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Ça change un peu

Ça change un peu

Il y les petits changements, les grands chambardements et les changements de cap. C’est surtout les premiers que je vais évoquer aujourd’hui. Ces petits changements du quotidien qui ne modifient pas grand chose mais qui font prendre un nouveau visage à nos journées. Il y en a eu plusieurs chez nous ces dernières semaines.

Le plus énorme, c’est évident la rentrée de Belette, dont je parlais ici ! Trois semaines se sont écoulées et ma petite fille est toujours aussi heureuse d’aller à l’école. Elle y est complètement à l’aise et n’a jamais pleuré ni manifesté aucune inquiétude. Au contraire, très souvent lorsque je la récupère le midi elle s’exclame : « c’était bien l’école ! ». Une rentrée toute en douceur donc, mais qui modifie en profondeur mes matinées. Je ne reviens pas sur les mille possibilités qui s’offrent maintenant à moi le matin, mais je vous confirme que c’est un gros changement ! Parfois, comme hier par exemple, je m’autorise même le luxe d’une matinée couture, et à son retour de l’école ma Belette a la bonne surprise d’avoir une nouvelle elsie fabriquée par sa maman !

Les couleurs moins bien qu'en vrai.. la tablette ce n'est décidément pas l'idéel pour les photos !

Les couleurs moins bien qu’en vrai.. la tablette ce n’est décidément pas l’idéel pour les photos !

J’ai également changé ma façon de faire les courses, et j’ai quasiment abandonné le principe du drive. Très pratique pour ne pas galérer dans un supermarché avec les enfants pendant des heures, mais qui ne propose qu’un choix limité de produits et qui a une réputation d’employeur socialement catastrophique… Bon, je ne diabolise pas non plus, le système m’ayant permis de gagner plein de temps lorsque j’en avais besoin ! Mais j’ai remarqué que finalement les courses toute seule ce n’était pas si terrible, surtout en heures creuses. Je choisis mieux ce que j’achète et ce n’est pas plus mal !
Dans la série ma Belette devient une grande fille, il y a un peu plus d’un mois (avant d’enlever ses couches, donc) elle a complètement arrêté la tétine ! Elle ne l’avait que pour dormir et pour les longs trajets en voiture, parce que rappelez-vous, je suis une intégriste de la tétine et qu’il a toujours été hors de question que mes enfants l’aient toujours dans le bec. Bref, fin août Belette a fait une mauvaise chute et s’est bien amoché les lèvres… Le genre de bobo hyper impressionnant parce que ça saigne beaucoup et qu’on flippe toujours qu’une dent soit abîmée, mais qui par chance a très vite cicatrisé. N’empêche que le soir même, Belette n’a pas pu manger tellement son bec était en chou-fleur (elle a eu droit à un bol de lait avec une paille glissée dans un coin de sa bouche), et que bien sûr elle ne pouvait pas non plus tétouiller sa tétine. Nous nous attendions à passer une nuit bien pourrie avec une fillette réclamant sa tétine et n’arrivant pas à s’endormir, mais même pas ! Elle a été hyper calme et s’est endormie sans encombre pour une nuit d’une seule traite. Le lendemain nous lui avons proposé de ranger sa tétine dans une petite boîte à souvenirs, et l’affaire était pliée !

