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Mais vous ne vous ennuyez pas ?

Mais vous ne vous ennuyez pas ?

« Mais vous ne vous ennuyez pas ? » … C’est la petite phrase qui revient souvent dans la bouche des citadins qui apprennent que nous habitons en pleine campagne. Notons toutefois qu’elle revient également lorsque vous annoncez que vous ne travaillez pas (ou du moins pas à l’extérieur) pour vous occuper de vos enfants… Dans tous les cas, en ce qui me concerne, la réponse est non !

Bien sûr, et je ne m’en cache pas, j’aurais eu beaucoup de mal à vivre ici avant d’avoir des enfants. J’ai aimé ma vie d’étudiante puis de jeune femme à Paris, j’ai adoré pouvoir aller au resto, au théâtre ou au ciné plusieurs fois par semaine, et vivre au milieu de toute l’agitation de la ville. Mais ça c’était avant… Avec des enfants, quelques années de plus, et des envies qui ont évoluées, notre vie à la campagne me convient parfaitement. Et jamais nous ne nous ennuyons, bien au contraire ! Nous n’avons plus du tout les mêmes activités, tout simplement. Notre mode de vie est tel que nous manquons même de temps pour tout faire, et que nous pensons sérieusement à alléger l’emploi du temps familial pour flâner un peu plus et nous reposer.

Comme tous les parents, les activités qui concernent les enfants nous prennent évidemment beaucoup de temps. Peu importe le cadre de vie, vous imaginez bien qu’à 4 ans et demi et 2 ans et demi nos poussins occupent bien nos journées ! Mais il y a aussi le jardin, le potager, les arbres fruitiers avec tout ce qu’ils engendrent de confitures à préparer, les bricolages divers et variés… Les conseils d’école, l’assoc’ des parents d’élèves, le conseil municipal et le journal du village… Oui c’est Papa-des-Champs qui est élu, mais je suis la femme de l’ombre ne l’oublions pas ! Je l’avais déjà évoqué il me semble, mais le fait de vivre dans un petit village donne beaucoup plus d’occasions de participer à la vie locale. Là encore il nous faudrait encore plus de temps pour réaliser tous les projets qui nous tiennent à coeur !

Pour peu que l’on s’intéresse un minimum à ce qui nous entoure (et à ceux qui nous entourent !), nos campagnes regorgent de choses à faire. Et je ne parle pas (seulement) de foire au boudin ou de journée apéro-pétanque, que je fuis personnellement comme la peste !!! Dans la Nièvre, qui n’est pourtant pas spécialement réputée pour son dynamisme, nous trouvons pas mal de petits festivals culturels, de spectacles pour enfants ou d’associations intéressantes. La plupart du temps ces activités sont même gratuites, pour que tous puissent réellement en profiter. Ce qui est regrettable, c’est que certains n’y participent pas. Je pense ici à certaines familles du village qu’on ne voit jamais lors de ces activités et dont les enfants passent malheureusement plus de temps devant un écran que face au monde… Voilà pour la petite minute moralisatrice ! Ce que j’adore au contraire, c’est que nous y retrouvons des familles qui habitent certainement un peu plus loin et que ne voyons pas quotidiennement. C’est assez marrant de retrouver quelques têtes connues à chaque festival écolo ou chaque concert jeune public où nous aimons traîner nos guêtres.

Je ne dis évidemment pas qu’il y a ici autant d’activités que dans une grande ville, mais il y a assez d’initiatives pour ne pas végéter chacun chez soi. Encore une fois je suis également persuadée que peu importe notre lieu de vie, c’est notre volonté d’aller vers les autres et de bouger qui fait toute la différence ! Je crois même que nous n’avons jamais rencontré autant de monde que depuis que nous habitons ici ! D’ailleurs, ces personnes sont souvent très différentes les unes des autres, ce qui là encore est source d’enrichissement.

Notre vie ici est bien loin d’être ennuyeuse, et elle nous comble toujours un peu plus.

C'est quand même sacrément apaisant ce genre de paysages !

