aîné. Depuis quelques temps elle peut se concentrer un long moment sur le même jeu et nous pouvons réellement jouer ensemble. Je ne suis plus là uniquement pour lui tendre des trucs, la surveiller ou l’inciter à utiliser un jouet, mais nous développons une complicité en participant toutes les deux à une activité. En plein dans l’âge de l’imitation, nous passons ainsi de bons moments à jouer à nourrir poupées et doudous, à faire à manger pour de faux, et même à faire semblant de dormir (Belette me fait un câlin, un bisou, m’allume la veilleuse et sort de la chambre en refermant la porte, pour revenir complètement hilare :-) ). J’aime jouer avec cette petite fille rieuse qui comprend tout ce que je dis et qui est pleine d’initiatives rigolotes, et j’assiste chaque jour à ses progrès. Comme je le soulignais dans mon précédent billet, elle peut faire de plus en plus d’activités manuelles, ce qui est bien pratique aussi. Je me replonge deux ans en arrière, lorsque son frère avait cet âge et que lui aussi aimait m’aider à faire le ménage (comme lui, elle maîtrise très bien le remplissage de machine à laver !) et qu’il me réclamait 18 fois par jour la même histoire. J’ai l’impression de gagner en liberté (elle marche, elle peut jouer seule le temps que je me douche, elle est plus facile à occuper puisqu’elle sait faire plus de choses…) tout en passant de meilleurs moments avec ma fille, et c’est vraiment agréable !  Même si elle penche parfois dangereusement vers le terrible two je maîtrise maintenant assez bien l’art de la diversion et de la négociation pour que ses accès de colère ou ses frustrations ne gâchent pas nos journées. Au contraire, je trouve que de savoir ce qui cloche et pourquoi elle se fâche est beaucoup plus simple à gérer qu’un tout petit qu’on ne sait pas toujours comment aider. Même si je n’accède pas à toutes ses demandes, de savoir ce que je lui refuse tout en lui expliquant pourquoi, je trouve ça plus simple.

Une autre étape que j’ai trouvée formidable avec Poussin et que je traverserai avec elle d’ici quelques mois : l’apprentissage du langage. Si Belette commence (enfin !) à esquisser quelques mots et à imiter de plus en plus de bruits d’animaux ( je vous laisse imaginer la discrétion lorsqu’on se promène dans le hameau et que l’on croise cheval, moutons, chiens, poules…) elle n’a pas encore atteint le moment des associations de mots et des premières phrases. Poussin a parlé un peu plus tôt et à 24 mois il avait déjà un bon vocabulaire, ce qui lui a permis de très vite dialoguer avec nous. Et j’ai adoré ça ! D’une parce que c’était chouette de discuter avec lui et de répondre à ses questions, mais aussi parce que c’était formidable de le voir progresser de jour en jour. Il y a un petit côté magique à réaliser que plouf, là comme ça entre le lundi et le mardi ce petit bout d’homme a eu un déclic et qu’il a pigé la conjugaison, ou l’emploi de JE ! Prendre acte de ses progrès langagiers, c’était également prendre conscience de toutes les évolutions qu’il y avait dans sa petite tête, et c’était merveilleux. Tout à coup un nouvel univers s’est ouvert à nous et notre complicité a encore augmenté à partir du moment où nous avons pu nous parler et nous répondre. J’avais déjà eu l’occasion de me plonger un peu dans les mécanismes impressionnants du langage lorsque j’étais étudiante, y assister en vrai avec les évolutions de mon fils fut un régal ! Replonger dans cet univers très bientôt m’enchante réellement et je savoure déjà les progrès que fait Belette ces temps-ci.

Poussin aussi traverse une période que je trouve rudement intéressante en ce moment, puisqu’il s’est mis à l’écriture ! En quelques semaines il est passé du tracé maladroit de l’initiale de son prénom à son prénom complet (9 lettres, quand même !) puis à ceux de toute la famille. Sans oublier « maman », « papa », « papi » et « père noël » ! jamais je n’aurais pensé que ça puisse venir si vite, et surtout si facilement. Passée la surprise et la fierté (ben ouais quand même, mon chaton d’amour qui écrit mon prénom ça fait tout drôle !) je suis également impressionnée par la curiosité et la motivation de ce petit garçon. Lui qui n’avait jusque là pas manifesté un grand intérêt pour le graphisme et le dessin me sollicite maintenant énormément pour écrire, et se montre insatiable. J’essaie d’ailleurs de satisfaire sa curiosité sans aller plus vite que la musique et de ne pas m’improviser maîtresse ! Encore une fois ce qui m’enchante dans cette découverte c’est d’assister à tous les « petits pas » de mon Poussin, mais aussi de renforcer notre complicité en partageant ça avec lui.

