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Les petits riens de l’automne

Les petits riens de l’automne

L’été s’est terminé, l’automne s’est installé… et moi je n’ai rien écrit du tout. Enfin si, mais pas ici. Oups.
Puisqu’il est un peu tard pour vous parler de notre été, de la rentrée, et du mois de septembre qui a filé bien trop vite, on va faire comme si on ne s’était jamais quitté et tout reprendre comme si de rien n’était.

L’automne, donc, est ma saison préférée. J’aime le froid qui revient, le poêle qu’on rallume, le temps qu’on passe ensemble, au chaud, à la maison. J’aime aussi les journées d’octobre où il fait encore bon et les moments passés dehors sans avoir ni trop chaud ni trop froid. La lumière d’un soleil d’automne en fin de journée aussi, je la trouve jolie. Et puis je dois être un peu ravagée, mais j’adore les jours qui raccourcissent et la nuit qui tombe vite ! Mais  attention, essentiellement après le changement d’heure, quand l’automne est bien là. En août et en septembre ça m’amuse moins, surtout parce que ça veut dire qu’une fois les enfants couchés on ne peut plus traîner dans le jardin et boire notre dernier café en scrutant les chevreuils qui sortent des bois. Bref !

Nous aimons vivre au rythme des saisons. Ça fait partie des trucs chouettes de la campagne, les saisons très marquées. Ces temps-ci, donc, nous vivons automne.

On commence à apercevoir les colonies d’oies sauvages qui partent vers le sud, on se fait offrir des kilos de châtaignes qu’on fait griller ou dont on fait de la crème, on se remet à cuisiner des soupes. Après des mois passés en extérieur, on réinvestit le « dedans ». On ramasse des noix et on trouve des recettes pour les utiliser (pour le moment une tarte miel-noix trop sucrée et une espèce de pain noix et comté un peu trop plat que les enfants n’ont pas aimé, que j’ai trouvé bof, que Papa-des-Champs a adoré mais qu’il n’a pas voulu apporter au travail pour en faire profiter ses collègues…). On essaiera de faire mieux la prochaine fois ! Ça tombe bien, il nous reste environ 1/2 tonne de noix !

Un peu plus tôt dans la saison, on a aussi ramassé des feuilles mortes avec les enfants. On a admiré leurs jolies couleurs et Belette les a apportées à l’école, sur suggestion de sa maîtresse. Un jour que j’étais garée sous un marronnier j’ai aussi embarqué une tige tombée par terre, avec les marrons encore dans les bogues. J’ai mis tout ça dans ma voiture pour les montrer aux enfants, et voir ensemble les bogues s’ouvrir un peu plus chaque jour. Quand c’était bien ouvert j’ai balancé les tiges et les bogues qui commençaient à faire la tronche, mais gardé les marrons. Posés sur le tableau de bord, ils passent leur temps à s’entrechoquer et à glisser à droite, puis à gauche… en me tapant légèrement sur le système… si bien qu’à chaque virage je me promets de les balancer eux aussi. J’y pense et puis j’oublie.

Enfin, on bidouille des trucs, comme par exemple des petits renards en carton, ou des petits chats, on fait des parties de petits chevaux ou de time’s up, on lit des livres blottis sous un plaid. Ou encore on va aux champignons et on revient avec un panier vide. Ou plus exactement avec un cèpe à moitié bouffé par les limaces, des galles de chêne rigolotes et des pantalons craspouilles. Mais c’est chouette quand même !

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Normalement, l’automne c’est aussi le moment de notre week-end en amoureux annuel qui-fait-un-bien-fou, mais cette année nous avons choisi de le décaler. Ce sera à Copenhague, et ce sera au mois de mai ! D’une en raison du climat danois, plus agréable au printemps qu’en novembre, et de deux parce que nous avions déjà un séjour prévu pendant les vacances de la Toussaint. Quatre jours en famille dans un grand gîte pas très loin de Chinon, avec des tas de gens qu’on aime et qu’on ne voit pas assez souvent. On l’avait déjà fait il y a un an et demi en version printemps (j’en parlais ici), et on avait déjà beaucoup aimé. Cette année encore on a (trop) bien mangé, (trop) bien bu, et bien rigolé (on ne rigole jamais trop !). Et chanté aussi. Pas moi, parce que le chant et moi ça fait 36, mais certains se sont bien fait plaisir ;) Poussin a appris de nouvelles chansons (le voir lire les paroles en anglais c’est excellent !) et passé un super moment avec sa mamie et son amoureux, et Papa-des-Champs nous a montré qu’il était toujours aussi balaise avec une guitare. Il faudrait qu’il joue plus souvent !