C’est quand même sacrément apaisant ce genre de paysages !

Faire campagne !

Faire campagne !

Les lendemains d’élections revêtent souvent une ambiance particulière. Que l’on soit dans la liesse ou dans la déception, j’ai toujours trouvé que les lundis post-élections étaient des jours bizarres. Il faut dire que la toute première fois que j’ai voté, à tout juste 18 ans, c’était le 21 avril 2002… ça laisse des séquelles ! Aujourd’hui d’ailleurs, je vous avoue qu’au niveau national les résultats des municipales ont de quoi m’inquiéter, voire me faire carrément flipper. Au contraire, à l’échelle de mon petit village de campagne, je suis archi-satisfaite de ces élections ! Je ne vais pas faire durer le suspens très longtemps : Papa-des-Champs a été élu conseiller municipal, avec une chouette équipe qui assure !

Cette bonne nouvelle est arrivée dimanche dernier, puisque dans les petits villages comme le nôtre il est courant d’être élu dès le premier tour. Je n’avais pas eu le temps d’en parler à cause d’une semaine bien chargée. Ici il n’y a que 310 votants, et il y avait donc deux listes opposées. Celle qui l’a emporté était menée par le maire sortant (donc réélu) et par une équipe de conseillers motivés et entièrement renouvelés. La particularité des petits villages, c’est aussi qu’il n’y a pas de parti politique, et que les listes sont dites « apolitiques » ou « sans étiquettes ». Bon après, quand on connaît les gens on se doute un peu que d’un côté les candidats sont plutôt à gauche, et que de l’autre ils sont plutôt à droite, mais ici ou la vie locale est primordiale, les électeurs votent plus pour des personnes que pour une couleur politique.

Si je prends la liberté d’écrire cet article, ce n’est absolument pas pour faire l’apologie de nos nouveaux élus ni pour vous parler politique, mais essentiellement pour vous donner un aperçu de la campagne électorale telle que nous l’avons vécue. C’était la première fois que je vivais cette expérience « de l’intérieur » et j’ai trouvé ça fascinant. Le fait que ce soit à toute petite échelle était même encore plus intéressant que si nous avions été dans une grande ville. Ici il est facile de connaître, du moins de vue, tous les protagonistes, de pouvoir se faire une idée des enjeux et de la gestion de la commune, et de participer pleinement à toutes les étapes de la campagne. Parce que oui, même si c’est Papa-des-Champs qui se présentait, j’ai pu participer à mon niveau.

Déjà parce qu’il m’a raconté toutes les réunions de préparation auxquelles il a assisté. Ensuite parce qu’il a eu une part importante dans l’organisation de la campagne et que je l’ai secondé. J’ai beaucoup aimé mettre mon petit grain de sel dans le choix du slogan, chercher des exemples d’affiches pour nous en inspirer… Et bien sûr j’ai adoré avoir le droit de rédiger la profession de foi ! L’avantage d’être rédactrice, c’est que j’ai pu me charger de récolter les idées de tous les co-listiers, de reprendre le petit texte écrit par le maire, et de mettre en forme tout ça. Trouver des phrases choc, organiser des parties, présenter le tout avec conviction et dynamisme, utiliser des verbes d’action, l’exercice était excellent ! Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’équipe m’a immédiatement fait confiance et que j’ai pu m’éclater sans autres contraintes rédactionnelles que celles que je me suis fixées moi-même. C’est une expérience que je renouvellerai avec plaisir si l’occasion de présente.

La campagne électorale nous a également permis de rencontrer des tas de nouvelles personnes. Pour le coup, je crois que nous sommes maintenant totalement intégrés dans le village. Nous avons bien sûr sympathisé avec les co-listiers de Papa-des-Champs, mais nous avons également eu l’occasion de rencontrer d’autres habitants. Ces rencontres sont enrichissantes à titre personnel (parce que c’est toujours chouette de boire un verre avec des gens sympas !) mais aussi grâce au fourmillement d’idées qu’elles génèrent. C’est passionnant de voir que de nouveaux projets vont voir le jour dans notre village, et que nous pourrons nous y investir. Le fait de prendre part à la vie locale a d’ailleurs été l’une des principales motivations de Papa-des-Champs, et je ne peux que partager cette vision.