Ce qui me plaît surtout, vous l’aurez compris, c’est de partager de bons moments avec mes enfants et d’alimenter cette complicité qui prend sa source dès la naissance (et même avant !). Il est indéniable que pour moi le quotidien est plus simple maintenant que lorsqu’ils étaient tout bébés, mais dans l’absolu il n’y a aucune période dont j’aurais préféré me passer. Si je suis contente de sortir de la période tout-petit, de gagner en liberté et d’avoir remisé la poussette au grenier, je n’exclus pas la possibilité d’agrandir la famille d’ici quelques années… J’ai bien dit quelques années !!!

Bientôt la corvée de vaisselle des bibs n'existera plus, merci Belette !

Bientôt la corvée de vaisselle de biberons n’existera plus, merci Belette !

C’était hier…

C’était hier…

Il y a 1 an, je refermais la porte de notre appartement sans pouvoir retenir quelques larmes. Le bonheur d’avoir trouvé la maison idéale et la perspective de toutes ces années à y vivre vacillait un peu face à la fin de notre parenthèse nantaise. L’appartement que nous quittions avait lui aussi été un énorme coup de coeur, et nous venions d’y passer quatre années chargées en émotion. Ces murs avaient abrité la genèse de notre histoire familiale, depuis les tests de grossesse dans nos toilettes aux murs recouverts de cartes postales, jusqu’aux éclats de rires de nos poussinous. Les contractions sur le canapé, la dernière douche avant de partir à la maternité à se demander comment ressortir de la baignoire, les oreilles collées aux portes des chambres pour guetter la respiration de nos bébés, les premiers sourires, le bonheur tout simple d’être ensemble.

Il n’y avait aucune raison de partir de ce nid douillet au coeur d’une ville agréable, de quitter les quelques personnes que nous avions eu plaisir à côtoyer, les habitudes qui nous convenaient. Notre choix s’est pourtant imposé comme une évidence. C’était cette maison qu’il nous fallait ! Jolie, agencée pile selon nos besoins, nous offrant la campagne qui nous titillait depuis quelques temps, et qui nous rapprochait d’une bonne partie de notre famille. Que de bonnes raisons, certes, mais qui nous mettaient malgré tout face à l’inconnu et qui pour certains n’auraient pas pesé bien lourd face au confort de la ville et à la proximité des services. En refermant la porte de notre appartement tout vide, je n’avais plus vraiment la certitude de partir pour du mieux. Juste de partir pour du différent. En sachant mes enfants déjà à 500 kilomètres, et toute notre vie dans un camion de déménagement. Gloups !

Un an plus tard, je suis plus convaincue que jamais d’avoir fait le bon choix. Nous sommes heureux ! Régulièrement il nous arrive de nous poser en nous exclamant : « mais qu’est-ce qu’on est bien ici ! » Le cadre, notre mode de vie, l’espace disponible autour de nous, les rencontres que nous faisons, les rires de nos enfants et leur liberté dans cet environnement qui leur va si bien, tout continue de nous enchanter. Nous sommes encore sur notre nuage et nous comptons bien y rester !

Nous avons J’ai évidemment pesté contre le parquet qui ne se posait pas assez vite, j’ai désespéré devant tout le bois à ranger, devant les miettes d’écorces autour du poêle en hiver, je râle quand je vois l’état de la grange, je ris jaune pour ne pas compter tous les sous dépensés en bricolage, et il m’arrive encore de m’agacer devant les rayons tout pourris de certains magasins, mais je suis heureuse ! Je n’aurais jamais pu survivre ici sans internet (en même temps c’est grâce à ça qu’on travaille donc sans ça aurait été compliqué) mais dans la balance des avantages et des inconvénients, le positif l’emporte largement. A aucun moment, au cours de l’année qui vient de s’écouler, nous n’avons regretté d’être venus.