De ces quatre jours nous avons aussi rapporté un rhume. Tellement de saison, ça aussi, le rhume ! C’est un cadeau de notre adorable petit neveu de tout juste an, alors évidemment ça ne se refuse pas… Il l’a offert à plusieurs membres de la famille, parce qu’en plus d’avoir un sourire à tomber ce petit garçon est super généreux ! Chez nous c’est le papa qui a été touché en premier, puis le Poussin, et depuis quelques jours c’est moi. J’en suis à la phase nez qui coule et gorge qui tousse, c’est charmant ! Et comme d’habitude, Belette la warrior n’a pas le moindre petit signe de maladie. Cette gosse résiste à tout, décidément !

Bon, l’automne à la campagne c’est aussi les chasseurs qui ré-investissent les bois, la boue qui s’accroche à nos chaussures dès qu’on met un pied dehors, la voiture qui prend une vilaine couleur marronnasse pour quelques mois, et la brume qui fait qu’on ne voit rien en descendant de notre colline le matin. Le plus marrant c’est quand nous avons la brume ET le soleil en pleine face ET la condensation sur le pare-brise… et qu’on avance à l’aveugle en espérant ne pas croiser un chevreuil ! Notez que je ne parle pas de croiser une autre voiture, tout simplement parce qu’elles se font plus rares que les chevreuils par chez nous.

Mais de tout cela on s’en moque, parce qu’on a décidé de se concentrer sur le joli, l’agréable et le tout doux !
Non mais !

 

Du tout doux pour 2017

Du tout doux pour 2017

Et hop, premier billet de l’année, après une petite pause de plusieurs semaines !
C’est l’occasion de vous souhaiter une excellente année 2017, toute douce et remplie de bonheur.

Calendrier 2017 tout en douceur, déniché à Berlin cet automne !

Calendrier 2017 tout en douceur, déniché à Berlin cet automne !

Nous sommes donc le 3 janvier,  les enfants ont repris le chemin de l’école ce matin et nos vacances en famille sont bel et bien terminées. Ce qui est dommage et particulièrement nul. Bon d’accord j’exagère un peu, mais quand même… J’avais peur que cette reprise soit beaucoup plus angoissante et qu’elle me donne une furieuse envie de me cacher sous ma couette, mais finalement ça devrait aller. Je crois que ces vacances que nous attendions tant nous ont fait beaucoup de bien. Je craignais que le contraste entre tous ces bons moments et le dur retour à la réalité soit trop fort pour que tout se passe bien, mais finalement ce sont les doux moments passés ensemble qui nous donnent assez de force pour aller de l’avant. Positivons !

Si notre année 2016 n’a pas été catastrophique à titre personnel, elle a malgré tout été particulièrement stressante. Sans compter qu’elle a été bien pourrie à l’échelle collective. Alors forcément, en décembre on est arrivés à saturation. Énervés, râleurs, cyniques, moqueurs, on avait seulement envie de se retrouver entre nous et de dire crotte au reste du monde. En plus on était enrhumés, avec ce petit cercle vicieux des microbes qui vont de la fille, au fils, à la mère, au père, puis qui reviennent à la fille, qui les repasse à la mère, etc etc… et Belette toussait encore ce matin.

Bref, en décembre on a donc décidé de suivre nos envies, et on a fait en sorte de finir l’année tranquillement, en faisant surtout ce qui nous faisait plaisir. On a concocté un chouette calendrier de l’avent aux enfants, avec 24 jolis moments à passer en famille, sur le même principe que celui de l’année dernière. Visite féerique au Château de Vaux-le-Vicomte, goûter gourmand, jeux de société en famille, fabrication des biscuits de Noël avec Tata… tout était parfait ! Nous avons poursuivi sur cette voie pendant les vacances, avec des réveillons tout doux juste entre nous, des câlins sous les plaids, et des cadeaux qui font plaisir. Des fêtes d’ours. Des ours un peu égoïstes qui pensent juste à se faire plaisir, et qui sont bien contents comme ça !

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Et comme on en voulait encore plus, on s’est même offert un petit séjour improvisé entre Noël et le Jour de l’an. Ca nous a pris comme ça, lundi dernier : les enfants faisaient la sieste et nous on cherchait des idées de sorties pour ne pas que la semaine de vacances nous file trop vite entre les doigts. On s’est dit que l’hiver à la campagne ça bougeait moyennement et que les balades dans la boue ça allait bien cinq minutes (je caricature, mais si vous voyiez la couleur marronnasse de ma voiture vous comprendriez !). On a eu la nostalgie de nos balades nantaises et des trottoirs goudronnés (et oui !), alors on a regardé la météo et on a réservé deux nuits d’hôtel ! Le lendemain on a préparé les valises en secret pour faire la surprise aux enfants, et ils ont adoré ! Monter dans le Carousel des mondes marins, revoir l’Elephant, manger des crêpes, aller au marché, admirer les décorations… et faire un crochet par la mer le 30 décembre avant de reprendre la route ! Des vacances toutes courtes mais intenses. Tellement chouettes que je pensais vraiment avoir un énorme spleen en rentrant.