Nous sommes bien loin de préparer le Grand Soir, et nous serons évidemment confrontés à des difficultés ou à des déceptions, mais ça n’empêche pas d’essayer !

J'illustre mes billets comme je peux...

J’illustre mes billets comme je peux…

Visages de ma campagne

Visages de ma campagne

Je l’avais déjà un peu évoqué dans un précédent article, nous habitons un tout petit hameau avec très peu de maisons. Les anciens propriétaires de notre maison nous en avaient dit beaucoup de bien, ils aimaient ce lieu et n’ont pas tari d’éloges sur ses habitants. C’était forcément rassurant, mais ça faisait aussi partie de la transaction et de la « pub » ; ils nous auraient dit que tous les voisins étaient des cons, on aurait moyennement eu envie de nous y installer… Dans une semaine, cela fera trois mois que avons emménagé, et force est de constater qu’ils avaient raison ! Les gens sont accueillants, souriants, serviables mais pas du tout envahissants. Cet avis est apparemment partagé dans les environs, puisque la factrice et le vétérinaire (j’aime mes références !) ont même été jusqu’à employer l’expression petit paradis pour qualifier notre hameau (ils n’y habitent pas, donc leur avis est plus ou moins objectif). En plus de la bonne ambiance qui y règne, je suppose que cela tient aussi à notre situation un peu « en dehors du monde », aux paysages et aux maisons qui sont plutôt jolies et bien entretenues. Le petit détail en plus, c’est qu’à part pour se rendre ici, aucune voiture n’a de raison de passer à B. Les routes sont ainsi organisées que le hameau ne se trouve sur le passage d’aucun autre village, il faut bifurquer pour arriver jusqu’à nous. Il y a donc très peu de voitures, elles roulent lentement, et c’est bien agréable. A l’inverse, nous croisons pas mal de piétons, puisque nous sommes sur le chemin de Compostelle. Bon ça c’est surtout l’été, en novembre les pèlerins se font forcément plus rares…Mais j’aime bien l’idée de vivre au calme le long d’un chemin de cette renommée, sur la route de tellement de monde.

Dans un registre beaucoup moins poétique, notre hameau me fait penser à un camping…

Bon alors évidemment, nos douches ne sont pas communes et je n’ai encore croisé personne un rouleau de papier toilette à la main, mais il y beaucoup de points communs ! Pendant nos promenades nous croisons toujours un voisin, voire plus. Le tour de B. est en effet devenu notre petit rituel après le goûter quand le temps s’y prête, et le week-end c’est une façon rapide de prendre l’air sans avoir à  prendre la voiture (et à perdre 10mn le temps de ligoter d’arnacher les enfants sur leurs sièges-auto). Ce n’est certes pas bien grand, mais entre le ramassage de feuilles mortes, les animaux à regarder (moutons, cheval, canards, poule, chiens et chats), les formes des arbres à commenter et le bassin des voisins à admirer, ça prend un certain temps !  La plupart du temps devant sa caravane maison, parfois devant l’abri à poubelles, le voisin est un être habillé simplement (oui, un peu comme un sac, mais à la campagne on s’en fiche et moi ici j’ai l’impression d’être classe, alors j’aime bien !) et il a le verbe facile. Les voisins s’appellent par leurs prénoms et se tutoient parfois. Nous avons une petite feuille de récap’, avec un plan simplifié du hameau, un numéro pour l’emplacement de chaque maison et en légende le nom des gens et leur date d’arrivée. Dans les campings il y a les mêmes pour pouvoir retrouver un mobile’home ! Oui, je connais parfaitement les us et coutumes des campings… je me fais peur là !!! Pour nous distraire, nous n’avons pas de soirée disco ni de jeux apéro mais ce qu’on appelle ici les Voisinades ! Le principe est tout simple :  l’été, des tables dans un champ, des salades, des grillades et bien sûr quelques litres de vins. Quand un voisin déménage, il organise un mini vide grenier dans son jardin pour se débarrasser de ce dont il n’aura plus besoin mais qui pourrait servir aux autres. Nous avons hâte de voir si en partant, Mme D. pourrait nous revendre quelques outils de jardins ! Sous certains aspects, ça rappelle aussi un  peu Desperate Housewives, mais versions bouseux ! Sans les meurtres et les histoires de tromperies. Quoi qu’en fait je n’en sais rien, si ça se trouve mes voisins ont des secrets sulfureux !