La vie ici est douce, et si j’ai quitté Nantes avec la nostalgie de 4 années de bonheur, je pense aujourd’hui avec émotion à tous les bons moments qui nous attendent dans cette maison. S’il me tarde de faire (re)découvrir un jour aux enfants la ville où ils sont nés (et de leur montrer les Machines de l’Ile, le grand éléphant et, soyons fous, un spectacle de Royal de Luxe) j’adore aussi les voir grandir dans notre campagne et sentir tout notre amour vibrer d’être ensemble dans la maison de nos rêves. Ce petit paradis nous promet tant de belles années que je l’avoue, il y a 1 an je retenais aussi mes larmes en voyant ce gros camion de déménagement garé devant chez nous, s’apprêtant à remplir de notre histoire les murs dont nous étions tombés amoureux.

Même qu'on montera dessus ! Sauf qu'on évitera d'y aller en plein hier, parce que le 1er janvier tout en haut de l'éléphant il caille méchamment croyez-moi !

Même qu’on montera dessus ! Sauf qu’on évitera d’y aller en plein hier, parce que le 1er janvier tout en haut de l’éléphant il caille méchamment croyez-moi !

Un petit tour à Paris

Un petit tour à Paris

Je ne sais pas si vous le savez, mais partir en week-end avec les enfants (ou en vacances, ou en pique-nique, ou même parfois juste acheter le pain) ça demande un minimum d’organisation. Surtout avec des petits qui ne marchent pas encore, ont besoin de couches, craignent le soleil, et ne se contentent pas d’un sandwich club avalé en 10mn sur une aire d’autoroute. Enfin, ils s’en contenteraient s’agissant de ma Belette, mais ça durerait plutôt 35mn et ça se terminerait probablement en gerbouille sur le siège auto… Là où un adulte emporterait une culotte, un t-shirt et une brosse à dent, les enfants ont besoin d’un peu de rab’ au cas où (et parfois ça sert bien !). Il leur faut aussi un chapeau, un bib d’eau, des doudous, du doliprane, une compote, et encore quelques autres trucs…

J’essaye vraiment d’alléger notre chargement à chaque déplacement (je dis « je » parce que Papa-des-Champs travaille toujours jusqu’au dernier moment et je suis donc la préposée aux valises, ce qui quelque part convient à mon besoin de tout vérifier) et il va sans dire que je m’améliore incontestablement au fil des années. Si on comparait notre coffre pour le premier week-end de Poussin en mai 2010, et ce même coffre jeudi soir avec deux enfants, on serait impressionné et on me féliciterait chaleureusement ! Avec l’expérience je m’améliore également en ce qui concerne le stress engendré par une journée à l’extérieur, la perspective d’un repas à l’arrache, d’absence de table à langer ou de possibilité de sieste au calme. Même si j’avoue ne pas être encore totalement détendue face à ce type de sortie. Nous les avons d’ailleurs souvent évitées. Notamment parce que pour des bébés encore petits ça aurait été pénible aussi, pas juste par flemme. Bon, en plus lorsque nous étions à Nantes le trajet pour aller voir nos amis parisiens était beaucoup plus long que maintenant, et qu’au choix les enfants étaient trop petits ou j’étais trop enceinte. Nous avons ainsi loupé quelques fêtes, pensé à des nouveaux mariés ou souhaité des nouveaux trentenaires de loin.

Je vous en parlais il n’y a pas longtemps, ce petit manque de liberté commence à ma peser. C’était là. Alors pour conjurer le sort, et parce que nous tenions à partager ce moment si précieux avec elles, en fin de semaine dernière nous avons fait un saut de puce à Paris pour assister au mariage de deux amies. Si vous lisez les commentaires du blog, vous les connaissez forcément et vous savez même qu’elles vont bientôt devenir mamans ! Nous aurions pu passer le reste du week-end en Ile de France et être moins pressés, mais le mariage était le vendredi matin, et nous attendions des invités dans notre campagne le samedi. Nous sommes donc partis de chez nous le jeudi en fin d’aprem pour ensuite passer la soirée et la nuit chez mes parents à BanlieueSud, après un trajet certes rapide mais bien trop chaud. Le vendredi aprem, nous devions rentrer chez nous en faisant Paris-un demi tour de périph-campagne. Il faisait tellement chaud, le périph était tellement bouché, et Belette était tellement agacée qu’après 1h50 de route pour faire les quelques kilomètres qui séparent Paris de BlanieueSud nous avons fait un arrêt chez Papi-et-Mamie en attendant un peu de fraîcheur. Nous sommes donc rentrés à 21h30 épuisés et dégoulinants, mais après une bonne douche et les enfants au lit nous avons quand même eu le temps de préparer quelques salades pour le lendemain midi. Et surtout nous étions enchantés de cette petite parenthèse parisienne !