Un autre changement qui influe sur notre façon de gérer le quotidien : Poussin ne fait plus de siestes ! Il n’a jamais été un très gros dormeur l’après-midi, mais quand il était à la maison il arrivait tout de même généralement à dormir une bonne heure. Si on ajoute 30mn d’endormissement, en début d’après midi le mercredi et le week-end il disparaissait donc environ 1h30 dans sa chambre. (Temps pendant lequel sa soeur dort comme une bienheureuse !). A l’école c’était une autre histoire, puisque cet enfant n’a jamais réussi à siester ailleurs qu’à la maison… Il se reposait donc seulement sur son petit lit, apparemment en étant tout de même silencieux. Le truc c’est que cette année à l’école, ils sont 4 élèves en moyenne section : 2 enfants de fin d’année qui ont besoin de dormir et 2 enfants de janvier qui commençaient à s’impatienter à la sieste. Poussin était bien sûr dans le deuxième groupe ! Comme lui et sa copine J sont aussi les deux plus à l’aise de leur niveau, la maîtresse a décidé de ne plus s’obstiner à les faire dormir. A la place ils « travaillent » avec le seul élève de grande section de la classe. Inutile de dire que les enfants ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme ! Et que Poussin nous a demandé de ne plus faire de sieste non plus à la maison… ce que nous avons accepté. Honnêtement j’avais un peu peur qu’il soit pénible et qu’il demande trop d’attention pendant ce temps où nous avions l’habitude de nous reposer ou d’en profiter pour faire ce qu’on voulait. Mais une fois de plus nous avons été agréablement surpris par l’un de nos enfants ! Poussin arrive à s’occuper seul le temps de nous laisser souffler, et ensuite nous pouvons faire des trucs de grand ensemble. C’est l’occasion de lui faire faire des activités adaptées à son âge ou de jouer à des jeux pour lesquels Belette est encore trop petite. Mercredi dernier et dimanche, par exemple, nous avons fait quelques parties de jeu des 7 familles, et c’était très agréable. Le week-end quand nous sommes deux adultes l’un de nous peut l’emmener faire une balade en vélo, là aussi ce sont de chouettes moments ! 7familles En retrouvant du temps pour moi j’ai aussi repris une bonne habitude que j’avais perdue après la naissance de Poussin : je refais des pâtes à tarte maison ! Et c’est juste trop bon de manger des quiches et autres tartes salées avec de la vraie pâte brisée !!! Accessoirement ce n’est pas si long à faire, c’est juste qu’à l’époque avec mon bébé pot-de-colle j’avais déjà du mal à prendre ma douche, alors une pâte maison…. Je me suis également proposée comme bénévole pour tenir la bibliothèque du village pendant 2 heures le samedi après-midi, une à deux fois par mois. Et j’essaye d’aller faire un peu de vélo le matin une ou deux fois par semaine. Je pars juste quand Papa-des-Champs emmène les enfants à l’école et je rentre 30mn après pour me jeter sous la douche. Je pourrais également vous parler de notre nouveau frigo mais ce n’est pas tellement passionnant… Enfin pour nous c’est un changement énorme puisqu’au lieu d’un petit modèle acheté pas cher il y a 9 ans nous avons un joli gros frigo avec plein de place ! Limite le rangement des courses est devenu un plaisir !
Et puis dans les trucs qui ne changent pas et c’est tant mieux, aujourd’hui nous fêtons nos 8 ans de mariage ! Comme tous les ans à cette date je me dis que le temps file bien vite, mais que notre famille a décidément pris un chemin qui me plaît !

Je le découvre aujourd'hui, 8 ans de mariage = noces de coquelicots !

Je le découvre aujourd’hui, 8 ans de mariage = noces de coquelicots !

 

De la draisienne au vélo de grand : expérience réussie !

De la draisienne au vélo de grand : expérience réussie !

Mon Poussin sait faire du vélo ! Hhiiii !!! Comme un grand, sans roulettes, sans être tenu et sans soucis !

Je suis ultra fière de lui, vous l’aurez remarqué, mais je suis aussi hyper impressionnée ! Poussin a eu son vélo samedi après-midi, et 4mn après s’être installé dessus il se débrouillait déjà comme un chef. Son papa a pu tout de suite lâcher la selle qu’il tenait par mesure de précaution, et notre petit garçon s’est élancé comme un grand dans le jardin. Alors qu’il n’était jamais monté sur un vélo ! Le secret de Poussin, c’est qu’il a commencé par la draisienne.

Rapide topo sur la draisienne pour celles et ceux qui ne connaissent pas le principe : il s’agit d’un vélo à 2 roues, mais sans pédales. L’enfant pousse donc avec ses pieds pour avancer, et lorsqu’il a assez d’élan il relève les pieds, se retrouvant ainsi en équilibre. Un enfant qui maîtrise bien l’engin peut donc aller très vite et faire quelques frayeurs à ses parents ! Certaines draisiennes sont munies de freins, d’autres non, auquel cas l’enfant ralentit ou s’arrête en utilisant ses pieds. La draisienne est donc une véritable source d’amusement et permet aux petits de se dépenser bien comme il faut ! L’objectif est également d’apprendre l’équilibre aux enfants. En effet, si mes explications sont assez claires, vous pouvez visualiser un marmot à toute allure sur un vélo sans pédales, et imaginer que l’exercice demande un certain sens de l’équilibre !

