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En revenant de Nantes…

En revenant de Nantes…

Oui, je sais, le titre de mon billet respire la bonne chanson traditionnelle, la légèreté et la grâce… Mais que voulez-vous, j’ai cet horrible air dans la tête, il faut bien que j’exorcise !

Donc voilà, nous sommes de retour après une semaine nantaise. En plus ou moins grande forme pour ma part, puisque j’en suis à mon 2ème jour de migraine et que j’ai passé quasi tout le trajet en voiture avec des crampes d’estomac… Mais ça va aller ! Et quitte à commencer par ce qui ne va pas, je m’autorise également à mentionner le vomis de Belette la nuit précédent notre départ en vacances (dans notre lit, en plus, la fourbe !) et le rhume que la demoiselle s’est traîné au début de notre séjour. Poisse oblige, en milieu de semaine c’est une sorte d’intoxication alimentaire ou variante de gastro qui a touché Poussin, et un peu son papa… Je vous laisse imaginer la joie de gérer les vomitos qui ruinent tout sur leur passage en pleine nuit, dans un joli appartement sans machine à laver. Heureusement tout ça n’a pas duré et Poussin a été très courageux, même quand ses doudous se sont retrouvés inutilisables…

Bon, à part ça nous avons passé de très bons moments. Notamment en retrouvant des amis et/ou anciens voisins et en passant deux très bonnes soirées en leurs compagnies. J’avais un peu peur de passer une semaine à quatre dans 42m², mais ça s’est bien passé. Les enfants ont dormi ensemble dans la seule chambre et ils ont été adorables ! Ils se faisaient des câlins avant de s’endormir et ils se donnaient la main pendant leur sommeil, trop mignon ! Par chance cette pièce était grande et ils avaient largement la place d’y étaler leurs jouets. Bien pratique pour éviter d’encombrer l’espace commun plutôt petit ! Evidemment nous avons du leur rappeler plusieurs fois que dans un immeuble il y a des voisins et qu’il fallait faire attention au bruit, mais ça a été. Bon ceci dit, heureusement que nous étions souvent dehors. D’un point de vue coin cuisine minuscule, absence de machine à laver, et nuits sur le clic-clac pourri, je pense malgré tout que je préfère mon chez-moi, y’a pas photo !

Sinon, nous avons pu faire pas mal d’activités, même si je pense que la prochaine fois nous partirons plutôt 10 jours, histoire de pouvoir profiter à la fois d’un rythme cool et de tout ce que la région peut offrir de chouette. Le fait d’être en ville était clairement une très bonne chose puisque nous avons pu presque tout faire à pieds ou en transports en commun (même que Belette aime tellement le tramway qu’elle hurle comme une pauvre malheureuse chaque fois qu’il faut descendre !). Nous avons retrouvé le plaisir des commerces de proximité et nous avons pu libérer l’énergie des enfants grâce à tous les petits squares des environs. Avec un petit brin d’émotion en retournant dans celui qui était le plus près de notre ancien appartement et qui n’a pas bougé d’un poil.

En parlant d’émotion, je me demandais comment nous, les parents, nous ressentirions ce retour aux sources, et j’imaginais presque avoir les larmes aux yeux en repassant à certains endroits. Finalement pas vraiment. Bien sûr ça nous a fait un petit quelques chose de repasser devant notre ancien immeuble, ou de retrouver certains étals sur le marché, mais il n’y  a pas eu de grosse vague émotionnelle. Tout simplement parce qu’en arpentant les rues de Nantes, nous avons eu l’impression de n’en être jamais partis ! Tout nous paraissait à sa place (bien que pour le coup, celle du théâtre au bout de notre rue a été complètement rénovée !), et nous étions comme chez nous. Je pense que notre départ est trop récent pour ressentir cette espèce de nostalgie. Ce qui est certain, c’est que Nantes reste une ville que nous aimons beaucoup et avec laquelle nous garderons toujours un lien particulier. Même si nous sommes très bien à la campagne et que je ne projette aucun déménagement avant un bon paquet d’années, c’est la ville que nous avions choisie pour élever nos enfants, et c’est celle qui les a vus naître. Ça suffit à en faire un endroit spécial !