Bien sûr nous avons mouru de chaud dans la voiture, bien sûr j’étais désolée de voir ma Belette transpirante et criante parce qu’elle en avait marre, mais nous avons passé un sacré bon moment et ça fait du bien ! Ca valait le coup d’embarquer nos enfants avec nous, même s’il a fallut courir avec Belette en poussette et Poussin sur les épaules pour arriver à l’heure à la mairie, même s’il a fallut jongler pour garder Belette à l’ombre sur les chemins du Sacré Coeur, même s’il a fallut répéter 356 fois à Poussin de ne pas se mettre en plein soleil, et même s’il a fallut courir dans toute la mairie pour lui trouver des toilettes. Je ne sais pas si nous avons eu de la chance ou si c’est parce que notre organisation est au top, mais les enfants ont été adorables. Bon, Belette a un peu perdu patience pendant le discours du maire (mais c’était justifié après une matinée passée entre siège auto et poussette, elle n’avait pas envie de rester dans les bras), et son papa a loupé le premier « oui » en l’emmenant visiter le couloir. Mais elle a ensuite été parfaite, comme son frère.

Nous avons adoré avoir nos enfants avec nous pour célébrer l’amour, le bonheur et la vie ! C’était leur premier mariage à tous les deux, leur papa et moi étions très émus et nous avons trouvé ça chouette de leur faire partager ce moment. Bon, Belette ne s’est pas rendu compte de grand chose, mais c’était une bonne occasion pour parler de l’amour avec Poussin et de lui expliquer le pourquoi du comment du mariage. Celui-ci était peut-être organisé au dernier moment, mais il n’avait rien à envier à ceux qui sont parfois prévus un an à l’avance ! Plus que des traditions ou un protocole (dont je ne suis pas toujours très fan, d’où ma préférence pour les mariages simples),  j’ai aimé lui montrer que ce qui compte c’est l’amour et le bonheur d’être ensemble. Que pour lui un mariage soit avant tout synonyme de joie, de gens qu’on aime, de sourires et d’émotions. Là il a été servi ! Et il a beaucoup aimé les pâquerettes dans les cheveux des mariées :-)

Et puis même si je ne me vois plus du tout vivre à Paris, j’aime toujours y emmener les enfants. Leur montrer les endroits où leur père et moi avons vécu avant de les avoir (« Maman j’étais où moi quand t’attendais le bus ici ? »), les présenter aux amis qui nous sont chers, voir Belette les embrasser comme si elle les avait toujours connus, montrer à Poussin que le Sacré Coeur était l’endroit préféré de ma mamie qu’il n’a pas connue, lui promettre de revenir y faire un tour de manège… Le voir en grande conversation avec des amis qu’il n’avait quasiment jamais vus avant, mais avec lesquels nous avons passé tant de bons moments et bu tant de verres, à une époque où la perspective de devenir maman était encore si loin. J’ai soudainement eu l’impression de raccrocher les wagons entre ma vie d’avant et celle de maintenant, ce qui est pour moi une grande étape !

Pour toutes ces raisons, les sauts de puce à Paris ne me font plus peur ! J’ai même envie d’en programmer encore plein d’autres, pour quand Belette marchera, qu’elle pourra elle aussi profiter des toilettes publiques et qu’elle n’aura plus la vilaine manie de tripoter les pieds de toutes les personnes en sandales. Et il est évident que nous avons sacrément bien fait de décider, il y a quelques mois que « si les filles se marient, même à l’arrache en semaine on s’en fout on y va ! »  Si vous me lisez, j’en profite d’ailleurs pour vous féliciter à nouveau et vous souhaiter encore plein de bonheur ! Je sais que vous allez en recevoir un bon paquet dans les jours qui viennent, et j’ai hâte moi aussi de découvrir cette petite fille qui fera chavirer vos cœurs !

coeur d'eau, C.Porchez

20 petits plaisirs champêtres… (sur une idée de B. Farinelli)

20 petits plaisirs champêtres… (sur une idée de B. Farinelli)

Peu après notre installation à la campagne, je me suis abonnée au trimestriel L’Esprit Village. Chaque saison, il offre un aperçu des initiatives rurales les plus dynamiques, originales et intéressantes. Dans le dernier numéro de ce magazine (n°116) j’ai beaucoup aimé un billet de Bernard Farinelli intitulé « 20 petits plaisirs champêtres… qui peuvent me faire passer pour un idiot » où l’auteur dresse une liste de vingt bonheurs typiquement « campagne » du quotidien.