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On ne s’en lasse décidément pas, et les enfants sont à chaque fois fascinés !

Parce que même si j’adore ma maison, mon jardin, et qu’on a rencontré plein de gens formidables ici, en 2016 ça a été difficile. On a été déçus par quelques attitudes et quelques personnes, et il faut tout doucement retrouver notre place dans tout ça. C’est d’ailleurs justement en cultivant un peu notre côté ours que ça va mieux. On espère continuer comme ça en 2017, en se préservant, en se concentrant sur le beau, le doux, en fuyant le brutal et l’obtus pour aller vers ce qui rassemble et qui rend optimiste.

Encore une fois, je vous souhaite à vous aussi du joli, du bonheur, des rires, de belles rencontres et une excellente santé pour cette nouvelle année.

Une journée à Briare

Une journée à Briare

Avant d’aller batifoler dans les vagues bretonnes (ou de chausser nos bottes de pluie et d’enfiler nos cirés…), nous profitons des vacances pour découvrir un peu plus notre région d’adoption. Dans un rayon d’environ une heure de route, il y a beaucoup de jolis endroits et c’est toujours un plaisir de s’y promener. La semaine dernière, c’est à Briare que nous avons passé une journée en famille. Petite ville du Loiret, Briare n’est plus dans notre région administrative, mais comme ce n’est qu’à une heure de route de la maison,  on ne va pas chipoter !

Briare, c’est au bord de la Loire et c’est super joli ! On y trouve un charmant pont-canal, un petit port de plaisance qui donne envie d’avoir un bateau, et une énorme manufacture d’émaux. A l’époque, l’usine fonctionnait à plein régime, véritable institution dans le domaine des petits carreaux de carrelage, des boutons et des perles. Nous avons d’ailleurs commencé la journée par une visite du musée de la mosaïque, sur les lieux de la manufacture. C’est un petit musée qui se visite en une petite heure, gratuit pour les enfants, et qui présente l’histoire de la manufacture, ainsi que de nombreuses oeuvres réalisées en mosaïque. Certaines sont vraiment très très jolies, mais les photos étant interdites, je ne peux rien vous montrer… En tout cas c’était chouette et les enfants ont bien aimé. Notons d’ailleurs que ce format de visite est particulièrement adapté à leur temps d’attention et de patience. Surtout que ce n’est pas un musée où l’on peut tripoter !

En sortant, nous avons été faire un tour au paradis des fanas de la mosaïque : la fameuse décharge d’émaux de Briare :

Même quand on sait à quoi s'attendre, c'est toujours déroutant de débarquer là-dedans !

Même quand on sait à quoi s’attendre, c’est toujours déroutant de débarquer là-dedans !

C’est dans cette zone située juste derrière la manufacture que tous les carreaux et boutons « ratés » étaient balancés, en sortie d’usine. Si une pièce était défectueuse, toute la plaque de fabrication était jetée. Et ce pendant des décennies… Ce sont ainsi des collines entières d’émaux qui se sont formées, sur un immense terrain naturel. Facilement accessibles, ces collines font maintenant le bonheur des adeptes de la mosaïque, qui viennent creuser à la recherche de petits carreaux. Si la surface est assez claire, en fouillant un peu on y trouve plein de trésors colorés. Bon, nous ne faisons pas (encore) de mosaïque, mais ça fait un moment que nous voulions aller voir cet endroit insolite. Nous étions avec les enfants donc nous n’avons pas pu rester longtemps (ils ont bien aimé ramasser des petits carreaux colorés, mais au bout d’un moment ça les aurait lassé, et comme c’est assez dangereux, ça demande une surveillance incompatible avec une fouille efficace !), mais nous y retournerons bientôt. Armés de petites pelles, de seaux et d’un pique-nique, en vue d’y passer plusieurs heures et de revenir chargés comme des bourriques !

Notre petite récolte

Notre petite récolte

Notre journée en famille s’est justement poursuivie par un pique-nique sur les bords de Loire, avant de vite rejoindre la voiture lorsque les premières gouttes de pluie ont commencé à tomber… Par chance, il s’est mis à pleuvoir juste quand nous avions fini de manger et de tout ranger, nous avons juste eu besoin de courir un peu pour nous mettre à l’abri. Vingt minutes plus tard le soleil est revenu et nous avons pu faire une bonne promenade au bord de l’eau, jusqu’au fameux pont-canal. Sur le chemin nous avons rencontré plusieurs familles de canards, avec d’adorables bébés canetons encore duveteux qui suivaient leurs mamans : mignonnerie garantie !

