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Des rires et des jeux

Des rires et des jeux

Au cours de ma deuxième grossesse, je n’imaginais pas vraiment les jeux que mes enfants pourraient partager, ni leur éventuelle complicité. Papa-des-Champs et moi, on se disait que 2 ans d’écart ce serait chouette et plutôt pratique pour les activités communes et les sorties, mais pour ma part je ne me projetais pas tellement plus. Mon esprit était plutôt tourné vers le plus urgent, à savoir comment m’occuper d’un mini bébé tout en préservant un environnement sympa et une maman disponible pour un bambin de deux ans. J’avais aussi, très certainement, un peu peur d’idéaliser cette future relation entre frère et soeur, puis d’être déçue.

Bien sûr, les débuts de Poussin en tant que grand frère ont parfois été un peu difficiles (cumuler ce changement de statut et le terrible two, c’est parfois sport !), mais il a très vite considéré sa petite soeur comme une camarade de jeu. Bon, déjà, quand elle était encore dans mon ventre, il essayait de lui prêter son doudou. En l’appuyant délicatement (ou pas) contre mon nombril. La sensation n’est certes pas très agréable, mais c’est adorablement mignon ! Puis dès notre retour à la maternité, quand la vie quotidienne avec deux enfants a commencé, j’installais souvent le transat de Mini Belette dans la chambre de Poussin. Pour avoir les deux sous la main, tout simplement. Dès qu’elle ouvrait un oeil, Poussin lui faisait des bisous, des petites caresses, et tentait d’interagir avec elle, par exemple en la faisant jouer à la dînette. Il lui préparait une tasse de thé, qu’il allait ensuite lui coller devant le bec pour la faire boire ;et parfois elle avait même droit à une tartelette à la myrtille ! C’était excellent, de voir avec quel naturel il l’a tout de suite intégrée à la vie de la famille et surtout à son quotidien de petit garçon. Et ça faisait tout chaud dans mon coeur de maman ! Evidemment, cela nécessitait une surveillance particulière, et j’avais souvent besoin de rappeler à Poussin qu’il devait faire doucement, ne pas enfoncer de petite cuiller dans le gosier de sa soeur, ne pas lui mettre de doudou sur le visage…mais jamais je ne lui interdisais quoi que ce soit, à partir du moment où Belette était réveillée et qu’elle ne semblait pas être gênée.

Et puis Belette a grandi. Elle a commencé à sourire, à rire, à attraper des trucs. Le quotidien, avec ses jeux d’enfant, a continué. Belette, de plus en plus, a souri à son frère, et a répondu à ses sollicitations. Même lorsqu’elle ne peut pas participer, elle est tout joyeuse de le regarder faire du toboggan, jouer dans l’eau, faire le clown, etc. Maintenant, les jouets qui la fascinent le plus et qui la motivent le plus à essayer de ramper, ce sont ceux de son frère (là encore il s’agit de veiller à ce qu’elle ne gobe pas de playmobil, et avant de courir faire pipi je vérifie toujours qu’aucun truc potentiellement dangereux ne se trouve pas à sa portée !). Lui, il la fait toujours participer à ses jeux d’imitation, et c’est encore mieux depuis qu’elle « joue » aussi. Ces temps-ci, leur jeu commun favori, c’est le docteur :-)  Bon, déjà, à la seule vue de son frère, son visage s’illumine d’un joli sourire. Encore plus quand elle voit qu’il a sa mallette de « Docteur Poussin » à la main (c’est là où j’ai super bien choisi ladite mallette, avec que des accessoires en tissus qui ne font pas mal, y’a pas à dire, j’assure !). L’osculation de la Belette se fait ensuite dans les rires, la demoiselle est hilare de se prendre des piqûres dans les pieds, et le docteur est hyper fier d’avoir une patiente qui ne se lasse jamais et qui accepte sans broncher dix cuillerées de sirop à la suite. Les regarder dans ses moments-là, c’est tellement bon !!! Non seulement ça fait rire, mais ça fait aussi oublier le reste, les moments un peu moins drôles, le linge à étendre et le repas à préparer…

Je ne sais pas si cette complicité perdurera, si dans quelques années ils auront toujours cette envie et cette joie de jouer ensemble, on verra bien ! Pour l’instant l’important c’est ici et maintenant, c’est de les voir heureux à deux là tout de suite, et de profiter de ces instants de bonheur.