L’équilibre, c’est ce qu’il faut pour faire du vélo comme un grand. Classiquement, les enfants apprennent à pédaler sur des vélos avec des petites roulettes, puis les parents enlèves les roulettes. Généralement l’enfant doit ensuite apprendre à tenir en équilibre sur son vélo. C’est là que le parent dévoué court en tenant l’arrière du vélo, jusqu’à ce que le gnome accepte d’être lâché ! Ce qui prend plus ou moins de temps. Et donc plus ou moins de crises, de disputes, de gamelles éventuellement, et bien souvent de cris, ceux-ci émanant autant de l’enfant que du parent ! Il y a quelques années Bénabar avait d’ailleurs fait une chanson là-dessus. Bref. En fait, le truc, c’est que l’apprentissage de l’équilibre est plus compliqué que le fait de savoir pédaler. Et apparemment, en ce qui concerne le vélo, commencer par apprendre le plus facile et finir par le plus compliqué, ce serait moins efficace que l’inverse. C’est la qu’intervient la draisienne ! En permettant de maîtriser d’abord l’équilibre, elle simplifierait grandement l’apprentissage ultérieur du vélo.

Nous avons découvert tout ça lorsque Poussin était bébé, et c’est ainsi que nous avons commencé par lui offrir une draisienne. C’était pour le Noël juste avant ses 2 ans. Au début c’était plutôt drôle, puisque Poussin était assez pataud et qu’il n’osait pas trop avancer. Il marchait tout doucement, une jambe de chaque côté de sa draisienne, et mettait des plombes à faire 5 mètres ! Heureusement, à l’époque nous étions certes en ville mais nous avions une énorme terrasse. Il pouvait donc s’entraîner facilement, sans nous obliger à tout trimbaler jusqu’au square le plus proche ! D’autant qu’à ce moment-là j’étais, au choix, en toute fin de grossesse ou accompagnée d’une mini Belette en écharpe ! Il a fallut quelques mois à Poussin pour oser se lancer, et c’est finalement un peu avant ses 3 ans qu’il s’est vraiment lâché en draisienne. Entre temps nous avions déménagé et c’est sur les routes de campagne qu’il a vraiment appris à foncer et à rouler en équilibre. Un vrai régal pour lui !

Il a ensuite découvert les pédales petit à petit, par d’autres moyens. Mais il n’a jamais fait de vélo avec des petites roulettes. Dans la cour de son école il a pu tester des sortes de tricycles et de voitures à pédales, puis à la maison il a eu un tracteur d’extérieur sur le même principe. Au début, par facilité, il s’en servait comme d’une draisienne, en poussant avec ses pieds et en ignorant les pédales. En plus, pas de bol pour lui, notre jardin est loin d’être plat. Pas facile de pédaler sur de l’herbe pleine de bosses et de faux plats ! Mais enfin Poussin a fini par avoir un déclic, il a décidé de faire un effort et il a réussi. Si l’on devait comparer, il a donc appris à pédaler un peu plus tard que la majorité des autres enfants, mais en maîtrisant déjà bien l’équilibre. Il savait que ces  2 notions acquises, il pourrait faire du vélo comme un grand. Il était donc en demande depuis quelques semaines, et nous lui avons fait la surprise de lui en offrir un samedi !

C’était vraiment impressionnant de le voir si vite à l’aise, et de constater que son expérience avec la draisienne lui a été si bénéfique ! Nous n’avions pas de gros doute quant au fait que l’ordre équilibre puis pédales était finalement le plus logique, mais nous avons été soufflés de voir à quel point ça a marché pour Poussin ! Je repense à toutes ces personnes qui nous ont regardé bizarrement lorsqu’elles ont vu notre petit garçon sur un vélo sans pédale, et qui nous ont pris pour des extravagants complètement frappés quand nous leur avons expliqué le pourquoi du comment… Et ça me rend encore plus fière de mon Poussin ! Je n’avais pas tellement percuté avant de le voir sur son vélo de grand, mais l’avantage d’être déjà habitué à la vitesse c’est qu’il n’a pas peur. En draisienne on va quand même beaucoup plus vite qu’avec des petites roulettes, donc forcément ensuite on appréhende beaucoup moins la sensation de liberté et de vitesse induite par le vélo. C’est d’autant plus frappant que Poussin n’est pas d’un naturel très téméraire, c’est vraiment mignon de le voir si à l’aise sur la route !

Ces petits chemins qui sentent la noisette...

Pas du tout stressant, de le voir rouler droit devant et de plus en plus vite !

Cette expérience plus que réussie nous encourage évidemment à suivre le même chemin avec Belette ! Elle est d’ailleurs équipée en draisienne depuis quelques mois, et même si elle ne relève pas encore les jambes pour se mettre en équilibre, elle va de plus en plus vite en poussant sur ses pieds ! D’ici la fin de l’été je pense qu’elle aussi dévalera les chemins de campagne à toute allure et que mon coeur fera des bonds énormes en la regardant !!!