Evidemment, sa liste me parle et je partage certains des plaisirs qu’il énumère. D’autres me sont plus personnels, si bien que j’ai eu envie d’en établir à mon tour une petite liste (non exhaustive bien sûr !) :

* Les odeurs qui changent au gré des jours et des saisons. Le parfum de l’herbe fraîchement coupée, celui du feu de bois, des moutons…

* Semer, patienter, puis observer nos fleurs et nos légumes pousser. Partager ce bonheur tout simple en famille et faire participer les enfants.

* La visite du boulanger 4 fois par semaine. Sa livraison de pain frais, sa bonne humeur et ses prévisions météo.

*La convivialité, les sourires, la générosité de nos voisins. La sérénité et le charme de notre petit hameau.

*Le jardin, les granges et les appentis, la place qui ne manque pas. Cette idée d’espace, de liberté et de flexibilité. Cette possibilité de pouvoir en mettre partout.

*L’idée qu’ensemble nous avons la responsabilité d’un bien-être collectif et que chacun s’implique pour vivre mieux.

*Même si la corvée du bois est chronophage et fatigante, il y a cette satisfaction de gérer notre énergie et d’en être pleinement les acteurs. Prise de conscience et retour aux sources garantis !

Le bonheur dès l'aube

Le bonheur dès l’aube

* Lors de nos virées parisiennes, sentir que l’air est lourd  et que le tumulte serait pénible à la longue. Aimer retrouver notre campagne, et réaliser que maintenant c’est ici chez nous. Prendre conscience que c’est là où nous nous sentons le mieux.

* L’école à taille plus qu’humaine. L’implication et le dévouement de ceux qui aident à la faire vivre et participent à l’épanouissement de nos bambins.

* Le bonheur de voir nos enfants battre la campagne, courir dans l’herbe et découvrir tous les trésors de la nature.

* Ce sentiment d’effacement des classes sociales. La simplicité et les pulls défraîchis que l’on soit maire, ouvrier, agriculteur ou même médecin.

* Profiter du jardin avec les enfants. Faire des bonhommes de neige et des tunnels à tracteurs l’hiver, autoriser quelques glissades en pyjama sur le toboggan à l’arrivée des beaux jours.

* Vivre entourés d’animaux, même si nous n’avons qu’un chat. Donner du pain au cheval des voisins, regarder les agneaux téter leur maman, s’émerveiller des veaux si blancs qui bordent nos routes.

* Manger des oeufs frais, montrer à mon fils les poules qui ont pondu son oeuf coque de la veille.

* Aller se promener au moindre rayon de soleil. Ne pas prendre de sac ni de clefs. Pouvoir marcher au milieu de la route et entendre les rares voitures arriver de loin.

promenade3

* Se rendre compte qu’il n’y a pas de silence absolu, qu’au contraire une fois la nuit tombée nous entendons une multitude d’oiseaux et de grenouilles. En reconnaître certains présents tous les soirs.

* Rire parfois de la désuétude de certains commerces ou de certaines traditions. Avoir un regard certes taquin mais surtout attendri par des personnages, des façons de faire, des événements.

* Poursuivre notre route jusqu’à apercevoir l’étang en contre-bas. Se sentir bien en contemplant le coucher du soleil derrière l’eau, ou voir celle-ci scintiller aux meilleures heures de la journée.

* Prendre un café au soleil pendant la sieste des petits, profiter du calme pour se ressourcer en profitant du paysage.

* Savoir qu’avant notre vieille maison était une ferme. Imaginer parfois comment y vivaient ses habitants il y a 100 ans. Penser à leurs trajets jusqu’au lavoir, à l’eau pompée dans le puits avant d’être réchauffée dans la cheminée, à leurs préoccupations du quotidien au sein de ces mêmes murs.

Vue depuis notre jardin, à l'heure où blanchit la campagne !

Vue depuis notre jardin, à l’heure où blanchit la campagne !