Pour rester dans un registre télévisuel (et pourtant je ne suis tellement pas télé-vore que nous nous sommes débarrassés de la nôtre…), le village auquel nous sommes rattachés est une réplique de Walnut Grove. Le village de La Petite Maison dans la prairie :-) Comme là-bas, notre bourg se concentre autour d’une rue principale. Je ne suis même pas sûre qu’elle porte un nom, l’adresse de l’école étant juste « le bourg ». Chez nous, l’école comprend deux classes, mais chacune compte quatre ou cinq niveaux. L’hétérogénéité scolaire est donc de mise. Les cours ne se font pas dans l’église, celle-ci a d’ailleurs perdu sa fonction religieuse pour être aménagée en salle municipale où s’organisent les diverses fêtes et manifestations culturelles du village. Et dans le jardin de laquelle a lieu le grand méchoui de la mi-août ! Toujours l’esprit camping… Comme dans la série, nous avons un hôtel (en fait des chambres d’hôte), un bar-restaurant qui fait également bureau de poste, et un magasin. Là où le charme s’éteint, c’est qu’il n’est pas tenu par une affreuse bonne femme égoïste et prétentieuse… et que nous ne sommes pas obligés d’acheter notre farine ou notre sucre à crédit ! Je n’ai pas non plus croisé de petite peste blonde à l’école, ouf ! Par contre, ma voisine la plus proche, la seule du hameau à être originaire du village, se prénomme Laura ! Ca ne s’invente pas. Enfin, avec l’arrivée de l’hiver tous les habitants sont obnubilés par leur stock de bois ( Papa-des-Champs le premier !!!) et tout le monde s’active pour couper ses bûches et aller tronçonner le bois mis à notre disposition dans la forêt.

Demain, c’est décidé, Poussin se rendra à l’école en sautillant dans les champs ! Quant à moi je vous laisse, je vais préparer une tarte aux pommes :-)

Je ne pouvais pas faire autrement… :o)

Petit Ecolier

Petit Ecolier

Il y a une petite semaine, j’évoquais l’entrée imminente de notre Poussin à l’école. Le grand jour approchant à grands pas, je vais maintenant m’étendre un peu plus sur le sujet.

Poussin étant né en janvier 2010, il ne devait normalement commencer la maternelle qu’à la rentrée 2013. A trois ans et demi bien tassés donc, ce qui fait un peu tard mais qui n’est pas dramatique non plus. A Nantes, une rentrée en toute petite section à 2 ans et demi n’était pas envisageable, question d’effectifs je suppose. J’avoue ne pas m’être renseignée du tout, n’étant pas plus que ça au taquet pour que Poussin commence l’école dès 2012. Mon petit garçon allant à la garderie deux matinées par semaines (approche de la vie en collectivité, activités motrices/artistiques qu’on ne fait pas forcément à la maison) et moi-même ne travaillant pas, il n’y avait pas vraiment d’urgence à le scolariser. Je ne me suis donc pas du tout préoccupé de l’école courant 2012, nous n’avions aucune pression concernant l’apprentissage de la propreté (qui du coup s’est fait tout seul et tout naturellement à 2 ans et 3 mois). Bref, l’école n’était absolument pas au centre de nos préoccupations.