Parfois aussi ils jouent à crier… Ils sont contents, ils crient chacun à leur tour, en se répondant… Et c’est aiguë… Et malgré la complicité évidente, les liens fraternels, tout ça, ben on a un peu envie de les piler… Mais à la place on se shoote au paracétamol et on a hââââte qu’ils soient couchés :o)

PS : Ce qui est aussi terriblement drôle, c’est  quand Poussin joue à la dînette avec la pauvre Belette qui se retrouve toute déçue lorsqu’elle s’aperçoit que la cuiller est vide ! Oui, c’est cruel, mais tellement drôle…!!!

Noms d’oiseaux

Noms d’oiseaux

S’il y a bien un truc qui ne m’a jamais intéressée, ce sont les oiseaux…

Je l’avoue et j’assume, j’ai toujours été indifférente à leurs aspects, à leurs couleurs, à leurs chants… Je ne m’extasie pas sur un rapace prenant son envol, ni sur une grappe d’hirondelles amassée sur un fil électrique, non, vraiment pas ! Je suis incapable de différencier un moineau d’un rouge-gorge, et ma foi c’est le dernier de mes soucis. Une anecdote familiale qui ressort parfois illustre à quel point l’ornithologie m’ennuie : J’avais une petite vingtaine d’années, et je passais quelques jours sur l’Ile de Ré avec mes parents, un oncle et une tante. Afin de motiver à entamer une (énième…) balade en vélo, voilà qu’on me promet que dans les marais, il y a des tas de sortes d’oiseaux à observer… Ma seule réponse fut : « mais je m’en fout, moi, des oiseaux »… Voilà, voilà !!!

Papa des Champs, lui, il aime les oiseaux. Il aime la nature et il a une capacité à s’émerveiller de tout qui me gonfle autant qu’elle force mon admiration (ça me gonfle parce que voir quelqu’un s’enflammer devant un héron, mouais, bof, mais j’admire parce que c’est énorme, cette curiosité de tout, cet intérêt permanent pour tout ce qui nous entoure). Bref, j’arrête ma digression et je reviens aux oiseaux, que Papa des Champs sait reconnaître et nommer.

Dans notre jardin, des oiseaux on en voit plutôt beaucoup. Notamment le matin, au petit déjeuner, à travers la large porte-fenêtre de la cuisine. Des oiseaux qu’on ne croisait pas avant, parce qu’en ville à part des pigeons y’a pas grand chose. Ce spectacle interpelle notre oisillon à nous, le Poussin de 2 ans et demi. Son papa se fait une joie de lui apprendre les noms des oiseaux, et chaque matin c’est devenu presqu’un rituel de demander le nom de tel ou tel oiseau. Et finalement, même moi je trouve ça plutôt chouette de petit-déjeuner en regardant les oiseaux évoluer dans le jardin ; et ça m’émerveille presque, de voir à quel point ils peuvent être différents les uns des autres. Autant de variétés juste là comme ça, à regarder de si près, je trouve ça excellent !

Ce que j’aime le plus, c’est retrouver cette curiosité si naïve et si fraîche chez mon petit garçon, cette capacité à s’émerveiller de tout, et particulièrement des choses simples. J’aime l’entendre s’extasier, le bec tout chocolaté : « Oh il est là le merle » !

C’est dans ces moments-là que le choix de la campagne prend tout son sens, et que l’on se rend compte qu’on a bien fait.