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Je rêve de…

Je rêve de…

Il y a des jours où je rêve d’un peu de repos. Parce qu’évidemment c’est chouette d’avoir des enfants et j’adore passer du temps avec eux, mais aucun parent ne me contredira : c’est fatiguant ! Il faut surveiller la Belette qui crapahute partout, répondre aux questions du Poussin, lire une histoire, fabriquer des montagnes de cubes d’une main et jouer aux playmobils de l’autre… Cuisiner le repas des grands, mixer les légumes de la petite, changer une couche, nettoyer un champ de miettes et de petits pois, bref les moments de répit sont les bienvenus ! A l’heure où j’écris ses lignes, les enfants sont à la sieste et moi j’ai chopé un mal de tête rien qu’à manger avec eux… Entre Poussin qui chante (à tue-tête et des comptines daubiques, sinon c’est pas drôle), Belette qui chouine parce qu’elle ne veut plus manger sa purée de petits pois, puis qui crie parce qu’elle a vu du pain, et qui crie encore pour réclamer des petits pois, mais non mixés ceux-là (non, non, elle n’est pas chiante) et Poussin qui parle comme un petit garçon de 3 ans, c’est-à-dire avec une voix criarde, aiguë et beaucoup trop forte, les repas ne ressemblent pas franchement à un havre de paix et de silence !

Bref, tout ça ajouté aux réveils trop tôt, au ménage à faire et à une bonne flemme, parfois je rêve de repos. Pas de laisser les enfants à Mamie le temps d’aller se faire un resto ou un ciné, mais plutôt de les sortir de la maison et de glander au chaud chez moi ! Un peu comme les soirées que nous passons en amoureux dans le salon, mais toute la journée. Pouvoir se lever à pas d’heure, traîner sur le canapé, manger n’importe quoi à une heure complètement déraisonnable, retourner bouquiner au lit, ne s’habiller qu’en pleine après-midi… Du bon gros glandouillage quoi ! Un peu ce que je faisais quand nous n’étions que deux et que j’avais plus de congés que Papa-des-Champs. Il m’arrivait de poser une semaine de vacances et parfois mes journées seules à la maison ressemblaient un peu à ça. Quand c’est rare c’est encore meilleur ! (Parce que ça tout le temps, je pense que je me lasserais vite et que ça tournerait un peu à la déprime.) Là si je rêve d’une journée de ce style, ce serait pour la partager avec Papa-des-Champs, bien sûr !

Dans une toute autre optique, je rêve aussi d’une journée sans enfants, mais cette fois pour faire un grand ménage. Là encore je suppose que tout parent sera d’accord : s’occuper d’une maison avec les enfants « dans les pattes » ce n’est franchement pas évident ! D’abord il faut trouver le temps… J’ai beau être à la maison, il m’est parfois difficile de trouver le temps d’étendre une machine, de passer un coup d’aspirateur ou de nettoyer la salle de bain. Pour la simple et bonne raison que les enfants sont quand même plutôt chronophages et qu’ils demandent pas mal d’attention. Ici, Poussin a toujours eu une passion pour le ménage, et dès qu’il a su marcher il m’a suivie et imitée, tantôt un chiffon à la main pour faire les poussières, tantôt à essayer d’accrocher des chaussettes sur le séchoir à linge. Mais d’une il s’agit de le surveiller quand il joue à la fée du logis, parce qu’il a vite fait de casser un truc ou d’étaler des pinces à linge partout… Il a déjà profité d’un moment d’inattention pour tremper son balais-jouet dans le sceau d’eau, puis de le frotter sur le sol, dégoulinant d’eau… Je l’ai également déjà surpris à dérouler tout un rouleau de sopalin pour laver les toilettes, ou d’y plonger joyeusement la brosse ! Sans compter sa passion pour l’aspirateur et son besoin d’appuyer sur le bouton et de sortir le fil. Bref dans ces cas-là ça ajoute un peu de boulot, et ça fait perdre pas mal de temps. Pour l’anecdote, quand j’étais enceinte de Belette j’ai eu un petit souci de placenta trop bas qui m’a obligée à éviter de trop bouger pendant un mois, et nous en avons profité pour essayer les services d’une femme de ménage. Bon l’essai ne fut pas concluant, mais chaque fois qu’elle passait l’aspirateur Poussin devenait hystérique et la suivait partout en hurlant « babor, babor » (ce qui signifiait aspirateur en langage Poussin de 20 mois).