Puis nous avons acheté notre maison, dans un village où nous avons la chance d’avoir une école. Pour l’anecdote, avant même que nous signions le compromis de vente, le maire était déjà informé que deux enfants allaient arriver sur la commune et rependait la nouvelle à tous ses administrés ! Sur un territoire où chaque élève de plus est un gage de survie pour l’école, cela a réjouit tout le village ! Dans ces conditions, une rentrée en septembre 2012, à deux ans et demi, aurait été carrément envisageable. Nous avons toutefois préféré ne pas tenir compte de cette possibilité. Déjà, nous n’étions pas certains de pouvoir déménager à temps. D’autre part, après une année bien chargée en émotions avec l’arrivée d’une petite soeur, cumuler un changement de maison et une rentrée à la maternelle dans la même semaine nous paraissait beaucoup trop anxiogène pour notre Poussin. Surtout pour un poussin qui n’a pas toujours été très à l’aise pour quitter son cocon familial. (Et c’est un euphémisme quand je repense à certains matins où le dépôt à la garderie était…houleux !). Il avait malgré tout entendu parler de l’école, notamment à la garderie où les puéricultrices y préparaient les « grands » nés en 2009 avec lesquels Poussin passait beaucoup de temps (ils avaient à peine quelques semaines d’écart, et il en dépassait certain d’une petite tête!).

Si, il y a quelques mois, il répondait un NON ferme aux personnes qui lui demandaient  s’il irait à l’école, depuis notre arrivée ici les choses ont évolué. A plusieurs reprises Poussin a réclamé la garderie, mais ici il n’y en a pas (ou trop loin) et notre réponse l’a un peu déçu. Nous lui avons ainsi expliqué que cette année il resterait à la maison mais que l’année prochaine il irait à l’école où il ferait plein d’activités, apprendrait des tas de choses et rencontrerait d’autres enfants. Il s’est aussi intéressé à un dessin représentant une classe de maternelle, perdu dans un petit magasine un peu oublié du type Toupie ou Abricot. Nous avons passé des heures à décrire cette image, à commenter tout ce qu’on peut faire à l’école, et Poussin semblait emballé. C’est en discutant avec une voisine que l’idée d’une rentrée en janvier est née. Au début nous étions hésitants (janvier = hiver = fatigue, oh le pauvre Poussin va débarquer dans une classe où tout le monde se connaît déjà, en cours d’année il va devoir rattraper les habitudes déjà prises, etc…). Mais on sentait bien qu’il était mûr pour l’école et qu’il pourrait vraiment s’y plaire. D’autant qu’à la maison, avec une Belette de 8 mois, c’est parfois difficile d’organiser des activités de grands et je sens bien que Poussin a envie de découvrir plein de choses. Finalement, en faisant quelques recherches sur le net à l’affût de témoignages et de conseils, ce sont les aspects positifs d’une rentrée précoce et en cours d’année qui ont retenu notre attention (éveil, capacité d’adaptation des petits, ambiance moins angoissante après l’ébullition de septembre, etc…)*. En parallèle, nous avons acheté deux petits livres qui expliquent la maternelle et qui ont eu énormément de succès à la maison ! Je connais les textes par coeur à force des les raconter, et d’ailleurs Poussin aussi puisque je le surprends parfois en train de les « lire » tout seul (Que c’est adorable de le voir reprendre les mêmes expressions, parfois au mot près, devant les images correspondantes ! Tout comme c’est impressionnant de le voir raconter avec ses mots à lui et de prendre ainsi la mesure de sa compréhension !).

Nous avons alors pris contact avec la mairie puis avec l’école. Notre démarche a été accueillie avec enthousiasme et tout est allé très vite. En moins d’une semaine tout était plié, y compris la visite de l’école dont Poussin ne voulait plus repartir ! Le seul petit changement concerne la date de la rentrée, qui a été avancée à la fin des vacances de la Toussaint, c’est-à-dire demain !!! En effet, apparemment par chez nous l’académie n’accepte les moins de 3 ans que s’ils commencent l’école avant la fin de l’année civile. Notre Poussin étant motivé, cela ne nous a pas posé de problème. Je suis certaine qu’il va s’y plaire, et à moi aussi elle me plaît bien cette petite école un peu particulière.