Si Pantagruel venait à passer ! :)

Si Pantagruel venait à passer ! :)

C’était hier…

C’était hier…

Il y a 1 an, je refermais la porte de notre appartement sans pouvoir retenir quelques larmes. Le bonheur d’avoir trouvé la maison idéale et la perspective de toutes ces années à y vivre vacillait un peu face à la fin de notre parenthèse nantaise. L’appartement que nous quittions avait lui aussi été un énorme coup de coeur, et nous venions d’y passer quatre années chargées en émotion. Ces murs avaient abrité la genèse de notre histoire familiale, depuis les tests de grossesse dans nos toilettes aux murs recouverts de cartes postales, jusqu’aux éclats de rires de nos poussinous. Les contractions sur le canapé, la dernière douche avant de partir à la maternité à se demander comment ressortir de la baignoire, les oreilles collées aux portes des chambres pour guetter la respiration de nos bébés, les premiers sourires, le bonheur tout simple d’être ensemble.

Il n’y avait aucune raison de partir de ce nid douillet au coeur d’une ville agréable, de quitter les quelques personnes que nous avions eu plaisir à côtoyer, les habitudes qui nous convenaient. Notre choix s’est pourtant imposé comme une évidence. C’était cette maison qu’il nous fallait ! Jolie, agencée pile selon nos besoins, nous offrant la campagne qui nous titillait depuis quelques temps, et qui nous rapprochait d’une bonne partie de notre famille. Que de bonnes raisons, certes, mais qui nous mettaient malgré tout face à l’inconnu et qui pour certains n’auraient pas pesé bien lourd face au confort de la ville et à la proximité des services. En refermant la porte de notre appartement tout vide, je n’avais plus vraiment la certitude de partir pour du mieux. Juste de partir pour du différent. En sachant mes enfants déjà à 500 kilomètres, et toute notre vie dans un camion de déménagement. Gloups !

Un an plus tard, je suis plus convaincue que jamais d’avoir fait le bon choix. Nous sommes heureux ! Régulièrement il nous arrive de nous poser en nous exclamant : « mais qu’est-ce qu’on est bien ici ! » Le cadre, notre mode de vie, l’espace disponible autour de nous, les rencontres que nous faisons, les rires de nos enfants et leur liberté dans cet environnement qui leur va si bien, tout continue de nous enchanter. Nous sommes encore sur notre nuage et nous comptons bien y rester !

Nous avons J’ai évidemment pesté contre le parquet qui ne se posait pas assez vite, j’ai désespéré devant tout le bois à ranger, devant les miettes d’écorces autour du poêle en hiver, je râle quand je vois l’état de la grange, je ris jaune pour ne pas compter tous les sous dépensés en bricolage, et il m’arrive encore de m’agacer devant les rayons tout pourris de certains magasins, mais je suis heureuse ! Je n’aurais jamais pu survivre ici sans internet (en même temps c’est grâce à ça qu’on travaille donc sans ça aurait été compliqué) mais dans la balance des avantages et des inconvénients, le positif l’emporte largement. A aucun moment, au cours de l’année qui vient de s’écouler, nous n’avons regretté d’être venus.

La vie ici est douce, et si j’ai quitté Nantes avec la nostalgie de 4 années de bonheur, je pense aujourd’hui avec émotion à tous les bons moments qui nous attendent dans cette maison. S’il me tarde de faire (re)découvrir un jour aux enfants la ville où ils sont nés (et de leur montrer les Machines de l’Ile, le grand éléphant et, soyons fous, un spectacle de Royal de Luxe) j’adore aussi les voir grandir dans notre campagne et sentir tout notre amour vibrer d’être ensemble dans la maison de nos rêves. Ce petit paradis nous promet tant de belles années que je l’avoue, il y a 1 an je retenais aussi mes larmes en voyant ce gros camion de déménagement garé devant chez nous, s’apprêtant à remplir de notre histoire les murs dont nous étions tombés amoureux.

Même qu'on montera dessus ! Sauf qu'on évitera d'y aller en plein hier, parce que le 1er janvier tout en haut de l'éléphant il caille méchamment croyez-moi !

Même qu’on montera dessus ! Sauf qu’on évitera d’y aller en plein hier, parce que le 1er janvier tout en haut de l’éléphant il caille méchamment croyez-moi !