Des souris et un Poussin

Des souris et un Poussin

Encore une fois, j’ai l’impression que le temps passe à une allure folle et qu’il me faudrait 2 ou 3 heures de plus par jour pour avoir un peu de marge. Ces temps-ci c’est un peu la course, et comme souvent lorsque je m’échine pour être à jour de tout, c’est le blog qui passe en dernier. Oui, je sais, c’est mal ! Mais j’ai au moins le plaisir d’être complètement dans les temps notamment pour mes lectures du Livre Inter, puisque j’en suis actuellement à la moitié du dixième et dernier roman. Je vais donc avoir un peu de temps pour relire quelques passages des livres qui m’ont le plus marquée, et être fin prête pour le jour J. L’autre nouvelle bien chouette de ce mois de mai, c’est que j’ai eu mon permis ! A 30 ans, oui… mais il faut dire qu’avant d’habiter à la campagne je n’en avais pas vraiment l’utilité. Bref, tout ça pour dire que mine de rien je vais bientôt retrouver un peu de temps pour moi, et donc pour écrire un peu plus.

Aujourd’hui, pour me faire pardonner, je vous propose un billet spécial mignonnerie ! Avec des photos de doudous dedans. Rien que ça !

Vous le savez peut-être déjà, mon Poussin aime les petits rituels qui jalonnent son quotidien. Il aime particulièrement les rituels du soir, qui rendent le coucher tout doux et qui rassurent avant de s’endormir. Après l’histoire, il file faire un dernier pipi et demande à son papa de l’accompagner, pendant que je les attends dans sa chambre. Il y a quelques mois, il m’a demandé de surveiller une partie de ses doudous (il embarque l’autre partie dans la salle de bain…) pendant son passage aux toilettes. D’humeur taquine, j’ai caché ses deux doudous souris derrière son lit, en faisant seulement dépasser leurs museaux. Evidemment ça l’a fait rire, et c’est comme ça qu’est né notre nouveau rituel. Chaque soir, Poussin me demande de surveiller ses souris, et moi j’improvise une nouvelle mise en scène rigolote. En voici quelques exemples :

Un peu de chou-fleur ?

Un peu de chou-fleur ?

On peut avoir une autre histoire ? Allez, steuplaît !!!

On peut avoir une autre histoire ? Allez, steuplaît !!!

Vous pouvez admirer le lit-récup', peint par Poussin lui-même (et moi un peu) !

Vous pouvez admirer le lit-récup’, peint par Poussin lui-même (et un peu moi) !

Poussin est toujours content de revenir dans sa chambre pour y découvrir la nouvelle ânerie des souris. Moi, je suis toujours amusée de trouver une nouvelle idiotie. Poussin sait bien que c’est moi qui orchestre ces petites mises en scènes, mais on fait tous les deux semblant que ce sont les souris qui échappent à ma vigilance. Je lui répète chaque soir que ces petites coquines ont vraiment le chic pour filer dès que j’ai le dos tourné. Lui, il aimerait tellement que ce soit vrai qu’il semble y croire au moins un peu, même pour de faux. Faire mine de croire que les doudous sont réellement coquins, leur faire la leçon tous les soirs en leur disant que « vraiment, vous exagérez », c’est aussi avoir l’assurance que notre rituel recommencera le lendemain.

Oui, parfois ils partent à l'aventure !

Oui, parfois ils partent à l’aventure !

Et ils bravent le danger pour sauver des vies !

Et ils bravent le danger pour sauver des vies !

Ca ne vous étonnera pas si je vous avoue que moi aussi je l’aime bien ce rituel ! Même si au bout de quelques mois je commence à avoir fait le tour des petites mises en scène possibles… et mon imagination est mise à rude épreuve. Les souris font donc des trucs de plus en plus stupides, mais c’est encore plus drôle !

L'ascension de la Tour Eiffel, véritable moment de bravoure !

L’ascension de la Tour Eiffel, véritable moment de bravoure !

Autonomes !

Autonomes !

Oui, bon, autonomes c’est un bien grand mot pour des enfants de deux et quatre ans, je vous l’accorde. Mais quand même, plus le temps passe et plus mes lutins parviennent à se débrouiller seuls. C’est surtout dans le domaine du jeu que je remarque ces progrès, et que je les savoure.