Bon tout ça pour dire que même lorsqu’un enfant est plutôt ménage-addict c’est pénible et ça ralentit considérablement. Sans compter que quoi qu’il en soit il n’aurait pas la patience pour enchaîner une journée de poussière-sanitaire à laver-aspirateur-machine à étendre-repas à préparer-tiroirs à trier… Impossible donc de tout faire en une fois. Depuis que je suis maman j’ai appris à fractionner mon temps de ménage, il est toujours entrecoupé de moments de jeux. Alors certes c’est sympa de se détendre un peu entre deux corvées, mais moi je suis plutôt du style on fait tout ce qui est chiant d’abord et on se repose ensuite. Et puis je n’aime pas ce qui est inachevé. D’autant qu’avec des enfants, la maison a tendance à se salir vite, et si on ne se dépêche pas on ne peut pas profiter d’une maison où tout est tout propre en même temps. Je suis peut-être un peu barrée mais moi ça me frustre ! Quand nous habitions encore à Nantes, Poussin avait une journée complète de garderie une fois par mois. Avant la naissance de Belette, je prenais quelques heures sur cette journée de repos pour faire un grand ménage, trier des trucs, faire place nette. Je faisais ça dès le matin, pour ensuite me reposer dans un appart nickel avec le sentiment du devoir accompli. C’était bon !!!

Le ménage avec les enfants dans les pattes est toujours fait trop vite, et personnellement je vais moins dans les coins lorsqu’ils sont là. Belette n’a pas encore l’âge de chiper un chiffon pour frotter avec moi, mais sa vitesse et son intrépidité m’obligent à la mettre en lieu sûr pendant que je nettoie. Le lieu sûr chez nous c’est sa chaise, que je traîne avec moi afin qu’elle m’ait toujours dans son champ de vision. Avec toujours un ou deux jouets dans les mains et moi qui lui parle pour qu’elle ne s’agace pas trop. Mais le fait est qu’elle s’agace quand même toujours trop vite. C’est qu’elle veut sa maman ma jolie belette, et si possible pour elle toute seule ! Cette semaine j’ai tenté de repasser un peu en la laissant libre, pendant que son frère était à l’école. Je n’avais pas grand chose à repasser, ben j’ai quand même du m’interrompre des dizaines de fois pour l’empêche de tirer sur le fil du fer, de débrancher la prise ou d’escalader son coffre à jouets (elle n’est pas assez adroite pour le faire sans que je sois derrière elle). Il faut donc toujours aller vite, ou s’interrompre à longueur de temps. C’est pénible…

Résultat, je me retrouve souvent à m’occuper de tout ça le soir une fois les enfants couchés. Sauf que le soir j’aimerais aussi pouvoir me poser. Quand on se retrouve en amoureux, on aimerait bien éviter les activités passionnantes telles que « tu laves la douche pendant que je fais les toilettes? »… Et là encore, en plus d’être chiant c’est pas pratique. Parce qu’il faut éviter de faire trop de bruit, que sans lumière du jour on voit moins bien, et que merde en décidant d’être mère au foyer je n’avais pas imaginé que moi aussi je devrais faire le ménage en nocturne ! Je rêve donc d’une journée sans enfants pour faire le ménage, le linge et la cuisine, mais tranquillement ! Faire les poussières avec de la musique à fond, ranger un ou deux tiroirs sans me demander s’il ne va pas être l’heure de goûter, ou cuisiner en écoutant la radio (ça c’est mon grand plaisir, écouter une émission sans bruits d’enfants et sans devoir arrêter avant la fin !). En fait il nous faudrait deux jours sans enfants. Le premier pour nettoyer, bricoler, ranger, repasser et cuisiner ; le deuxième pour profiter d’une maison toute propre en ne faisant rien d’autre que de se faire plaisir ! Et ensuite bien sûr prévoir un week-end prolongé en amoureux, pour visiter plein de trucs et se faire de supers resto ! (Papa-des-Champs si tu me lis, il te reste un peu moins d’un an pour m’organiser un cadeau de trentenaire :-D )