L’école de notre village est installée dans un joli bâtiment ancien qui, étrangement, me rappelle les grandes écoles « de ville » construites au XIXème siècle, avec de vieilles cheminées et d’immenses fenêtres. Je ne sais pas s’il y avait beaucoup d’élèves à l’époque, en tout cas aujourd’hui c’est bien trop grand et le bâtiment est constitué de l’école au rez-de-chaussée, et l’étage supérieur a été divisé en appartements loués par la mairie. Actuellement, il y a une petite trentaine d’enfants, maternelle et primaire confondues. Et oui, c’est l’effet  Petite maison dans la prairie, nous reprenons presque le principe de la classe unique ! Il y a en fait deux classes, de 16 et 18 élèves (17 et 18 en comptant Poussin). La première accueille les TPS, PS (cette année il n’y en a pas), MS et GS de maternelle ainsi que les CP. La seconde va donc du CE1 au CM2. J’aime bien ce principe du multi niveau couplé à un petit effectif (avec 30 gamins ça doit tout de suite être beaucoup plus difficile !). J’ai hâte de voir mon Poussin avec tous ces grands, je suis curieuse de voir les progrès qu’il va faire au contact de ce nouvel univers et de toutes ces nouvelles choses à découvrir. Je pense que ce mélange des âges sera une merveilleuse source d’ouverture sur le monde et nourrira sa curiosité. J’aime également l’entraide et la bienveillance qui peuvent se nouer au sein de cette collectivité partagée entre petits et grands. Quant à l’effectif réduit, il doit certainement contribuer à se sentir plus rapidement intégré et en sécurité, sans compter que cela doit être un avantage pour les apprentissages. Evidemment, ces expériences et ces connaissances s’acquièrent aussi dans une école plus classique, et une configuration traditionnelle offre certainement des avantages dont nous ne disposons pas ici (moyens financiers, le fait que si l’enfant ne se sent pas bien avec son instit ou dans sa classe, il pourra en changer l’année suivante…pour ne citer que quelques exemples). Il n’est pas question pour moi de comparer et d’établir un jugement sur ce qui serait mieux ou pas. A la base, j’ai grandit en ville et je comptais aussi y élever nos enfants, ne l’oublions pas ! ;-)

Auparavant, jamais je n’aurais imaginé ce type de structure pour nos enfants. Maintenant que nous y sommes, je me dis qu’elle correspond plutôt bien à notre nouvelle vie et à nos attentes. Tout ne sera évidemment pas parfait (j’ai déjà tiqué sur la collation en cours de matinée !) mais le côté atypique me séduit. Comme dans beaucoup d’autres situations, j’ai envie de me réjouir des aspects positifs de ce que nous vivons plutôt que de me concentrer sur le moins bien. C’est dans cet état d’esprit que je m’apprête à desserrer la main de mon Bébé Poussin devant la porte de sa nouvelle classe. J’espère que cette grande aventure de l’école sera pour lui source de plaisirs, qu’il conservera cette curiosité et cette soif de savoir que nous lui connaissons aujourd’hui, et que plus tard il gardera un souvenir ému et tendre de ses premières années d’école.

Je viendrai bien sûr vous raconter lequel de nous deux aura le plus pleuré (Papa-des-Champs sera là aussi, mais même si son coeur est tout tendre, il ne pleure presque jamais !). Je vous dirai aussi si finalement l’école est nulle, si je ne veux plus confier mes enfants à cette bande de rustres et si je préfère m’enfuir avec mon fils sous le bras pour lui faire la classe à la maison ! :-D

 

Vraiment très bien conçu, c’est devenu un nos classiques !

* Les forums de « mamans » sont parfois bien utiles et peuvent devenir une précieuse mine d’infos quand on arrive à se forger un chemin à travers les histoires de bb1, de gygy ou de DPA ! (Ceci dit ça peut être très drôle de s’y perdre, ou atterrant… :-p )