A l’intérieur de la maison c’est encore un peu brouillon. Poussin préfère que son papa et/ou sa maman jouent avec lui, mais de plus en plus il peut aussi passer de longs moments à jouer seul. Ces derniers temps il s’éclate avec les Legos, le chalet en bois et les Playmobils. C’est vraiment chouette de voir qu’il arrive à partir dans des délires d’imagination, et qu’il se crée son petit univers rien qu’à lui. C’est un peu plus compliqué quand sa petite soeur est dans les parages. D’où le côté brouillon, quand elle vient mettre le souk chez ses personnages ou qu’elle éparpille des petites pièces de légos aux quatre coins de la chambre. Voire des deux chambres… De son côté, Belette, qui a toujours été la plus indépendante de nos enfants, parvient également à se créer son petit monde à elle. C’est généralement le matin, et c’est bien pratique puisque ça me laisse le temps de prendre ma douche ou d’étendre une machine. J’adore la voir s’occuper de sa poupée avec application et sérieux, et je suis souvent impressionnée par ses constructions de légo-duplo. Bon, évidemment il y a des loupés, par exemple quand elle va squatter le lit de son frère toute habillée, ou quand elle sort TOUS les livres de la bibliothèque… Et puis la plupart du temps, passé le milieu de la matinée elle se transforme en petite glu et ne j’ai plus le droit d’aller faire pipi sans l’entendre hurler. Je vous laisse imaginer sa terreur si je profite d’une pause pipi pour aller lire quelques mails ou pire commenter un statut Facebook… Mais enfin, il y a malgré tout une nette amélioration depuis quelques mois ! Et puis même quand les enfants se chamaillent en fin de journée, j’arrive toujours à les laisser se débrouiller un peu le temps de finir la préparation du repas ou de mettre la table.

Là où leur autonomie est encore plus importante, et plus appréciable, c’est à l’extérieur. C’est juste un pur bonheur de pouvoir les laisser jouer dans le jardin en feuilletant une revue !!! Ou en jardinant un peu, ou en buvant un café, ou en prenant un apéro sous un soleil de fin de journée ! Ce qui était impensable il y a un an est devenu un délice presque quotidien, pour mon plus grand plaisir. Maintenant que Belette marche et qu’elle n’enfourne plus dans sa bouche le moindre caillou qu’elle croise, qu’elle sait utiliser seule son petit camion ou le toboggan, j’ai vraiment l’impression de revivre lorsque nous allons jouer dans le jardin. Bien sûr il s’agit toujours d’avoir un oeil sur ma petite intrépide, d’où le feuilletage de magazine plutôt que la lecture d’un bon gros bouquin, mais je revis quand même ! Même s’il faut encore gérer les disputes entre frère et soeur, puisque bien sûr ils ont souvent envie du même jouet en même temps, mais c’est un détail. Je passe également sur la nécessité d’expliquer très souvent à Belette qu’elle peut ramasser toutes les pâquerettes qu’elle veut, mais qu’elle doit laisser les fleurs qu’on a plantées exprès. Ainsi que sur la manie de Poussin d’avoir envie de faire caca pile au moment où tout le monde est dehors et que je viens de me faire chauffer un café… C’est là que je suis contente d’avoir un jardin, et non pas un square public à 500m de la maison ! Vous allez penser qu’il reste beaucoup de restrictions, mais je vous assure que comparé à l’été dernier ça n’a plus rien à voir. Je n’ai jamais profité autant du jardin et maintenant je suis comme les enfants, je rechigne à rentrer !

L’avantage de cette autonomie, c’est qu’en me permettant de souffler un peu, elle me donne aussi plus d’énergie pour m’occuper des lutins. C’est tout bête mais c’est logique : quand je suis reposée parce qu’ils m’ont laissé un peu de temps libre, j’ai encore plus envie de jouer avec eux ! Je suis sûre que tous les parents comprennent ce principe, que je m’efforce d’expliquer à mon fils tous les jours, avec plus ou moins de succès. Bref, ce qui est chouette aussi avec des enfants qui grandissent, c’est que les possibilités de jeux évoluent. Dorénavant je peux leur proposer des petits jeux avec un ballon et quelques règles simples, et même de vrais jeux du type « 1,2,3, soleil ». Belette a un peu de mal avec le principe de l’immobilité, mais elle est hilare et elle adore se mettre dans des positions farfelues quand on se retourne !

Le printemps qui nous ouvre les bras est donc prometteur, et je suis plus que jamais ravie d’avoir un petit coin d’herbe et tranquillité à portée de main !