Le bateau qui traverse le pont est un spectacle qui plaît bien aux enfants.

Le bateau qui traverse le pont est un spectacle qui plaît bien aux enfants. (La photo n’est pas de moi, je n’avais plus de batterie à ce moment-là…)

Nous avons ensuite rejoint le centre ville de Briare et son joli petit port de plaisance, en faisant une petite pause rafraîchissante en terrasse. Les enfants étaient bien contents de leur journée, d’ailleurs Poussin m’affirmait le lendemain que ça avait été la plus belle journée de sa vie. Bon, ok, il exagère un peu, et surtout en ce moment il a tendance à enchaîner les « meilleures journées de sa vie », puisque c’est au moins la troisième qui a droit à ce titre depuis le début des vacances ! Belette aussi a bien aimé cette escapade : elle a eu du mal à quitter le pont-canal, qu’elle voulait voir et revoir et re-revoir, et surtout, sur le trajet du retour elle s’est endormie en même pas 10 minutes. Et ça, c’est LE signe d’une belle journée !
N’hésitez vraiment pas à vous arrêter à Briare si vous passez dans le coin, c’est vraiment chouette !

C’est quand les vacances ?

C’est quand les vacances ?

Il y a des retours de vacances plus difficiles que d’autres, et celui-ci en fait partie… Déjà, parce qu’un lundi matin, après presque une semaine sans travailler, c’est assez chargé… mais aussi parce que la perspective des dix semaines et demie d’école avant les vacances d’été n’est pas très réjouissante (mais dans quel état vont-ils être à la fin ???), parce qu’au niveau boulot j’attaque une période chargée, parce qu’il va falloir préparer la kermesse de l’école (3 % des parents qui aident, 60% qui râlent pour des détails aussi importants que les fils de la pêche à la ligne qui s’emmêlent…), et parce que j’ai la flemme.

Et puis surtout, surtout, c’est difficile parce que nous avons passé de très bonnes vacances. D’abord quelques jours à la maison, avec un joli soleil et les repas de la saison dans le jardin, et enfin quatre jours près de Chinon. Vingt-cinq personnes dans un grand gîte, avec beaucoup de bonne humeur et de bons moments. Une famille très très élargie, réunie par le frère de Papa-des-Champs et son amoureuse, avec aussi des amis proches, de la famille des amis, des gens qui viennent des quatre coins de la France, et d’autres qui ont traversé la Manche pour faire partie de l’aventure. Quatre générations, des arrières-grands-parents aux arrières-petits-enfants (dans le doute je mets des S partout, mais il est possible que je me goure, tant pis !). On ne connaissait pas tout le monde à l’arrivée, et maintenant on est pressés de se revoir.

JardinChateau

Nous avons ri, parlé, gloussé
Nous avons parlé français, anglais et espagnol,
Nous avons mangé comme des ogres et bu du bon vin
Beaucoup de vin, oui, mais il était bon !
Nous avons fait de belles promenades
Belette et Poussin ont super bien marché, ils ont été adorables et je suis particulièrement fière d’eux
Même sans ça je suis fière d’eux, mais là vraiment c’était génial !
Nous avons joué au ping-pong (le corps sain, l’esprit sain, tout ça…hum…)

Fontevraud

Nous avons visité l’Abbaye de Fontevraud
J’ai visité la maison de Rabelais et je voudrais bien y habiter pour toujours
Belette est tombée de son lit
Belette a eu du mal à manger ses tartines à cause de sa lèvre enflée
Nous avons allumé et fait partir quatre jolies lanternes
Un petit neveu est attendu pour cet automne
Nous avons fait de jolies photos, d’autres floues et quelques-unes avec des grimaces
Nous avons peu dormi

LoireVienne

Belette a eu du chamallow fondant dans les cheveux
Les enfants ont fait du trampoline et de la balançoire
Nous avons vu la Vienne rejoindre la Loire
Nous avons été impressionnés par des maisons troglodytiques
La voiture nous a ait quelques frayeurs
Nous avons écouté en boucle le CD de Frédéric Fromet
Nous avons chanté « lalalalala » très fort pour épargner certaines grossièretés aux enfants
Nous avons envie de prochaines réunions de familleS

Bon courage à ceux qui ont déjà repris, et bonne fin de vacances à ceux qui ont encore quelques jours !